‹ Étude historique et littéraire sur Agrippa d'AubignéChapitre 73 sur 200 · Histoire universelle, t. HI, col · texte numérisé non relu

Histoire universelle, t. HI, col

92 ÉTU0I HISTORIQUB IT LITTÉRllHE

« corrompu par présente du Duo de Meroœur. » Il faut avouer que contemporainft, et Bretons suriouti ne pou* valent guère s'y tromper.

Malgré ce parti pris d'impartialité et même parfois d'indulgence, bien que l'historien répète fréquem-* ment qu'il n^est « apologue d*au6ua des partis et renvoyé h leurs eiicrlte, » ÏHUioire est une longue apologie du parti , mais jamais il ne s'échappe en dé* elamations ; il laisse parler les faits d'eux-mêmes, les mettant habilement en relief, s'en rapportant h leur éloquence ou concluant par une réflexion brève et péremptoire. Bien queeontroversiste à ses heures, d'Aubigné semble, dans son Histoire, presque dénué du sens et delà faculté critiques; il ne discute pas, il ne veut pas s'attacher à démêler la vérité entre relations diverses d'un même fait. Ce n'est point son gibier, et il nous le dit expressément : « Je ne me suis pas attaché à eette histoire pour les contrarietez des rapports ^. » Il ne s'écarte de cette réserve que rarement, et pour quelque int^M religieux. En ce cas, il exposera avec équité la confession de chaque parti, « ne refusant à aucun un tiltre honorable : c'est celui que chacun s'attribue, afin que nul ne se puisse plaindre de son choix, sauf k renvoyer au jugement des consciences pour scavoir qui abuse de son tiltre *. p Cela dit, il transcrit par ar*tieles et sans commentaires la confession et les thèses des catholiques comme des protestants. Ce nom même de Papiste et de Huguenot (dont le premier surtout sent un peu le mépris), s'il se lit en quelque lieu, l'historien déclare que « ce sera en faisant parler quelque

Page 1