Histoire universelle, t. II, col
2. Une partie de ce discours est attribuée à tort au duc de Caumont par réditeur des Mémoires de Caumont de la Force {Mémoires de Th.^A, dPAubigné {i^U). ]%te de M. Lud. Lalanne,
E. 291). V Histoire universelle parut du Tivant du duc de la Force, ^argument est décisiL Nous saTons d'ailleurs que d'Aubigné prêterait aux autres des discours plutôt qu'il ne leur en emprunterait.
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après la Saint-Barthélémy. Aussi Duplessis-Momay, le prince de Gondé partagent-ils cet avis, et le Béarnais, sur la fin de ce discours, s'écrie : « Je suis à lui. »
La reprise des armes fut signalée par un terrible combat à Ck)ntré, en Poitou S qui dura onze heures, où d'Aubigné, assiégé dans une maison en feu, y soutient trois assauts, fait éteindre le feu par quelques ennemis enfermés avec lui, et se retire après une capitulation dont il a dicté les conditions. « Ce petit combat, ajoute Thistorien, resveilla les uns et les autres à la guerre de laquelle on doubtait auparavant. » On le voit, nul ne vaut d'Aubigné, soit de la langue, soit du bras, pour engager ou ranimer la guerre.
Notre capitaine faillit obtenir une charge importante au siège d'Angers*, entrepris par le prince de Gondé ; mais comme le prince « un soir, en sa garderobbe, disposait de sa conqueste d'Anjou, à la façon de Picrocole, n parmi les membres du « Gonseil de la chaire-percee, » c'est-à-dire au milieu de ses valets de chambre, il fut détourné par leur jalousie d'accorder cette faveur «à d'Aubigné. Gelui-ci, qui fut du moins à la peine dans cette fâcheuse campagne, en la retraite surtout, aurait dû s'estimer heureux, malgré cette blessure d'amour-propre, de n'avoir pas assumé la responsabilité des désastres de Brouage et d'Angers.
Tout semble désespéré pour le Parti (1586) ; Saint- Jean-d'Angely , la Rochelle sont en proie à la peste, à la famine. A peine trois ou quatre vaillants chefs « gardent-ils quelque semence de troupe à leurs dépends ^. »