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cuation de l’utérus. Dans les syndromes convulsifs (éclampsie) on peut observer une élévation habituellement modérée du taux de l’urée sanguine. Dans certains cas, qui seraient parfois des cas graves, le taux de l’urée sanguine est faible et voisin de la normale; il est possible que ces chiffres peu élevés soient en rapport avec une insuffisance hépatique prédominante (Azotémie et fonctionnement rénal Gyn. et Obst., février 1927, p. 81).
A. GROSSE et P. MoisNARD ont publié, en 1928, dans les n° 6, 7 et 8 de la Gazette Médicale de Nantes, un article intitulé: « De la néphrite chronique chez les femmes enceintes », article fondé d’une part, sur leurs lectures et en particulier sur la leçon de LEMIERRE, précédemment résumée, et, d’autre part, sur neuf observations personnelles. Etiologie: deux scarlatines, une typhoïde avec pyélonéphrite ,deux rhumatismes, une angine phlegmoneuse, deux incidents antérieurs d’albuminurie gravidique. Ils exposent, ensuite, les divers syndromes comme l’avait fait LEMIERRE. Puis ils étudient l’influence de la néphrite sur la grossesse: évolution à terme, accouchement prématuré ou avortement, mort in utero (deux de leurs malades continuèrent à présenter des signes toxiques après la mort in utero; comme dans les observations de PowiLEvicz et MOoRACE. Ils exposent ensuite les risques que comporte une nouvelle grossesse. Ils terminent par un bref résumé de la thérapeutique.
R.-D. Mussey et NorMANN KEITH, en 1928, rappellent que la toxémie du troisième trimestre est une maladie vasculaire diffuse à tous les petits vaisseaux. On peut la voir au niveau des vaisseaux ungueaux et des vaisseaux rétiniens et aussi à l’occasion de nécropsies dans les,divers viscères. Certains organes peuvent être lésés plus que d’autres. En cas de mort, c’est le foie et le rein qui sont, le plus souvent, atteints. Mais, cliniquement, il est difficile de faire la preuve de l’atteinte hépatique, sauf par la rétention de la phenoltetra chlorphthaléine; car il y a une grande marge de sécurité au cas de lésions hépatiques. Dans les lésions rénales, le spasme vasculaire exerce une action diffuse, mais qui, suivant les cas, est tantôt glomérulaire et tantôt tubulaire. La lésion rénale peut guérir. Maïs elle peut durer et évoluer vers une néphrite chronique tout en restant latente pendant très longtemps. M. et K. rappellent leur classification de 1926 en collaboration avec Rockwoop. La glomérulonéphrite aiguë se caracté-
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rise par l'hypertension, l’œdème, l’oligurie, l’albuminurie, la cylindrurie, l’hématurie et, parfois, des lésions oculaires. La néphrose en diffère par l'absence d’hypertension et de lésions oculaires et par des œdèmes plus marqués. Dans lune et l’autre forme, les troubles sécrétoires se bornent seulement à l’eau et au sel. Dans la néphrite chronique, il y a rétention d’urée. M. et K. résument ensuite 110 cas de la clinique Mayo (8 éclampsies, 42 toxémies avec signes de néphrite aiguë; 5 néphroses, 28 néphrites chroniques, 24 hypertensions dont 9 compliquées de néphrites gravidiques, 3 cas d’hypertension maligne). Au total, on peut observer, chez une femme enceinte, une néphrite chronique antérieure à la grossesse ou une néphrite aiguë qui est une manifestation de la maladie éclampsique. (Signifiance of nephritis of pregancy — The Journ. of the Amer. Med. Ass., 29 déc. 1928, p. 2044).
WETTERDAL étudie la chimie du sang chez la femme enceinte normale ou atteinte d'éclampsie et d’éclampsisme. (Acta Obst. et Gyn. scaud. 1928, p. 275, t. VII).
Mac NiDER essaye de reproduire expérimentalement la toxémie gravidique chez le chien (Journ. of the Amer. Med. Ass. Janvier 1928).
Laux étudie le risque de voir récidiver l’éclampsie au cours de grossesses successives (Zentr. f. Gyn., 14 juillet 1928).
SPIEGLER, par l’épreuve du vésicatoire, démontre un blocage du $S. R. E. dans l’éclampsie (Monats. f. Geb. und Gyn., janvier 1928).
.Mussey et KEITH (Pronostic des néphrites aiguës et chroniques pendant la grossesse. Amer. Journ. of Obstetrics, mars 1928, p. 366) considèrent que les néphrites gravidiques guérissent plus souvent de façon complète qu’avec séquelles.
ji GUIROY et RISENWASSER (Sobre in caso de nefritis y embarazo Bol. de la Soc. de Obst. y Gin. de Buenos-Ayres, 1928, p. 15) rapportent un cas de glomérulonéphrite diffuse subaiguë (cas grave aussi bien de par la constante d’Ambard que par les épreuves de Volhard). N'ayant obtenu aucun effet du traitement médical, ils doivent interrompre la grossesse.
