DE LÀ LOI GORNELIA
pour le tout qui ne pourra en fournir plusieurs pour parties, et, en outre, il n*est pas indifférent pour le créancier d*aYoir un seul débiteur accessoire ou d'en avoir plusieurs, ee qui entraine des complications de procédure et surtout une division des responsabilités dont il peut ne pas se soucier.
Certaines obligations sont en dehors de la sphère d'application de la loi Cornelia. Gaïus en cite quatre (III, 125), et malgré Texpression un peu ambiguë dont il se sert, comme on est au siège de la matière, il est probable que ce sont les seules. Vadpromissio est donc valable in infinitum dans quatre hypothèses, dont trois sont prévues par la loi Cornelia elle-même et la dernière par la leœ vicesima hereditatum.
La première exception a lieu à propos de la dot. Gaïus fait-il allusion au cautionnement fourni par la femme ou le tiers, débiteur de la dot ? Vise-t-il la garantie donnée par le mari, débiteur éventuel de la dot ? Ce dernier sens est le plus probable ; il porte une moindre atteinte a Tesprit de la loi, Tobligation qui a pour objet la constitution de dot étant celle qui a besoin d'être la plus fréquemment cautionnée. La constitution de Théodore serait donc une innovation.
La seconde exception a trait à la dette résultant d'une hérédité testamentaire où l'acceptation du légataire implique un creditum. Cette décision, qu'on dut étendre dans la suite à la dette résultant d'un fidei-commis, se justifie par cette considération qu'il n'y a pas ici un débiteur dont il importe de limiter le crédit, mais au contraire une per-
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