‹ Étude historiqueChapitre 5 sur 25 · MP · texte numérisé non relu

MP

Dt ressentie par l'autre, itioualité qu'elle avait 3 ; et réciproquameot, itait que son existence vatioD de sa foi et de ient au ralliement des [Te absoibé et augli&é mtait son patriotisme ; gioQ son rempart.

ti de son sein et vivant lit journalier avec ses ) secours spirituels et ir eux son pouvoir imivec d'autant plus de part à la délégation de

iations d'établissement a'ËUucatioD et ae Dienlaisance, son zèle et ses vettus, et particulièrement par la pureté de ses mœurs, favorisée par le climat du nord, le clergé avait acquis, sur les populations des campagnes, un prestige, une autorité et un asceiidant qu'on ne rencontre dana aucun autre pays, pas même en Irlande. C'était, par excellence, l'influence paternelle ou plutôt patriarcale.

Tous ses membres n'étaient pas remplis au même dede science et de vertus, et c'est précisément la plu-

■t de ceux, qui auraient dû parler les derniers qui

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cominencèrent à élever la v( firent les champions d'un f ayant rendu des services t6 méritait pas, certes, de monc

Celte conduite iraprude; amer repentir, et rendre 1 des fautes du parti conservi

£n descendant de la haii trer dans l'arène politique e ces meneurs s'exposaieut à i Saint-Siège, qui éclata.

Quelques-uns d'entre eu blâmes sévères, entre autres ] l'évêque de Sherbrooke, Yé' délégué apostolique, Mgr Co

Loin de nous de blâmer, c vention purement civile, et 1 chise comme citoyens. Qj Tient lœdere videtur.

Pourtant la loi est sage parlementaire aux ministre; qu'elle fait preuve d'un ter cieux, en leur laissant le libi suffrage. Elle indique par 1 qu'elle attend du prêtre-cito ses deux qualités.

Néanmoins nous sommes

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ût été même un bienfait e de Québec, où il domiernaiits et de celle de la

empêcher l'incurie et la 'heure qu'il eat au seuil u recours à une taxe di-

cette majeure partie du lie, et se réduit à pare solidarité endossées de iation au parti conservait paraître longs au lecimolua nécessaires, parce itière de M. Letellier a rgé. C'est dans le comté lencé ostensiblement dès ) avec un acharnement ; dans d'autres comtés, it même pencher la vicléi'alisant, elle a fait la rvateur dans la province li nation presi^ue perma-

:ique active, que la cour 1 elficucemeiit, a été douta décrets l'ont fait voir.

i élections populaires est

qU]

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désonuais chose acquise, à eux seula les cas particuli mente sera telle, que leur d(

ix pour la défBDse des dro :, nous n'eu doutons pas ue devront pas plus que devoir de caUioliques.

Devenu plus libre, le cor] viogt'Cinq ans à cette école, pendant une géaàration enc danceâ politiques qui lui ou

L'action incessante de ii contribué à amener le réaul prêtre {tmdue influence) à été suspendue par l'autorité pai l'autorité civile.' C'est li de notre époque, et qui don nous esquissons.

Nous ne faisons que l'i devons l'exposer en détail ]

tapfratif— Lftellier Letellier élu.— Uae vin.-LafoDtaine. — Ectione eénënilea. — t. -EtcctioDB géaétion du M. Cliapais >n de Orandrille en

ie M. Marquis tation du comté 850. Plusieurs ; bientôt dans le pablie pour la remplir. Quoiqu'il ne restât plus qu'une session pour terminer le troisième parlement, cependant U comité constitutionnel de la rëfomie et du progrès, orçanisé ea 47, avait réveillé l'attention du peuple, et donnait «n intérêt particulier au choix du candidat. Oq désignait entre autres l'honorable Amable Dionne, Jean-Charles Cbapais, Letellier de Saint-Just, Alexandre Fraser, Michel Lebel, tous du comté, et Frani^ois- "al Angers, avocat distingué de Québec.

M. Chapais était gendre de M, Dionne, dont la forae et l'influence étaient considérables. Fort de .son

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appui, il prépara les voies sani l'électioD par acclamatioD. La une lutte st^rïeuse notait pas p que pour les autres aspirants, tirait à sa fin.

