‹ Étude historique des doctrines concernant les néphrites et la grossesseChapitre 10 sur 19 · LENS · texte numérisé non relu

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DEK et JACOBOvITz, fondé sur l’examen de trente-huit femmes

ayant eu une toxémie gravidique au cours des années précédentes.

1°) Chez toutes les femmes ayant été atteintes d’une albumi-

nurie gravidique pure, sans signes de néphrite, l’albumine avait disparu complètement des urines, l’œdème ne fut noté que chez une seule patiente; et, encore, était-elle atteinte de maladie mitrale; chez cette cardiaque, la pression artérielle était élevée et le pouvoir de concentration des reins abaissé; ce cas compliqué de cardiopathie mis à part, toutes les femmes étaient complètement guéries; chez toutes, le pouvoir de concentration et de dilution des reins, la pression du sang, l’azote résiduel du sang, l’état de la rétine étaient normaux. C’est à peine si, chez quelques-unes, l’examen décelait quelques troubles légers, notamment une hypertension peu marquée et un léger trouble dans la sécrétion de l’eau.

2°) S'il existait antérieurement une néphrite et qu’il y ait eu, en plus, toxémie gravidique, l’état rénal était resté souvent aggravé. :

3°) Cependant, il faut reconnaître que certaines toxémies peuvent laisser une prédisposition à la néphrite chronique.

4°) Le pronostic éloigné est également défavorable dans les cas qui s’accompagnent de troubles oculaires, en particulier avec altération du fond de l’œil. Si les manifestations oculaires se dissipent le plus souvent, on ne voit pas moins persister d’autres symptômes tels que l’hypertension et les troubles fonctionnels légers des reins (Sur le sort des femmes qui ont subi une intoxication gravidique (néphrite, éclampsie), Klinische Wochenschrift. +. II, n° 4, 22 janvier 1924).

J.-W. Harris a étudié l’avenir éloigné des femmes soignées pour toxémie gravidique à la maternité du Johns Hopkins, Hospital. Ses constatations peuvent se résumer comme suit. Sur 42 éclamptiques sorties vivantes de l’hôpital, 27 ont été revues : 24 normales et 3 avec néphrite chronique; — sur 83 éclampsismes, 55 ont été revues: 22 normales et 33 avec néphrites; — sur 39 méphrites, 30 ont été revues: 0 normale et 30 avec néphrite tou- | jours aggravée. (Bull. of the Johns Hopkins Hospital, avril 1924). Il conclut que ce que nous appelons éclampsisme n’a que peu

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à voir avec l’éclampsie et que c’est une forme larvée de néphrite chronique.

Jean HEerrz, médecin à Royat, dont les eaux sont très employées dans le traitement de l’hypertension a eu l’occasion d’observer deux femmes qui avaient eu de l’éclampsie et chez lesquelles il a observé des crises hypertensives. Celles-ci rappelaient, en tous points, celles des saturnins par leur apparition brusque et sans cause apparente, par la coexistence des troubles cérébraux secondaires, par une sédation en générale rapide, mais qui n’empêchait pas une récidive plus ou moins éloignée. La première femme avait été atteinte d’albuminurie gravidique et d’éclampsie à 32 et 33 ans et présentait, à 47 ans, des crises hypertensives, dont l’une laissa pour séquelle une hémiparésie droite. Dans le deuxième cas, on notait une forte albuminurie et des convulsions éclamptiques lors d’une première gestation à 27 ans: plusieurs gestations ultérieures avaient évolué avec albuminurie, mais sans éclampsie: la malade, âgée de 50 ans, avait des céphalées .fréquentes et des crises hypertensives sur un fond d’hypertension permanente modérée. (Crises hypertensives chez des femmes ayant présenté autrefois de l’éclampsie. Archives des maladies du cœur et des vaisseaux, t. XVII, n° 5, mai 1924).

BuNKkER et MUNDELL opposent la chimie du sang dans l’éclampsie d’avec les néphrites (Journ. of the Amer. Med. Ass., 13 sept. : 1924) de même que PLass (Ibidem., 26 janvier).

PLass et BoGERT étudient l’hypoprotéinémie des femmes atteintes de toxémie (Bull. of the Johns Hopk. Hosp., nov. 1924).

MERKLEN, HUMBERT et ARNOLEVITCH publient une observation de néphrite gravidique, caractérisée par de l’azotémie et de l’hypertension (Soc. Med. du Bas-Rhin, 20 déc. 1924).

En 1924, PowiLevicz et MorAcE ont signalé que la mort in utero du fœtus ne s’accompagne pas toujours d’une régression de l’albuminurie et des symptômes associés, et que la plupart de ces cas relèvent d’une néphrite.

STANDER publie en 1924 un important mémoire sur la chimie sanguine de l’éclampsie, de l’éclampsisme et de la toxémie néphritique (Bull. of the Johns Hopk. Hosp., mai 1924). Il revient sur ce sujet l’année suivante (Ibid., juin 1925).

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