Œuvres complètes, t. I», p
la prison, mais « la pertede sa petite espee. » Les fugitifs sont menacés du supplice; Agrippa répond que « l'horreur de la ^ Messe luy ostoit celle du feu^. » Pourtant l'issue fut moins tragique qu'on ne Teût pu craindre. Moyennant une gaillarde dansée par l'enfant, une soixantaine d'écus distribués à deux des gardiens, une promesse « d'honorable recompense » pour le gentilhomme chef de la bande, toute la petite troupe parvient à prendre la clé des champs du côté de Mon*» targis** Là, il est recueilli par la bonne duchesse de . Ferrare ', qui, durant trois jours, s'amusa à écouter les discours du jeune stoïcien « sur le mespris de la mort. » Si d'Aubigné échappe à la peste d'Orléans et à mille dangers, grâce au dévouement de Béroalde et de son serviteur Eschalart, « qui, sans prendre mal, le servit jusques à la fin, un pseaume en la bouche pour préservatif, » il n'échappa pointa la débauche. Une grave réprimande paternelle le fait tomber en