‹ Étude historique et littéraire sur Agrippa d'AubignéChapitre 133 sur 200 · Œuvres complètes, t. I«, p. 2T3 et suiv · texte numérisé non relu

Œuvres complètes, t. I«, p. 2T3 et suiv

3. Le Cardinal Du Perron, par M. l'abbé Férct. Paris, Didier, 1817, note, p. 216-217.

SUR TB.-A6HIPPA O'AUBlGNli. 187

la eontradictioa était impossible. » Depuis quand

la véracité d'un éeriyain deriént-elle suspecte par ce fait seul que son manuscrit n'a pas été imprimé de son vivant? A ce compte, la plupart des Mémoires, forcément condamnés à attendre la mort de l'auteur, souvent môme des contemporains, seraient un tissu de mensonges. « Gomment, continue le critique; une pareille conférence n'a-t^Ue pas eu plus de Teteutissement parmi les contemporains, et n'a-t-elle pas été mieux exploitée par les Protestants? » Il suffisait que les catholiques et Du Perron fussent intéressés à étouffer un petit échec, pour que VexploitatUm en devint diifficile. La censure, on le sait assez, entravait à sa guise toute impression qui n'était pas de son goût. « Les imprimeries des grandes villes n'ont plus de voix libres ; vous ne voyez dans les prisons que des imprimeurs, pour avoir mis au jour choses permises, mais autrement jugées par la couverte Inquisition ^ . » En croirat-on d'Aubigné quand il affirme un fait aussi constant? Ajoutons que ces sortes de tournois théologiques étaient à la mode, comme l'atteste ce passage de d'Aubigné : « Me promenant parmy les alees des Tuileries, et m'estant aproché à une tourbe ^ de gens qui oyoyentufie dispute à la mode du temps, je vis l'Ëvesquequi avoit mis au pied Berticheres sur le poinct de la Justification ^ . » Si la conférence de Fontainebleau prit une importance extraordinaire, c'est qu'elle fut préparée avec une pompe inusitée, présidée par le roi en personne et que le résultat en fut publié par les cent voix de la renommée.

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