‹ Étude historique et littéraire sur Agrippa d'AubignéChapitre 84 sur 200 · Hiitotre universelle, t. II, col · texte numérisé non relu

Hiitotre universelle, t. II, col

jour oublier son rang et sa grandeur, qui ne rattachèrent jamais, comme son petit*fils, au rivage. Un jour, le téméraire s'enfonce dans un marais jusqu'à la ceinture, couvert de fange, bravant à cent cinquante pas la mousqueterie ^ ; une autre fois, nous avons vu d'Aubigné lui-même hésiter un instant k suivre le prince. A ce coup, toute rancune dut un instant s'effacer de son esprit !

Nous avons déjà remarqué un procédé familier de rhistorien pour exprimer des griefs personnels. Une partie de ses reproches, il les fait endosser par Tassemblée de la Rochelle (1588). Malgré sa précaution d'éloigner de l'assemblée quelques-uns de « ses domestiques » les plus mécontents, le prince ne put échapper à certains reproches des plus graves ^, entre autres « des Capitaines blessez, morts de nécessité, les despences de ses amours, ausquels il avoit sacrifié les fruicts de la bataille de Goutras, la vendition d'Oleron à Saint-Luc, durant la prise du Gouverneur, — c'était, on se le rappelle, pour d'Aubigné un grief des plus personnels — les Maîtres de Gamp despouillés de leurs prisonniers; par contre, les bénéfices dont il donnoit main-levee aux Liguez. » Encore, « y eut-il d'autres choses plus aigres, et que les vertus de ce Prince condamnent à l'oubli. » Ges griefs, dont quelques-uns pouvaient être légitimes, il les entendit avec une merveilleuse patience. Il trouva plus dur de voir les provinces travailler devant lui contre ce qu'ils nommaient la ty^ rcmnie proiectorale* , Des cautions et garanties qu'elles

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