‹ Étude historique sur ChouillyChapitre 10 sur 44 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Origine et commencements de Chouilly. ~ Etymoiogie de ce nom. Château-fort de Chouilly. — Description de son église.

L'empire romain s'était écroulé sous son propre poids. La Gaule, rendue à elle-même, bien que mélangée avec la race germanique des Francs, travaillait, sous l'inspiration chrétienne, à reconstruire sa nationalité.

Ce grand mouvement, d'où sortit le système féodal, durait encore au x" siècle, lorsque le pays Rémois devint le théâtre de fâcheuses querelles.

Une des ambitions du comte de Vermandois, Héribert; était de placer Hugues, son fils, âgé de cinq ans, sur le siège archiépiscopal de Reims.

Dans ce dessein, il envahit, en 936, les terres de cette église, et, maître d'Epernay, il entre par trahison dans un château nommé Causoste \ que

' « . . . Quoddara castruni Remensis Ecclesise quod vocabatur Causostis super Malronani fluvium ab Artoldo pr*-

l'archevêque Arlauld avait fait bâtir sur la Marne, désole par de fréquentes incursions les campagnes d'alentour, et ne se retire qu'après y avoir laissé garnison.

Artauld, de son côté, court assiéger le fort de Causoste, lequel, évacué par l'ennemi à l'approche du roi Louis IV d'Outremer, est presque aussitôt rasé par son propre fondateur. Trente années de funestes conflits se terminaient, en 964, par la reddition forcée d'Epernay et de quelques villages à leur suzerain légitime, qui n'était plus l'archevêque Artauld, mort depuis trois ans, mais Odalric, son successeur.

Or, que le château de Causoste ait eu pour emplacement l'île, aujourd'hui supprimée, du Petit- Mareuil, comme l'insinue le prieur Georges Montgérard \ ou bien le vieux circuit du Grand-Chausot, plaine située plus à l'ouest sur la rive gauche de la Marne, entre Ay et Chouilly, ainsi que tendent à

suie constructuin. » — Flodoart, Historia Eccl. Rem., lib. IV. cap. XXVI et XXVU. — Richer, lib. II, cap. VIII et

• « .... Portasse quod olim fuit Marolinuni. > — Ms. de la Biblioth. d'Epernay.

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l'établir les savantes Recherches^ de M. Louis- Perrier, d'Epernay, dans Tune et l'autre de ces deux hypothèses, il y a lieu de conclure :

1° Que vers le milieu du x* siècle, le château-fort de Ghouilly n'était pas encore érigé. Autrement, le comte Héribert, en se jetant à l-improviste sur les domaines de son rival Artauld, n'eût pas fait faute de s'en emparer avant Gausoste, et le Sparnacien Flodoart de nous en instruire.

2° Qu'aux environs de ce fort ou casiel de Gausoste, et dans un rayon qui ne pouvait s'étendre, vers le sud, au-delà des territoires de Ghouilly et Gramant, limites extrêmes de l'ancien diocèse de Reims, se trouvaient dès lors, comme éléments de villages futurs, des groupes d'habitations rurales S des hameaux isolés les uns des autres, sans aucun lien paroissial.

3° Que, malgré ces commencements probables de Ghouilly, aucun témoignage écrit ne le désigne nommément et ne prouve l'authenticité de sa fon-

' Recherches sur la situation du fort ou castel de Causoste. — Ms. inédit, 1863.

2 « .... Circumstantes villas Ecclesi<e. » — Flodoart. — « .... Rura circumquseque depopiilatur. — Richer, loco citato.

dation avaiU le xi'' siècle, époque à laquelle nous verrons que son château-forl et son église remontent.

Disons de suite que la dénomination moderne de Ghouilly n'est qu'une forme altérée de ce qu'elle était à l'origine.

