Œuvres complètes^ t. I«r, p. 422 et suivantes
3. Il est traité dans le Sancy ne « charlatan habile » (liv. lî, eh. n), appréciation qui s'accorde mal avec le ton de la correspondance.
i72 ÉTUDE HISTORIQUE ET LITTÉRAIRE
sentant <x le paroiisme de ses dœmons à l'approche de quelque personne docle et de pieté, » corrige et reprend les savants sur leur mauvaise prononciation hébraïque, elle s'entretient avec des Perses, des Arabes, des Arméniens.
Nous connaissons déjà le muet- de la Ghevrelière. Une lettre' nous fournit sur son compte un supplément d'informations. Il fait retrouver les clefs perdues, voit les absents dont il révèle les moindres actes ; à l'aide de signes, il découvre aux assistants leurs plus secrètes pensées. Malheureusement, nous n'entrevoyons les réponses de la Rivière qu'à travers les lettres de son Correspondant. Tandis que le médecin fait « Madame N(Uure puissante défaut eeto',». d'Aubigné ne songe pas un instant à contrôler les faits eux-mêmes. La critique scientifique lui est aussi étrangère que la méthode de critique historique. « C'est un D»mon incarné » que Dieu inspire « pour convaincre ceux qui lui estent la gloire du surnaturel. » Une telle explication suffit à sa science, ou pour mieux dire, à sa foi.
Dans une antre lettre, d'Aubigné, partagé entre l'humanité et le respect des Ecritures qui ont prononcé contre les Sorciers et Enchanteurs, réclame au moins une juridiction sérieuse et compétente pour les accusés de sorcellerie '. Un de ses tenanciers fut condamné et brûlé ^ pour avoir fait tourner devant ses juges un plat sur une table avec le bout du doigt.