‹ Étude historique et littéraire sur Agrippa d'AubignéChapitre 146 sur 200 · Œuvres ampïètes, t. I«t, p · texte numérisé non relu

Œuvres ampïètes, t. I«t, p

SUR TH. -AGRIPPA D*AUBIGNft- 203

Encore faut-il vous dire que le secret est au ssy puissant pour parler de Londres à Paris, voire à Madric, qu'au travers des trois murailles où vous l'avez veu essayer ^ . » C'est une question de dépense. Quels sont ces deux engins?M. deMayerne assistait bien à Tune des trois épreuves qui ont eu lieu h Genève, mais d'Aubigné a gardé son secret, quoiqu'il soit, m non pas de magie, mais par moyens naturels. » Nous regrettons que l'inventeur ait été si discret, laissant le champ ouvert aux conjectures des savants. M. Heyer' raconte que l'un des gendres de Nathan, le fils naturel de d'Aubigné, aïeul du savant physicien Louis Le Sage, conçut, au milieu du dix-huitième siècle, l'idée d'appliquer l'électricité à une correspondance directe et suivie entre deux endroits éloignés. Nous nous demandons si quelques notes transmises par la famille ne l'avaient pas mis sur la piste d'une découverte antérieure'.

Quoi qu'il en soit, on est étonné de voir la curiosité de cet esprit inventif, de cette intelligence ouverte à toute spéculation, ne demeurer étrangère à aucune des connaissances humaines. Et, lorsque l'on pense que ce théologien polémiste, ce poète inspiré, cet historien éloquent, a été soldat pendant plus d'un demi-siècle, on ne craint pas de déclarer que d'Aubigné, dans ce siècle fécond en grands hommes, a été l'un des hommes les plus extraordinaires de son temps.

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