Ce village, cité plus tard comme bourg ayant droit de fermeture, est appelé Choelo en 1187 (tit. de l'abbaye de Saint-Sauveur de Vertus, — archives de la Marne) ; Choelien 1190 (tit, des commanderies du Temple de la Neufville et de Maucourt, — arch. de la Marne); Choolly en 1224 (tit. de fondation de l'abbaye d'ArgensoUes); ChoiUeyo en 1312 (pouillé de Reims, —arch. adm., t. II, 2' partie, page 1122); Cholly en 1341 (tit. du chap. de la cath. de Reims, inv., page 36); Cheoilly en 1412 (recueil de poésies d'Eustache Deschamps); Choylly en 1478 (status decanatûs christianitatis de Sparnaco, — arch. de la Marne); Choilly en 1511 (compte-rendu de Pierre Debar, collecteur royal de la seigneurie et chastellenie d'Esparnay); Choily en 1516 (ms. sur parchemin de la collection Berlin du Rocheret, — bibl. d'Epernay); et eniin ChouiUy en 1576 (lettrespatentes du roi Henri III, - arch. communales).

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Si l'auteur du Dictionnaire des communes * avait puisé à ces sources, la pensée ne lui serait pas venue de tirer l'étymologie de Ghouilly des mots latins campus uviliacus, territoire vignoble, dont on aurait fait, selon lui, Chovilly , puis Chomllij , supposition au moins gratuite, et partant très-contestable.

Car, dès qu'il est avéré que les plus anciennes chartes du moyen-âge écrivent régulièrement ChoeU, dont Choelo est une désinence ablative, comment admettre que la finale eli dérive, même par voie de syncope, du qualificatif uviliacus, si ingénieuse d'ailleurs que puisse être cette épithète appliquée au temps présent?

Il nous semi)le plus naturel et plus conforme aux documents primordiaux, les seuls qui doivent guider en cette matière, de lire campus elatus, territoire élevé; ou encore, castrum elatum, castellio, à raison du château construit sur la butte, et sous la protection duquel les habitants du lieu s'empressèrent d'abriter leurs demeures.

Au reste, il ne faut pas s'exagérer la valeur réelle

' M. Chalelle. — Page 10.

des étymologies. Pour quelques-unes qui « paraissent avoir le cachet de la vraisemblance, » les autres « ne sont souvent que des jeux de l'esprit ' » oîi la vérité historique n'a rien à recueillir.

La multiplicité des tiefs au x* siècle eut pour etïet immédiat la multiplicité des châteaux-foils.

Après les terreurs de l'an mil, ce besoin d'éditier recevait une impulsion nouvelle. Tout homme d'armes voulut avoir sa petite forteresse, ne fûtelle composée que d'une seule tour.

Il n'est pas douteux que les seigneurs de Choeli n'aient eu leur castel, et que ce castel n'ait été dressé sur la pointe d'un cap formé par la jonction de la vallée et d'une excavation naturelle située à l'ouest.

Mais aujourd'hui qu'on ne le voit plus, comment parvenir à des notions précises sur son ancienne et primitive disposition? Là était la difficulté.

A. défaut de ruines subsistantes, des fouilles ont été faites, de poudreux manuscrits compulsés, tous les souvenirs religieusement évoqués.

' Notio7is sur les communes du département de la Marne. — Mémoires de la Société académique, 1861 . 2' partie, page 6.

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Le résultat, sans être complet, est aussi satisfaisant qu'on eût osé l'espérer.

Et d'abord, un titre latin de Tan 1478 fixait la situation respective de la chapelle du château, devenue église paroissiale : « Prsefata ecclesia includitur incastello, quse benè stat *. »

Les anciens avaient vu démolir, en 1812, un énorme pan de mur C (V. pi. XV), aux extrémités duquel des arrachements très-visibles de matériaux semblaient n'être pas étrangers à d'autres substructions s'étendant parallèlement vers le sud.

En 1817, plusieurs arceaux D, faisant partie d'une construction B', tombaient tour à tour sous le marteau d'un impitoyable niveleur ^

Bientôt le tracé d'un nouveau chemin de sortie

1 « Ladite église , incluse dans le château-fort , est en bon état. ^ — Status decanatùs christianitatis de Sparnaco, Archives de la Marne.

