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Le traité de BRINDEAU (t. II, 1927) se refuse à étudier l’influence de la grossesse sur le gros rein blanc et le petit rein scléreux et se limite aux syndromes de Widal: il y a augmentation de l’albuminurie et des œdèmes (en particulier l’æœdème de la face) l’azotémie augmente en même temps qu’apparaissent les troubles connexes; la tension artérielle augmente. La néphrite chronique peut aboutir à des convulsions. S’agit-il d’urémie ou d’éclampsie ? Peu importe. La forme chlorurémique est moins grave.
Des cas de néphrose lipoïdique, au cours de la grossesse, sont rapportés en 1927, par SCHEINER: forte albuminurie que n’influence ni le régime lacté, ni le régime déchloruré; œdème, pas d’hypertension, pas d’azotémie, hypoprotéinémie et hypercholestérolémie.
.CLEISz et LAUDAT, en 1921, font une étude très détaillée de l’azotémie gravidique. Chez la femme gravide, en apparence normale, ils estiment qu’on puisse déceler une amorce de déficience rénale caractérisée par une constante d’'AMBRARD un peu élevée (K = 0,083) et une perméabilité à la phénolsulfonephtaléine légèrement diminuée (Pht. = 48 %), ce fait étant en opposition paradoxale avec l’hypoazotémie qui est de règle au cours de la gestation normale (urée = 0 gr. 24). Dans les néphrites chroniques antérieures à la grossesse, celle-ci peut aggraver l’insuffisance rénale en hâtant l’apparition du syndrome azotémique. Le syndrome azotémique pourra se manifester sous forme d’une poussée aiguë transitoire. Mais l’azotémie peut, au contraire, une fois apparue, suivre une courbe ascendante, progressive; la femme entre dans le brightisme à forme azotémique pour lequel se vérifie le pronostic tel que l’a établi WipaL. Les syndromes rénaux gravidiques sans néphrite chronique antérieure à la grossesse (néphrites gravidiques) sont, ensuite, étudiés: tenu compte du chiffre bas de l’urée sanguine dans la grossesse normale, la règle est que, dans les syndromes rénaux gravidiques, il y a élévation du taux de l’urée; mais cette élévation est habituellement peu marquée; en dehors de cette élévation permanente du taux de l’urée sanguine, on peut voir survenir des poussées aiguës Id’hyperazotémie qui, même lorsqu'elles atleigngent des taux élevés, sont presque toujours transitoires. Ces poussées aïiguës peuvent avoir leur acmé dans les jours qui suivent l’éva-