‹ Étude historique et littéraire sur Agrippa d'AubignéChapitre 100 sur 200 · Œuvres complètes, t. !•', p. 503. Lettre à Louis XIIL · texte numérisé non relu

Œuvres complètes, t. !•', p. 503. Lettre à Louis XIIL

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qui n'ont plus de place que celle du Roi où ils puissent poser leur coussinet. » Ces nobles sont les ennemis de la véritable aristocratie^, trop souvent pusillanime, infidèle à ses parents, amis, compagnons de fortune et à elle-même ; mais ils sont encore bien plus les ennemis de la royauté que d'Aubigné menace «du desespoir des peuples*. » «Le grand monarque d'Espagne n'ayant peu souffrir (les Flamands) pour subjects et serviteurs, a esté contrainct de les advouer pour souverains, yt

D'Âubigné ne veut de la royauté ni tyrannique, ni esclave. Si elle abdique et subit un joug étranger, celui de Rome surtout, il la méprise, il 1» dégrade:

Mais j'appelle les Roys, ploiez soubs un supresme, Tyrans tyrannisez, et non pas des vrais Roys.

Roys de Septentrion, heorenx Princes et sages, Vous estes Souverains, qui ne debvez hommages, Et qui ne voyez rien entre le Ciel et vous s.

Pour le service de Dieu, nous l'avons dit, il ne compose pas. Ces fières paroles qu'il met dans la bouche de M. de Rohan sont sa propre profession de foi, son ultimatum politique :

« De rhoneur et du bien du Party, c'est de quoy je ne trafique point. Il y en a plus expérimentés que moy : je feray gloire de leur obéir quant ilz voudront avoir pour but le bien de TEglise Aux

despans de la foy donnée et des sermans prestez devant la face de toute TEglise, je ne puis accepter

1. Œuvres complètes, t. !«', p. 515. Lettre aux Princes et Grands du Royaume.

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