2 L'auteur de ce vandalisme fut un ancien boulanger d'Epernay, le sieur Michel Cannesson, né à Connigis (Aisne), le 3 septembre 1747. Devenu habitant de Chouilly, depuis le 7 pluviôse an ix (26 janvier 1801), et acquéreur de la propriété de M. Dangé-Dorçay, qui comprenait l'emplacement et les dépendances de l'ancien château, il eut soin d'en tirer tout le profit possible, et vendit à la toise les plus précieux documents de l'histoire du pays. Son œuvre de démolition accomplie, il trépassa le 13 avril 1823, dans la 76° année de son Age.

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démasquait l'orifice 1 d'un puils qu'il devint nécessaire de combler.

Aujourd'liui encore, une galerie souterraine F, de 2 mètres 50 de largeur, voûtée en berceau, relie le mur extérieur du cimetière à la tour de l'église, et s'engage, par une descente de dix-sept marches, dans la crypte F' de 3 mètres 40 de largeur, qui règne sous la nef, depuis le portail jusqu'au chœur.

De fréquents affaissements dans les terrains inférieurs autorisent à croire que cette galerie se prolongeait jusqu'à la construction B.

Sur le talus du fossé G, qui existe également, bien qu'aux trois quarts rempli, on observait, en 1862, les vestig;es d'un glacis ou mur en contre-escarpe solidement maçonné.

Enfin, la ligne G, occupée par des jardins, n'est apparemment qu'une terre de rapport comblant la tranchée d'un fossé qui aboutissait à la rivière, près de l'abreuvoir actuel. Comme preuve de cette assertion , on peut remarquer de vigoureux arbres fruitiers dont les racines , à quelques mètres plus haut ou plus bas, toucheraient infailliblement le banc calcaire.

Ces renseignements nous ont permis de reconsti-

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tuer un plan d'ensemble, dont voici le développement probable.

Au sommet A du triangle curviligne formant l'aire de la moite, se trouvait le donjon (domus junctae) ou demeure du commandant.

Placée au centre de la cour, la chapelle était flanquée de deux communs B, B', et communiquait avec l'un d'eux par la galerie souterraine F et la crypte F'.

Le côté nord -est s'appuyait sur un escarpement abrupt L' L", de 24 mètres de hauteur, outre le cours du ruisseau qui en baignait le pied.

Le fossé G et les pentes rapides L isolaient suffisamment l'ouest.

Quant à la face sud-est, de niveau avec la plaine, elle était protégée par le large fossé G', que couvrait encore le glacis E.

Il était facile de défendre l'accès K au moyen dun pont-levis et d'une harhacane postée en H.

D'ailleurs, une poterne débouchant dans le creux du fossé G', vis-à-vis de la Vieille -Chaussée, devait favoriser les rapports avec le puissant château de Mareuil, sans trop compromettre la sûreté de la place.

Maintenant, que l'on compare ces détails avec l'ordonnance bien connue des châteaux du xf siècle % l'analogie paraîtra frappante.

Après huit siècles de révolutions qui ont bouleversé le manoir féodal et englouti ses derniers maîtres, l'église seule est encore debout, recevant dans son enceinte les générations nouvelles.

Ainsi, la maison de Dieu traverse les orages de tous les temps pour donner asile aux hommes agités parles inquiétudes de la vie présente, ou animés de l'espérance de la vie future.

Ce n'est pas, certes, un monument de luxe ; il est même très-pauvre, si on le met en parallèle avec les imposantes tours romanes de Mareuil ou d'Athis, avec les proportions grandioses du chœur de Damery, ou bien la délicieuse abside de Plivot. El, toutefois, l'intérêt qu'il inspire lui a valu d'être noté le 18 juin 1843, par le comité archéologique d'Epernay.

Sauf, en effet, l'arc triomphal et une chapelle gothique de la seconde moitié du xve siècle; les

' V. M. de Cauinont. Histoire sommaire de l Architecture au moyen âge. — M. Oudin. Manuel d'Archéologie.

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murs des collatéraux relevés dans les dernières années du xvir siècle; la fenêtre à entourage de briques remplaçant, depuis 1760% l'un des oculus du portail; et les lourds contre-forts de siireté qui déshonorent la tour plus qu'ils ne la soutiennent ; l'église de Chouilly est telle aujourd'hui que le xi*" siècle nous l'a transmise.