, L.-F. Hewir (Les protéines urinaires dans les néphrites, la gestation et la myélomatose The Lancet, t. CCXVI, 12 janvier 1929) étudiant si l’albumine urinaire est une albumine étrangère excrétée ou de l’albumine du sérum a constaté que l’albumine des néphrites et l’albuminurie gravidique sont des albumines sériques. En ce qui concerne l’éclampsie, il n’a pas constaté, comme Hynp l’avait fait en 1925, la présence de lactalbumine.
Marc RIiviERE se demande dans Gyn. et Obst. (février 1929) « quelle part convient-il d’attribuer à la syphilis dans l’étiologie des albuminuries dites gravidiques ? »
Ewazp (Clinique des Néphropathies. Deutsche med. Woch. 22 févr. 1929, p. 308), sur 5.500 accouchements, relève 55 néphropathies (soit 0,9 %) œdème, albuminurie, cylindres, leucocytes, hypertension, céphalées, nausées. Dans quatre cas apparut l’éclampsie. Trente-neuf femmes sortirent guéries (76 %).
. W. NoNNENBRUCH (Ueber die Schwangerschaftsniere Zentralblatt f. Gyn., t. LIII, n° 9, 2 mars 1929){ étudie la question du rein, de toutes les affections du rein dans la grossesse. Aucunes ne sont plus aisées à prévenir ou à guérir, à condition qu’on suive la pression sanguine et les variations de poids de manière à dépister l’œdème. C’est une faute de vouloir « laver » l’organisme par l’ingestion de boissons abondantes, car on n’arrive qu'à fatiguer le rein.
GILBERT (Brit. Med. Journ., 13 avril 1929) considère que, sur 100 femmes ayant eu de l’albuminurie par toxémie gravidique, 10 conservent une néphrite chronique, 40 guérissent complètement et 50 conservent des lésions parcellaires qui se révèlent en cas de nouvelle gestation.
| KoLIscHER distingue, dans les états rénaux de la grossesse,
les néphrites qui sont d’origine capillaire et de localisation glomérulaire et les néphroses qui résultent d’une dégénérescence des tubuli. L'œdème peut être dû à une capillarité avec augmentation dé perméabilité et c’est le propre de la néphrite ou il peut être dû à un appel de l’eau par le chlore tissulaire et c’est ce qui se passe dans la néphrose. La néphrose est plus fréquente et moins grave (Amer. Journ. of Obst. and Gyn., mai 1929).
PrGEAuUD (Soc. Nat. de Méd. et des Sc. Méd. de Lyon, séance du 12 juin 1929) a rapporté l’histoire d’une femme qui avait présenté, au cours d’une première grossesse, une albuminurie, puis de l’éclampsie avec accouchement d’un enfant mort; l’albumine avait ensuite disparu pour réapparaître au cours d’une seconde grossesse; depuis le second accouchement cette albuminurie persistait, s’accompagnant de signes d’urémie légère, rebelle à tout traitement.
SCHEMECHEL étudie le risque de récidive d’éclampsie au cours des grossesses ultérieures. (Zentr. f. Gyn., 21 sept. 1929).
Sur 77 éclamptiques revues par PECKHAM, un an après, 22,1 présentaient des signes de néphrite chronique (Néphrite chronique consécutive à l’éclampsie Bull. Johns Hopkins Hosp., septembre 1929, p. 176), la néphrite chronique s’observant plus -fréquemment après l’éclampsie grave qu’après les cas de l’albuminurie), plus fréquemment chez les femmes âgées — plus fréquemment chez les multipares. Rien ne permet de supposer que, dans la totalité de ces cas, la néphrite préexistait à l’éclampsie. Ces néphrites peuvent se développer alors que la malade a quitté l’hôpital sans hypertension et sans albuminurie.
JOHNSON et NIicHOLAS ont constaté une élévation de la tyramine sanguine dans l’éclampsie et dans les néphropathies. C’est elle qui, en excès, détermine les lésions hépatiques (Texas State j. of med., déc. 1929).
Trrus et WILLETTS, STANDER et HARRISSON, J.-W. WILLIAMS étudient, en 1929, le métabolisme des glucides dans l’éclampsie.
Le livre de STANDER qui est paru en 1929 et qui marque une date importante, consacre une vingtaine de pages à la toxémie néphritique compliquant la grossesse et au « low reserve kidney ».
L’insuffisance quantitative du tissu rénal fonctionnel, ou « Low reserve Kidney » présente une hypertension modérée (Mx moins de 15, Mn 9); une albuminurie peu élevée (moins de 2 gr.) disparaissant à peu près complètement après l’accouchement; des récidives aux grossesses ultérieures, sans aggravation et parfois avec amélioration — un schisme sanguin et urinaire normal. STANDER comprend cette affection comme résultant de l’incapacité fonctionnelle d’un certain nombre de glomérules. On sait que