Œuvres complètes, t. I^', p
08 ÉTUDE HISTORIQUE ET LlTTÉnAIRR
VOUS estes vous est en horreur. Toutes ces maladies implicites demandeut un grand changement d'air et le hain de vos sueurs*. » Est-ce à ce moment qu'il fut question de l'envoyer auprès du roi de Suède ? « Je suis après à envoyer mon deshauché dans Tarmee de Danemark, où je lui ai préparé un ami pour le recevoir travesti et inconnu pour le commencement ^ » D'Auhigné avait prudemment disposé d'étape en étape le viatique indispensable à ce grand voyage', mais Constant voulait de l'argent comptant, et, trouvant « tout cela trop eslongné de ses prétentions, il convertit ce voyage en celuy d'Angleterre '. i»
C'était le temps où Buckingham, affolé par sa passion pour la reine, humilié de son échec à Saint-Mar* tia, assuré du concours de la Rochelle, se préparait à rompre avec Richelieu (1627). Quelques lignes adressées par d'Auhigné à M. de Savignac & Londres, (22 no* vembre 4626), malgré l'obscurité de termes généraux, montrent l'agitation inquiète et les espérances du parti, plusieurs mois avant la rupture définitive (avril 1627): « Vostre lettre m'aresjoui, me voyant... en possession d'une amitié que la parité des veuês, des désirs violents, des périls, des haynes, des sympathies et peut estie des desseinêf a fait toucher à la main et conjoincte sur l'autel du Tout Puissant. Si tout cela sepouvoit mettre en prattique, en nous tenans vous et moy par nos fidelles mains, Dieu , de foibles les rendroit fortes ^ . » Mais il fallait s'entendre avec le parti, et Constant, malgré les