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que la précédente, mais sa durée n’excède guère quelques années ou même quelques mois.
d) La forme chronique se caractérise anatomiquement par : 1° des lésions glomérulaires qui sont celles du type sub-chronique atténué; 2° par des lésions artérielles consistant en une hypertrophie de la couche musculaire des artérioles et des préartérioles avec endartérite. Cliniquement, elle peut être latente, tout au moins subjectivement, pendant un laps de temps plus ou moins long. L’hypertension qui en est l’objectivation la plus régulière entraîne des manifestations diverses et l’insuffisance rénale finit par s'établir. La durée est des plus variables. Elle peut durer des dizaines d’années ou, au contraire, son évolution s’accélère, pouvant s’égaler à celle de la forme sub-chronique.
B) Les glomérulonéphrites focales s’opposent aux formes diffuses, anatomiquement par le caractère parcellaire des lésions, cliniquement, par l’absence d’hypertension et d’œdème. Le symptôme fondamental est l’hématurie.
Les néphroses sont caractérisées par des lésions dégénératives des tubuli (1). Ces lésions peuvent être aiguées (infectieuses dlbuminurie fébrile des maladies infectieuses, ou toxiques: néphroses nécrosantes du mercure) comportant parfois une perturbation profonde de la fonction rénale ou elles peuvent être chroniques: le type en est la néphrose lipoïdique caractérisée essentiellement par l’œdème; c’est à peu près l’ancienne néphrite parenchymateuse, c’est à peu près aussi la néphrite chlorurémique de WipaAL: œdème généralisé, grosse albuminurie, hypercholestérolémie, hypoprotéidémie, corpuscules biréfringents dans les urines; bénigne quand elle est pure, elle évolue, au contraire, vers l’insuffisance rénale quand elle se complique d’amylose.
La néphrose lipoidique est une affection de ladulte jeune qui se caractérise par un syndrome clinique et par des modifications humorales. Au point de vue clinique, on constate des œdèmes qui d’abord localisés, se généralisent et réalisent un anasarque et une
(1) C’est en 1912 qu'Epsrein décrit, sous 14 nom de néphrose lipoïdique, une affection relevant d’un trouble du métabolisme des protides et des lipoïdes, un « diabète albumineux ».
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albuminurie parfois massive. La tension reste normale; il n’y a pas de signes urinaires de néphrite, ni de rétention azotée. Les œdèmes ne régressent pas sous l'influence de la déchloruration comme dans une néphrite hydropigène. Parfois, on peut voir apparaître secondairement des signes de néphrite: cylindrurie, azotémie. !
Le syndrome humoral est constitué par l’hyperlipidémie (laquelle est mise en évidence par le dosage de la cholestérolémie atteignant quatre, cinq grammes et plus), par la lipidurie (culot blanchâtre et corpuscules birefringents), enfin par l’hypoprotidémie, et surtout l’hyposérinémie.
Dans les formes pures de néphrose lipoïdique, l’examen histologique des reins montre l’absence de lésions scléreuses ou de lésions inflammatoires des glomérules, des vaisseaux et du tissu interstitiel (il n’y a pas de néphrite) et, d’autre part, l’existence d’une infiltration graisseuse et cholestérolique prédominant sur les cellules des tubes contournés.
On a attribué à l'insuffisance thyroïdienne la lipoïdose rénale. Le trouble primitif serait une spoliation des protides et surtout de la sérine. L’hyperlipidémie et l’infiltration lipoïdique du rein
seraient secondaires.
La lipoïdose rénale peut s’associer à une néphrite aiguë ou à une néphrite chronique. Pour ABRAMI, pour AMBARD, il n’y a guère de lipoïdose qu’associée à une néphrite.
Une autre association relativement fréquente est celle de l’amylose.
Dans la néphrose lipoïdique pure, la malade sera au régime hyperazoté d’'Epstein, riche en albumine et à l’opothérapie thyroïdienne. |
Dans les formes associées, le traitement sera celui des autres néphrite hydropigènes: réduction des boissons, régime sans sel. C’est seulement lorsque les œdèmes auront disparu que l’on autorisera le régime modérément salé en contrôlant toujours le poids, la diurèse et l’azotémie. :
Les néphroangioscléroses comportent au premier plan et comme élément primitif des lésions artérielles.
a) la néphroangiosclérose bénigne s’observe surtout après la
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cinquantaine. Le tableau clinique est celui de l’hypertension. La fonction rénale est pratiquement normale. Le sédiment urinaire est nul.
b) la néphroangiosclérose maligne s’observe au contraire surtout chez les jeunes. Anatomiquement elle se caractérise par des lésions d’endartérite oblitérante et de périartérite des artérioles le plus souvent hyalinisée. Ces altérations artérielles ne sont pas localisées aux reins, mais se voient dans d’autres organes (cerveau, pancréas, rate, etC...). Les glomérules peuvent être intacts; le plus souvent, ils présentent des altérations analogues à celles de la forme chronique de la glomérulonéphrite diffuse chronique. L’analogie se poursuit sur le terrain clinique: après une période d’'hypertension pure, des manifestations d’ordre rénal apparaïissent: albuminurie, cylindrurie, hématurie microscopique et troubles de la perméabilité.
L'évolution de la forme maligne est plus brève que celle de la forme bénigne, l’azotémie s’installe vite, puis l’urémie.
La néphrite interstitielle focale infectieuse non suppurée se caractérise anatomiquement par la présence de foyers leucocytaires englobant tubes et glomérules, lesquels, en dehors de ces foyers, sont pratiquement intacts. Ces lésions s’accompagnent parfois d’un œdème diffus du rein avec où sans infiltration de leucocytes. Dans ce cas et dans ce cas seulement, il y a une expression clinique d’ordre rénal, c’est à savoir une altération profonde de la sécrétion rénale pouvant aller jusqu’à l’anurie.
Nous allons bientôt retrouver les notions inspirées de VoL- HARD dans l'interprétation de l’albuminurie gravidique et dans l’étude des complications des néphrites chroniques au cours de la grossesse. Cependant les recherches continuent.
En 1912, AcHARD et FEUILLIE publient une observation de pyétonéphrite gravidique où, malgré l’absence de grosse distention rénale, la femme succombe peu après à un mal de Bright avec azotémie et sclérose rénale.
En 1912, LEPAGE (pronostic éloigné de l’albuminurie chez les femmes enceintes. Annales de Gynéc. et d’Obstétrique 1912, p. 577) signale la fréquence des atteintes rénales chroniques consécutives À l’albuminurie gravidique.