‹ Étude historique et littéraire sur Agrippa d'AubignéChapitre 107 sur 200 · Œuvres complètes, t. !•', p. 197 et suiv · texte numérisé non relu

Œuvres complètes, t. !•', p. 197 et suiv

448 ÉTUDB SUR TH. «AGRIPPA D'aUBIGNÉ.

différentes, l'un prince et chef de parti, avec lequel on dut toujours compter, l'autre, gentilhomme obscur et sans fortune, serviteur importun par sa vertu et dont on s^est débarrassé, nous croyons que d'Âubigné n*eût jamais, pour son compte, servi TEspagne contre la France ' ; mais nous reconnaissons qu'il n'a vu dans la politique française que les intérêts protestants. Quand elle les a servis, d'Aubigné,de son exil, a passionnément souhaité faire acte de bon Français en même temps que de zélé Protestant. Quand ces intérêts ont été sacrifiés, il ne s'est point abstenu de vœui et de conseils contraires à cette politique; enfin, quand il offre à M. de Bullion, à Lesdiguières, au roi de leur consacrer les restes d'une ardeur qui ne peut s'éteindre, c'est qu'il n'aura point, malgré ses ressentiments, à tirer «sa petite espee» contre son roi, contre la France.

1. D'Aubigné avoue lui-même qu'il fut avecSégur Pardaillan sur le point de conclure, en 1585, « un traité avec le Roi d'Espagne, preiudicieux en France, » mais, en « prestant Toreille aux offres de rÊspagnol », Ségur et « son compagnon de Languedoc » ne sont, à cette époque, que des instruments obéissant aux ordres de leur maître, le roi de Navarre. (Histoire universelle, t. !•', col. 1143.)

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