‹ Étude historique des doctrines concernant les néphrites et la grossesseChapitre 9 sur 19 · ER DES · texte numérisé non relu

ER DES

CHAMBRELENT, en 1913, signale l’apparition de néphrite chronique consécutivement à une éclampsie sur un rein jusque-là indemne (accidents éclamptiques suivis de néphrite chronique. Archives mens. de Gyn. et d’Obst. 1913, p. 422).

WERxER et Kozisx étudient la toxicité du sérum, de l’urine et du liquide d’æœdème dans la grossesse normale, dans l’éciampsie et dans la néphrite (Arch. für Gynäk., vol. 103, n° 1).

ACCOoNCI oppose les lésions placentaires.de la néphrite chronique (lésions vasculaires) à celles des toxémies (prolifération syncytiales atypiques) (Folia gynecologica 1914, vol. 9 fasc. 1).

J. YounG étudie la genèse des lésions placentaires (Jour. of Obst. an Gyn., of the B. Emp. juillet 1914) ; reprenant une théorie formulée déjà par divers auteurs, il considère qu’elles sont moins la conséquence que la cause de la toxémie.

J.-H. BEARD, dans l’Illinois médical, journal de mai 1914, considère la cytologie urinaire comme plus importante que les épreuves fonctionnelles pour apprécier la valeur du rein dans l’albuminurie gravidique. Il n’y a pas d’albuminurie physiologique de la grossesse.

J. Bonpt et S. Bonpr établissent, par expérimentation, que le rein des femelles pleines est plus sensible aux toxiques (uranium, chrome, arsenic, cantharides) qu’en dehors de la grossesse. Les lésions se voient surtout au niveau des tubes (Archives für Gyn.

1914, t. 92, p. 89). L’angine est une cause fréquente d’albuminurie.

En 1915, HorzBAcx considère qu’en cas d’insuffisance rénale le fœtus souffre avant la mère. Il faut s’efforcer de suivre l’état du rein par les tests fonctionnels. La grossesse aggrave presque toujours les néphrites. Sur 55 cas de reins gravidiques, il y a eu 16 morts fœtales (Zeits. f. Geb. und Gyn. vol. 77, n° 1).

Von JAscHKE interprète les aspects anatomo-cliniques auxquels Von LEYDEN avait donné le nom de rein gravidique comme correspondant à une néphrose.

LA VAKkE attribue la toxémie gravidique à une infection inconnue dont le premier effet est de léser le placenta (Journal

AR es

Lancet, 15 oct. 1916). Le placenta ainsi lésé va sécréter des sub- Stances responsables du tableau clinique.

En 1918, VoLHARD montre que la toxémie gravidique retentissant sur le rein est primitivement un angiospasme (Die doppelseitgenhämatogenen Nierenerkrankungen, Bright Sche Krankeit, Julius Springer, ed. à Berlin, 1918).

SLEMONS étudie l’urée sanguine et l’acide dans l’éclampsie (Amer. Journ. of Obst. mai 1918).

TwEEDY expose la théorie de l’éclampsie d’après l’école de Dublin: insuffisance d’anti-corps contre les produits mal métabolisés du contenu intestinal. La migraine, l’épilepsie, le mal de Bright pourraient bien avoir la même origine (Dublin Journ. of Med. Sc. Déc. 1919).

En 1920, HULSE, étudiant les œdèmes par causes tissulaires, indique le rôle du chlorure de calcium pour chasser le chlorure de sodium fixé dans les tissus.

En 1920, HINSELMANN fait, au niveau des ongles, la démonstration que l’éclampsie est principalement une affection angiospastique (Kapillorbeobachtung bei Eklampsie. Zentr. für Gyn. 1920, t. 44, p. 987). Cette constatation extrêmement importante apparaît de plus en plus comme un élément important pour l’interprétation de l’éclampsie et, aussi, de la soi-disant toxémie et, même, du facteur qui explique l’aggravation des néphrites au cours de la grossesse.

Von JASCHKE considère que, dans les atteintes rénales, les lésions sont diffuses aussi bien aux glomérules qu’aux tubes et propose le terme de glomérulonéphrose (Die Stellung der Nephropathia gravidarum in System der Nierenkrannkungen. Zentr. für Gyn. 1920, t. 44, p. 1274).

Citons la thèse de DESJACQUES (Etude des fonctions rénales chez la femme enceinte albuminurique, Paris 1920) et celle de MinEUR (1920) inspirée par DEMELIN et consäcrée à l’étude des chlorures chez la femme enceinte.

J.-L. WiLLiaMs relève de l’hyperurémie dans l’éclampsie et n’en trouve pas dans l’hypertension gravidique sans signes de toxémie (Journ. of. the Amer. Med. Ass., 7 mai 1921).

PER à LR

WaLzLis (Journ. ef Obst. and Gyn. of the Brit. Emp. 1921, t. XXVIII, p. 3) attache une grande importance au dosage de l’'amylase, l’albuminurie et les symptômes observés relèvent de la toxémie.

J.-L. BAER considère le rein gravidique comme un mélange de néphrite et de néphrose. La lésion initiale est vasculaire et, secondairement, les tubuli dégénèrent. Mais on peut différencier néphrite et néphrose. Les épreuves fonctionnelles et la capillaroscopie ont autant d'importance que l’analyse d’urines (Jour. of the Amer. Méd. Ass., 19 avril 1922).

COUVELAIRE publie une observation intitulée : Gestation au cours d’une néphrite azotémique à la Soc. d’Obstétrique et de Gyn. de Paris, juin 1922).

Pinx distingue l’albuminurie gravidique (qui n’a pas de gravité même avec quelques cylindres et qui résulte d’une sensibilité anormale de l’épithélium tubulaire), le rein gravidique (qui fait partie d’une maladie générale, qui s’accompagne d’œdème, d'hypertension et d’hématurie «et qui peut virer à l’éclampsie), la néphrite aiguë et la néphrite chronique (Monatschr. für Geb. und Gyn. oct. 1922).

En 1923, GEVAERTS applique à la genèse des ædèmes les conclusions du physiologiste STARLING sur le rôle de la pression osmolique des protéines sériques dans la transsudation du sérum vers les mailles du système lacunaire.

RIBEMONT, DESSAIGNES et LEPAGE dans leur Précis (éd. de 1923) considèrent la grossesse comme rare en cas de néphrite chronique. Mais une femme à rein antérieurement lésé peut faire de l’albuminurie intense et, à partir de cette grossesse, devenir une brightique avérée. Tout mal de Bright est aggravé par la grossesse.

R. PETERSON parle, incidemment, dans un article de Surgery, Gyn. and Obst. (avril 1923) de la néphrite aiguë due au froid, aux intoxications ou aux infections au cours de la grossesse. Elle est rare. Il y a des cas où elle devient grave.

En 1924, l’avenir des femmes atteintes d’éclampsie ou d’albuminurie gravidique a été l’objet d’un important mémoire de ZoN-

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