‹ Étude historique et littéraire sur Agrippa d'AubignéChapitre 98 sur 200 · Œuvres complètes, 1. 1«', p. 312 et · texte numérisé non relu

Œuvres complètes, 1. 1«', p. 312 et

son poème^ Oa l'avait accusé devant le roi, « d'affecter plus le gouvernement aristocratique que le monarchique. » En présence des sieurs du Fay et du Pin, « lesquels discourroient avec luy sur les diversités des Estats, » interrogé quelle estoit de toute admi« nistration la meilleure, d'Âubigné répondit: «que c'estoit la monarchicque selon son institution entre les François, et qu'après celle des François^ il estimoit le mieux celle de Pologne. Pressé davantage Bur celle des François, il répliqua : Je me tiens du tout à ce qu'en dit du Haillan, et tiens pour injuste ce qui en a esté changé, quand ce ne seroit que la submission

aux Papes En ses escrits vous verrez plusieurs

choses contre la tyrannie, nulle contre la Royauté. » Cette profession, qui met nettement la royauté héréditaire au dessus de la royauté élective, est confirmée dans trois stances où l'auteur range, dans les premiers vers, les gouvernements par ordre d'excellence.

Le Règne est beau miroufir du régime du monde, Puis rAristocratie en honneur la seconde, Suit l'Estat populaire, inférieur des trois >.

Le traité du Debvoir mutuel des Roys et des Subjects ' nous fournit une autre profession qui, malgré quel-

1. Préface des Tragiques, aux lecteurs. Œuvres complètes^ t.IV, p. lOet 11.

2. Dans une lettre à M. BouUet, Fauteur semble tracer ainsi le plan d'un éloge de la royauté : « Nous pourrions faire Tonvrage triparty : au premier poinct, la description d*un Roy vertueux, et cela distingué par les quatre vertus cardinales ; le second de Tutilité que reçoit le peuple de ces vertn^ et pour le tiers, la félicité qui en redonde à tuy-mesme. » [CÉuvres complètes, 1. 1", p. 470.)

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