M. Letellier ne tarfa pas à déi et adopta une tactique toute dif plan qu'il arrêta pour toujours i nant carrément pour b^se le sen ce but, il it^solut de fnire uu i choix du candidat, et il fit coqv chef-lieu du comté. On ne vc aucun choiic, mais on procéda à en rapport avec les besoins du gramme qui devait servir de gu est quelque peu surpris d'y articles, lu protection de l'agrû manufacturière. Cette idée d.

quatt de siècle avant d'être ado

Ce programme était iudépeud.

et en dehors du mouvement an 1848. •

' Les râsolulions adoptfei pat l'asaenil il êtaiL bisé, Furent rendui's pubtiiiics, c de Qiubec du U janvier 1831. Elles d' entre elles n'olTi'entriii'ua iiilcrot de lo Beigncurl&li-, l'êk-cli<>Li des conseillera I du iieuple parrEuti leU en aoDt leg pi

etellier ires et

'orable.

i te Hier, uandat tait ea

ptation imund igencea tion de ndre à jtorale.

par ce :r plus e eu 1er.

it sou

Deux antres candidats, écartes comme lui, M. le lecteur Marquis et M. Martineaii, tous deux du comté !tgiBQdsamia de M. Letellier, se trouvaient blessés dans leur amour-propre. M. Chapais les gagna & sa cause. Dette défection fournissait un appoint à M. Chapais, et l'engagea à braver le sort, contre le vœu arrêté publi-

iment.

VoirleiTournoJuIs Québec, Dec. 1850, an 4 féTiicrSl.

80 LETELUEB

Dès lors commença, ( lutte devenue légendaire rivaux et irréconciliable les Ckapais et les Letell

M. Jean-Charles Chap s^natenr) est né k la Ki chand à Saint-Deni.'^, de 1 y faisait un commerce pro réclame publiée alors, joi " respectftbilitji, d'une infl " truetion libérale et aoig " pom lui mériter les ht " clamation."

Plus âgé que M. Letel plus mûri que lui, s'il n'eu et d'enthousiasme. Il joi une activité fùbrile, et un le but qu'il voulait attei nage dans le monde poli ses efforts. Plus adroit c rain sur lequel il parvin maîtrisé par l'élément rel le flot populaire, après a' d'un quart de siècle.

Digne rival de M. Leti il se mesurait bien avec par sa fougue et lancé av(

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lors son langage devenait p montée, ne suffisait pins 1 âme «■tait pleine. Il s'éliéaience. M. Letellier ne fois qu'il le pouvait, pour et pour mettre & profit ce

s électorales que M. Chaulier qu'il se soit presque !8 ddbats parlementaires, et a. Une timidité naturelle, I chez lui, en est la cause, fini, en se prolongeant, par luvagerie. Cette timidité ices et des antipathies qu'il ir surmonter. Depuis qu'il lellement dans les luttes 1 s'est trop effacé. Pendant ; toute la hauteur de son esque continuelles sur M.

urer un prestige considéf !jir John A. Macdonald,

véritable crédit, parce que ipais n'était qu'un instrus de l'habile ministre, qui !aia il voyait aussi que cet

pas à M. Chapais cette

82 lETELlIER DB SA.

frise sur le renple que Ini, Sir yar le ctté laïque, ctmnic M, Lt C'est pcitrqiioi il dévoilait fimn appelait son collègue clérical m tente cordiale entre Sir John et jamais été qu'aipaieiite quant a had 7J0 cct'fdence in ihat brefc tard avec un mépris doublé »

" f as de foi dans cette engeance M. Chajais ouvrit le combi gTsmine dans la presse {Jovrni 1851). llEedéclaiaiourlemin Eutre autres articles de ce mai!

un qui frappe à la distance où unnt; c'est le principe de l'ét l'Etat. Qvantvm mvlaiva al aujourd'hui 7

Quoique novice, il ne numqn mettre à profit les moyens et le à sft portée. Une parenté assez alliances dans l'endroit, lui ame forces dont il sut disposer avant et ses " treize enfants terribles " de faire nue adroite diversion, combat sur le terrain religieux " du comté 7 fût vierge de la 1 " immaculé des égoûts de I'jIi''

iir l'effet à produire, et ■ bons piin-cipea et reasûqiiencB contre cette pour renverser l'ordre celle destin<!e & allul'origine de la guerre ubmser tout le comté, et qui, portée sur d'autres points, finît par s'étendre sur toute la Province. Cette tactique, qui ne réusait pas à la première élection, était d'un aloi plus que douteux en face de la déclaration formelle de M, Chapais, que les doctrines de l'Avenir n'avaient pas pénétré dans le comté, en face de l'acceptation par M. Letellier du mandai impératif qu'on lui avait remis par écrit, et du reproche que M. Chapais lui fit ensuite dans les journaux de n'avoir aucunes " couleura politiques." f

