Œuvres complètes^ t. !•', p
seulement du courage pour soy, mais en suffîsanee pour en distribuer par paroles et par exemples à ceux qu'il voit branlera » Avec des hommes tels que nous connaissons Montluc et d'Aubigné, on est sûr au moins qu'ils ont toujours joint Texemple au précepte.
M. de Sainte-Marthe avait demandé des détails sur le Maréchal de Biron à d'Aubigné, qui lui envoie une véritable biographie. En effet, celui-là « vault la peine que sa vie soit au roUe des illustres, et non pas ceux qu'on y a mis pour avoir esté régents de classe. » N'est-ce pas un trait décoché en passant contre le biographe littérateur qui prise plus un homme de lettres qu'un soldat et avait, dès 1598, fait paraître ses Gallorum doctrina illustriwn Elogia ? D'Aubigné lui reprocherait volontiers, comme à de Thou^, « la trop ennuyeuse recerche des hommes de lettres de son temps, » au détriment des capitaines « mal partagez. » Parlez nous d'un Biron ; il a bien écrit un livre sur VOffice du Maresehal de camp, mais c'est en se jouant et pour instruire, lui aussi, les Capitaines de l'avenir. Il a cette prodigalité ',