Lettre à M. le duc de Noailles, 15 juin
2. C'est le manuscrit dé la bibliothèque du Louvre, disparu dans rincendie de 1871, qu'avait publié M. Lud. Lalanne en 185#.
3. Journallittéraire de la Haye, t. XVI. Cité d'après M. L. Lalanne. Notice des Mémoires de Th.-Agr, d'Aubigné, p. x.
4. Il convient toujours de faire des réserves pour la question de lieu. On sait qu'aux dix-septième et dix-huiUème siècles un grand nombre d'ouvrages s'imprimèrent à Paris ou en France sous une rubrique étrangère, (/est ainsi que la deuxième édition de VHistoire universelle de d'Aubigné, porte la fausse indication à^Amsterdam,
5. Les trois siècles de notre littérature ou tableau de resprit de nos écrivains depuis François I^* jusau'en 1772 ; par ordre alphabétique (par Ant. Sabatier de Castres), Paris, Gueffier, 1772. 2. vol. in-8». Cet ouvrage a été plusieurs fois
bonne (que son Histoire); il y a pris la lieence pour la franchise et c'est ce qui Ta en^gé dans des détails qu'il aurait dû supprimer. »
Bay}e,qui ne décerne guère d'éloges sans restriction, attribue au nom de M*^* de Maintenon, sa petite fille, c la glorieuse part qu'obtient d'Aubigné, quelque digne qu'il en soit lui-même, dans une Histoire du comte d'Albe^. » L'auteur du Dictionnaire historique et critique se contente, pour louer rhistorien, de reproduire dans une note' l'article fort inexact du Mercure galant de janvier 1705, oil on lit le passage suivant : « Il nous reste de lui une Histoire de France écrite avec un désintéressement qui lui a attiré des louanges do tous les auteurs contemporains et de ceux qui sont venus après lui. On regarde son ouvrage comme un chef-d'œuvre en fait d'histoire, et quelques auteurs en font même plus de cas que de celle de M. de Thou qui est cependant fort estimée'... »
Le Mercure ^j on le sait, ne mérite aucune autorité;
réimprimé; quelques éditions portent senlement Tinitiale S. sur le titre.
1. Nouvelles de la République des lettres ou Conversations nouvelles sur divers sujets, Amsterdam. AVenstein (1684).
2. Supplément au Dictionnaire historique et critique, (Genève, 1"I22, p. 6.)
3. Inutile de relever les erreurs qui sautent aux yeux ; l'Histoire de France, c'est VHistoire universelle. On a vu ce çju'il
• faut penser de Tunanimité des contemporains et de ceux qui ont suivi, pour louer d'Aubigné.
4. Le Mercure galant, qui prit en 1717 le titre plus sérieux de Mercure de France, n'est guère ou'nne entreprise commerciale, spéculant sur la vanité des famules. On y promet, dans la préface, d'employer tous les matériaux, à la condition qu'ils ne désobligent personne et qu'on veuille bien affranchir le port ' Prudence, discrétion, économie, excellents principes pour mener à bien une affaire.
274 ÉTUDE HISTORIOnS ET LITTÉHAIRE
ce recueil est en grande partie un annuaire de noblesse, dont les pièces sont généralement fournies par les intéressés eux-mêmes. Nous n'y trouvons, aux dates de septembre i 688 et d'avril i 698, qu'une courte biographie assez élogieuse et ce jugement critique : « Cet Agrippa a pris soin de composer lui-même sa vie, dont il y a ici un manuscrit écrit de sa main. C'est une pièce curieuse. » Le Mercure ne se compromet pas, bien queTéloge s'accentue davantage, toujours discret, et pour cause, avec la faveur croissante de M™^ de Maintenon ; mais un certain d'Aubigné étant venu à mourir en odeur de sainteté (mai 1703), le rédacteur ne perdra pas l'occasion d'un éloge délicat à M"^^ de Maintenons
On peut s'étonner que Bayle ait emprunté un jugement au Mercure, mais on sait qu'il ne faut pas demander à sa critique la suite et l'unité de vues. Ses notes, bien plus importantes que le texte même de son dictionnaire, le démentent souvent au lieu de le confirmer, ou plutôt elles sont le dictionnaire même et le texte semble n'être que le titre général ou le préteste des dissertations qu'il engendre. L'auteur y prend plusieurs fois à partie d'Aubigné. Il lui reproche « les licences un peu trop cyniques de sa plume ■, » critique à laquelle nous voulons bien souscrire, à condition de la renvoyer ensuite à son auteur.
Parmi une demi-douzaine de passages réfutés ou