‹ Étude historique et littéraire sur Agrippa d'AubignéChapitre 22 sur 200 · Histoire universelle, t. Il, col · texte numérisé non relu

Histoire universelle, t. Il, col

vie, mais mesnager. » « J'aurai bientost le plaisir d'estre homme, oo celui de n'estre plus, » repartit l'intrépide Jeune homme. Bon sang ne pouvait mentir. Il fut enterré « dans les sépultures » des ducs de Thouars, des la TrémoiDe, ces dévoués partisans de la Cause ^ ces fidèles amis de d*Aubigné.

Neuf colonnes sont consacrées au siège de Montaigu * ; mais aussi, que de c gentils exercices de guerre! » En quatre mois, quarante ou cinquante escarmouches I Le récit n'en semble pas moins agréable à l'historien que l'exécution j pourtant il ne nous en raconte que quatre, la dernière avec plus de complaisance ; plus glorieuse, dit-il, « pour ce qu'elle se fit contre raison, n D'Aubigné est toujours ce paladin du moyen Âge qui se bat pour le seul plaisir de la bataille.

Il est assez curieux de voir d'Aubigné, l'auteur présumé du Divorce satirique^ et assurément l'ennemi de Marguerite de Navarre, qui le payait de retour, se faire le champion de la prinqpsse insultée à la porte Saint- Jacques '. Tout le conseil a décidé que le roi de Navarre « doit se ressentir » « des vilains affronts ' » qu'elle a reçus à Paris, mais tous, sauf d'Aubigné, « refusent l'exécution. » Au nom du roi son mari^ outragé en sa personne, il va réclamer ce Justice notable » et porter à la cour, au roi son frère, une sorte de défi hautain que Henri de France entendit avec un dépit tel qu'il mit brusquement la main sur son poignard. Un

2. « Salem, capitaine des Gardes, la fit arrêter et démasquer à la porte Sainct Jacques, comme elle partoit de Paris pour s^en retourner en Gascongne, trouver le Roi, son mari, avec lequel pourtant elle estoit en très mauvais mesnage. » (Histoire universelle, t. Il, col. 1083.)

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