‹ Étude historique et littéraire sur Agrippa d'AubignéChapitre 143 sur 200 · Œuvres complètes, t. I«r, p · texte numérisé non relu

Œuvres complètes, t. I«r, p

Dans une de ses Odes, le poète rappelle qu'il a fait son apprentissage de marin.

Encor' me falut aprendre Que c'est du combat naval.

Ma nature y fut mai faite, Ma gorge y fut tousjours nette ; Encores Yisjela mer *

Brasier trois fois en ma vie, Bransler de coups estourdie, Et les canons Tentamer*.

Ne nous étonnons pas de l'aveu ; « Sa nature est mal faite » pour cette bataille incertaine, où le sol mouvant dérobe Thomme aux coups de son ennetoi. Il a vu quelques beaux spectacles, trois fois il a vu la mer a brusler, » mais quoi ! il en est sorti « la gorge tousjours nette, » lui qui aime la lutte corps à corps, décisive et mortelle I

Là où d'Aubigcé excelle et, comme Ton dirait de nos jours, sa spécialité, dans sa vieillesse surtout, c'est la fortification. Si quelque chose montre, nous ne disons pas la profondeur, mais retendue de cet esprit, c'est le nombre de matières où la critique est forcée de confesser son incompétence à juger un tel homme. Nous avouons notre inexpérience pour apprécier l'ingénieur, comme nous l'avons reconnue pour le théologien. Nous sommes pourtant disposé à prendre ses titres au sérieux, non sur ses propres affirmations, mais sur des faits, sur ses œuvres, puisque trois villes suisses, Genève, Berne, Bàle eurent foi en sa science, lui confièrent d'importants travaux qui furent en partie exécutés. Ces plans, discutés dans les Conseils de ville par des hommes du métier, nationaux ou

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