Suivant les formes alors en usage, l'appel nominal eut lieu le 19 janvier 1851. M. Letellier, par un effort oratoire remarquable, 7 remporta un avantage qui accentua 863 chances de auccèa. Les anciens, qui avaient connu son père, admirèrent le jeune homme et l'encjuragèrenL " Bon sang ne peut mentir," disaient-ils en le félicitant de ce premier triomphe. La hitte devint plus vive que jamais, et les esprits se montèrent, au point nue des partisans furent prêts d'eu venir aux mains.

■ifielif fUieariUe dam U eomU.

/eurnal de Québec, 31 jaarier IS51.

84 LETELUER DE 3AIK']

L'abolition de la tenure seigneuri questions qui passioDuaient le pluf M. L'jtellier, neveu et allié de seijt Bubir les attaques qu'on dirigeait e Heureusement pour lui que les si étaient estimés, et qu'aucune plaiii ces derniers. Aussi, lorsque, à It Chapais lança contre son adversaiii le trait tomba sans l'atteindre.

Apièsi deux jours de votation, M, une majorité de 59 voix. Pour no siona mêmes de M. Chapais, " "jeune homme presque inconnu < " de sa paroisse, qui avait su met " sou avantage, avec la plus heurt " cours de dixionstances sJnguliën " couleurs politiques, sans expérîe " se trouve tout à coup port^ à lî " des plus beaux comtés du Cana candidat vaincu. Il jura de prend n'allait pas tarder, n'étant nullem " les six semaines de cette incroya'

Le clergé, non encore travaillé; part à cette première élection. M.

tait aucun membre qui fût rangé de

* Adresse de U. Ubspûs, Journal di Ç^ébc

t Idem.

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inieiit hostile. On peut province, le clergi5 a'otait jusqu'alors tenu à l'écart des iKiitis politiques.

Au reste l'élection se pa^sa sans les scènes de rixes, de violences, d'intempérance, et sans les fraudes et manœuvres illégaloa qui signalèrent les suivantes. Quant à la corruption du vote, on ne saumit dire aï elle y fut commencée. Dans tous les cas, M. Letellier, étant sans fortune, n'avait pas les moyens de la pratiquer, l'eût-il voulu.

En examinant, à la distance où nous sommes aujourd'hui, le début de la carrière politique de M. Letellier, on voit qu'il commît tane faute d'omission qui lui causa par la suite un tort irréparable. Il n'était pas suffisant, dans les circonstances, d'adopter le programme et le mandat impératif qu'on lui avait remis, et de s'en tenir là. II aurait dû, dès le commencement, dégager formellement sa respons^ibilité deceitains articles échevetés du programme de l'Avertir, le .scinder et se réserver à luimême l'adoption des mesures praticables et judicieuses qui s'y trouvaient, qu'il approuvait, et qui furent réalisées plus tard.

Dès que M. Letellier, après son entrée dans la vie publique, eût laissé entrevoir ses talents, l'Avenir pour ae donner du prestige, fut bien aise, de s'emparer de sou

11, et de le mettre à côté de celui de M. Dorion

lintenant Sir A.-A, Dorion, juge en chef de la cour

) LfTKLLIEK DK 6A1N

I Banc de la Reine), C'étaient di ire sur sa bannière. Pourtan avaient de tendances au radicali .\ l'irréligion, dont on accusait le i îur conduite dans le cours de ■ivée est lii pour le démontrer.

Le Parlement fut convoqué pour Etellier fut présen&i, suivant l'i .ins. Il choisitdeux libéraux biei iau et Polette, ce dernier dep ivières. C'était l'indice de sa vr

l'a conservée de nom et de fait.

1 dire autant de ses deux colU ors plein d'avenir, était très lié ur amitié était fondée sur une e

Les divei^ences dans les mille c ^ns la carrière politique, les ont incontrer face à face et à mesiin )U3 deux ont prouvé, par leurs lents qui ont pris racine dans les lus forts que cet antagonisme qu lères : ces causes peuvent paraître lais en peu de temps, elles dituii

Le premier vote que M. Letelli n chambre révèle Uû esprit déjà]

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