Œuvre* complètes, t. I», p
2. Constant d'Aubigné est mori à Orange, le dernier jour d'août 1641, dans la foi de la religion réformée, ainsi que le constate un extrait de son acte de décès, délivré le 9 janvier 16S0, par les Pasteurs et Anciens de l'Eglise protestante de cette ville.
Rohao, dûnt U oornsponâtMe tyee d'Aidbigné pft« ratl assez active «i ces années fatales au parti, lutta jusqu'au bout, tu le sait, et, quand la paix fut signée, le 28 juin 16S9, à Nîmes, cet indomptable porteur de rétendard dlsraei, qui arait rêvé le r^ de Golignyï partit pour Venise, ne désespérant pas encore de fléchir et ramener la fortune. Dans une lettre sans sus« cfiption et sans date, mais qui semble adreieée à Ro«ban, peut-être après la paix d'Alsiis, d'Aubigné écrit : « Vous prendre! donc la cheiàise blanche que vos sueurs demandent, premièrement entre les YnnÉÛB Madame, et puis entre les mains fidelles de ceux de qui Dieu vous a donné les coetirs ^ » Dans une antre épitré, également sans date, mais adressée sûrement à Rohan , il euToie au vaiUant lutteur non pas un adiea — et il explique pourquoi, — mais les Tœux et souhaits avant le départ : « Cette lettre n'est pas pour vous dire en papier l'adieu que ia prudence a empesché de vive vois, c'est' une fasson que j'ai accoustumee il y a long temps, et qui s'apelle en Poitou le privilège d'Obigni. Aussi ne puis-je conter pour absens que les mors ou les révoltes; tous autres demeurent en mesme maison qui estl'Ësglise de Dieu, et encores par là je tiens pour superflu de dire h Dieu h ceux qui meurent au Seigneur*. » A ce compte, certes d'Aubigné ne pouvait regarder Rohan comme un absent, car le duc restait, au moins de cœar et Jusqu'au bout, en la maison de Dieu.
A partir de 1627, la vie militante de d'Aubigné cesse ou se ralentit, plutôt parce que son activité de-