‹ Étude historique et littéraire sur Agrippa d'AubignéChapitre 3 sur 200 · Article Th.-A. d^Aubigné, col. 462 et suiv · texte numérisé non relu

Article Th.-A. d^Aubigné, col. 462 et suiv

3. Voir à la fin au volume, aux Documents inédits et pièces justificatives, la première des pièces tirées des archives du château de Ghamarande.

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descendance « d'un Savari d*Âubigné, commandant pour le Roy d'Angleterre au Ghasteau de Ghinon ^ »? Portait-il lui-môme régulièrement les armes de la maison : « de gueules à un lion d'argent rampant, armé et lampassé d'or ' » ? Problème de médiocre intérêt et difficile à trancher pour la critique de nos jours, puisqu'au temps même des d'Aubigné, nous savons qu'il fut plusieurs fois soulevé sans être jamais résolu. Agrippa écrivait à son fils Gonstant : a Vostre mémoire vous dictra non vostre eslevation, ny vostre nourriture plus digne du Seigneur que du pauvre Gentilhomme ' ; » confession, en famille, d'obscurité et de pauvreté.

Nous reconnaissons que l'intérêt et l'amour-propre des d'Aubigné au seizième siècle, qu'au dix-septième les courtisans de M™' de Maintenon, sa petite-fille, empressés à lui fabriquer une brillante généalogie, ont pu altérer la vérité, accepter pour authentiques des pièces supposées; nous admettons que l'hôtel de Saint-Maury, dont il ne reste pas trace, n'était qu'une simple maison de campagne, mais nous croyons que Jean d'Aubigné, qu'il fût d'ancienne noblesse ou (c très petit gentillàtre, » était au moins autant homme d'action et d'épée qu'homme de loi et de plume. Qu'il fût ordinairement qualifié « noble homme et sage, licencié en droit et juge ordinaire des ville, terres et seigneuries de Pons en Saintonge, » juge ou bailli de Pons, etc., nous ne pouvons oublier que dans l'fifistaire tmwerselle * et dans sa Vie*^ le fils cite le nom

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