Néphrite coïncidante (infectieuse ou toxique
FAUvET discute le rôle de la néphrite diffuse exsudative dans l’éclampsie (Arch. f. Gyn., 25 juin 1934, p. 139).
SEITz, dans le numéro de novembre 1934 du Monatsch f. Geb. (p. 129) et HEYNEMANN, dans Je numéro du 22 décembre 1934 du Zentralb. f. Gyn. (p. 3010) reviennent sur la question de l’avenir éloigné des éclamptiques. :
{ HoLMAN étudie longuement, au début de 1934, le diagnostic entre la glomérulonéphrite chronique diffuse et la toxémie gravidique (Western j. of Surgery, janvier 1934, p. 34).
CADDEN et Mac Lane préfèrent, de beaucoup, les « urea clearence test » à la phenolphtaléine ou à l’excrétion de la créatinine pour différencier l’élément gestosique et l’élément néphritique (Surg. Gyn. and Obst., août 1934, p. 177).
PIGEAUD, ROCHET et FUNEAUx ont suivi un cas de néphrite aiguë qu'ils rattachent à la toxémie gravidique et qui évolua au
sixième mois en même temps qu’un décollement du plancenta. …
Cette femme présentait des mœdèmes et de l’hyperazotémie et n'avait pas d’hypertension. (Société Nationale de Médecine et des Sciences Médicales de Lyon, 20 juin 1934).
! HEYNEMANN considère qu’il n’y a pas de preuve que la néphrose gravidique ou l’éclampsie puissent causer une glomérulonéphrite chronique. Les lésions rénales causées par ces deux
affections guérissent en règle. Maïs, souvent, celles-ci laissent des lésions vasculaires de tout l’organisme et elles peuvent être le point de départ d’une sclérose rénale qui se révèle après la quarantaine; mais il ne s’agit pas d’une glomérulonéphrite (séquelles tardives de l’éclampsie. Zentralb. f. Gyn. 1934, p. 3010).
En 1934, Serrz affirme que les lésions rénales, de l’éclampsie et de la néphrose disparaissaient en règle au bout de quelques semaines. Il déconseille toute nouvelle conception entre six à douze mois, ainsi que dans les cas d’hypertension durable, de cylindrurie, d’albuminurie. Parfois, en cas de conception trop rapide, il faut interrompre la grossesse; mais il faut examiner chaque cas particulièrement: si la perméabilité est bonne, si les cylindres sont rares, si la tension est normale, on peut attendre; s’il y a des signes de néphrite chronique après une néphrose gravidique, il faut interrompre.
M.-B. Srrauss insiste sur les dangers de l’hypoprotéinémie et de l’ingestion insuffisante de protéine dans les toxémies gravidiques (Amer. Journ. of. med. Sc. déc. 1935, p. 811). Deux ans plus tard, il revient sur ce sujet. Le sel est dangereux chez ces femmes. La gestose est une intoxication par l’eau (Ibidem déc. 1937, p. 772, juin 1938, p. 723, août 1938, p. 198).
Mac Kezvey et Mac MAHoN ont étudié les lésions vasculaires de néphrosclérose malignes dans les cas de néphrite qui évoluent vers la mort au cours de la grossesse. (Surg. Gyn. and Obst., janvier 1935, p. 1).
KJELLAND-MORDRE, sur 61 cas d’éclampsie ayant évolué chez 48 femmes, en retrouve 9 sans symptômes. Sur les 52 autres, 30 ont eu des incidents à l’occasion de grossesses ultérieures (18 albuminuries, 5 éclampsismes et 7 éclampsies). Il y eut 3 décollements prématurés du placenta (Sort des éclamptiques lors des grossesses ultérieures. Norsk Mag. f. Loeg. 1935, t. 96, p. 712).
GIBBERD a pu suivre 47, femmes ayant présenté au cours de leur grossesse de l’albuminurie et chez lesquelles il n’y avait aucune raison de soupconner la préexistence d’une néphrite. Il a vu une néphrite chronique se développer dans 13 % des cas. (Consideration of results of albuminuria occuring during pregnancy, with special reference to relationship between pregnan-
cy kidney and chronic nephritis. Proc. Roy. Soc. med., t. 21, mars 1936, p. 830). |
En 1936, MonpoR, dans son livre sur les Avortements mortels consacre un chapitre aux intoxications par ingestion de substances abortives. Il ne cite qu’incidemment la néphrite et F’hépatonéphrite. Cependant, il reproduit une opinion de SEITz pour qui certaines hépato-néphrites de la grossesse peuvent se déclarer pour des doses en apparence insignifiantes de toxique.
DIECKMANN étudie la glomérulonéphrite aiguë et la néphrose lipoïdique pendant la grossesse (Amef. Journ. of Obst. and Gyn., août 1936, p. 227).
FREYBERG, GILLARD et GANESBAUER préfèrent de beaucoup « l’urea clearance test » à la phénolsulfonephtaléine pour déceler le trouble rénal dans la toxémie gravidique (Amer. Journ. of Obst and Gyn., mars 1936, p. 511).
Juan LEoN, en 1936, examine les renseignements qu’il a recueillis par la méthode de Volhard. Dans la grossesse normale, la polyurie est moins précoce et plus prolongée qu’en dehors de la grossesse et le pouvoir de concentration est normal; Gans les œdèmes légers, les albuminuries simples, il y a eu retard d’élimination de l’eau et il y a une densité élevée dans l’épreuve de concentration. Dans la glomerulonéphrite gravidique, l’élimination est déficiente et le pouvoir de concentration est amoindri; enfin dans la glomérulonéphrite chronique et dans l’éclampsie, les deux épreuves sont mauvaises. (La prueba de delucion y concentration en el embargo normal y patologica Bol. de la Soc. de Obst. y gen. de B. A., juin 1936).
Dans un travail paru en novembre 1937 dans l’Europe Médicale, le professeur VOLHARD a précisé, pour le public médical français, ses idées « sur l’hypertension artérielle ». Il commence par rappeler qu’on a attribué l’hypertrophie cardiaque du Brightisme à un processus compensateur destiné à forcer le barrage rénal du rein scléreux et il considère cette vue comme trop simpliste de même que les explications mécanique des œdèmes, des troubles cérébraux et oculaires, de l’hypertension. Tous ces symptômes peuvent apparaître en l’absence d'insuffisance rénale et ne relèvent pas de celle-ci. La rétinite qu’on a appelé toxi-urémique