Son plan (Y. pi. XIX), qui se rapproche beaucoup de celui de la basilique latine, est orienté, à trois nefs, sans transepts, et mesure 27 mètres en longueur sur 13 mètres en largeur.

Destiné à servir de citadelle, il convenait que cet édifice n'offrît au-dehors que des ouvertures étroites, rares surtout. Celles du portail se réduisirent aux deux œils-de-bœuf ou oculus de ses ailes.

Affrontée en légère saillie au centre, une tour carrée, assez basse, se termine par un toit pyramidal très-obtus, à quatre pans et sans élégance. Trois de ses faces sont percées de fenêtres géminées, ou arcades jumelles, séparées par une colonnette romane, et inscrites dans un plein-cintre de plus grand diamètre.

' Procès-verbal de vmte administrative, 6 mai 1760 — Archives de la Marne.

La baie de la porte, simple arcade semi-circulaire en retraite, est surmontée d'une double archivolte reposant sur quatre colonnes à chapiteaux capricieusement décorés (V. pi. XXIII, fig. 1, 2, 3 et 4).

A l'intérieur, un porche (V. pi. XXI) occupe la partie basse de la tour, et rappelle assez bien V atrium basilicaire, par la symétrique disposition de ses colonnes et de ses pieds-droits alternés.

En 1672*, il tenait encore lieu de baptistère.

Sa voûte consiste dans le croisement de deux arceaux toriques divisant l'espace en quatre portions égales, et dont la retombée s'appuie sur le tailloir d'autant de colonnes engagées dans les angles. L'intervalle des arêtes est garni en blocage.

Ici, comme au portail, le génie fantastique de l'artiste s'est plu à recouvrir ses chapiteaux de feuillages lancéolés ou palmés, de volutes, de chevrons, de masques humains, de losanges tracés en creux, d'étoiles à huit branches, etc. (V. pi. XXIII, fig. 5 et suiv.).

Un signe non moins caractéristique de l'époque est la triple arcade en fer à cheval précédant la

' Procès-verbal de visite administrative. -2 juin 176-2. — Archives de la Marno.

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jïrande nef (V. pi. XXI). Celle-ci nirrile rattorilion (le Tarrhéologue.

Elle na jamais eu qu'un plafond. Les arcades semi-circulaires qui la mettent en communication avec les bas-côtés sont soutenues par deux rangs parallèles de massifs piliers carrés (V. pi. XXI), sans socles ni chapiteaux, et ornés seulement, au-dessous du tailloir, d'un astragale, d'une gorge, ou même d'un câble en guise de corniche (V. pi. XXIV, fig. 15, 16, 19 et 20).

Au-dessus des arcades de la nef sont les petites fenêtres de la claire-voie, également à plein-cintre, et assez élancées dans l'intérieur. Depuis une trentaine d'années, il y a lieu de regretter que leur baie ne reçoive plus le jour, par suite de modifications apportées dans la couverture des combles.

Une voûte en berceau domine le chœur.

Mais la partie la plus curieuse est sans contredit l'hémicycle absidal.

Voûté en manière de conque ou de cul-de-four, il est éclairé par trois fenêtres à meurtrières, dont la principale est couronnée d'un tore reposant sur deux colonnettes engagées. Leur baie présente cette anomalie, que la centrale incline à gauche, et que

celle de droite est d'un tiers plus large que sa correspondante.

Pourquoi cette inclinaison et cette inégalité? Serait-ce une imperfection dont l'architecte n'a pas su se garantir ? Evidemment, non.

Dans cette apparente irrégularité, on ne doit voir qu'une de ces nombreuses allégories du symbolisme chrétien, qu'il n'estpas toujours facile d'interpréter.

Mais ici l'allusion devient palpable.

Pour l'artiste religieux, le temple du sacrifice était la croix même du Sauveur. Or, il s'agissait d'exprimer ces paroles de l'Evangile : « Et, inclinato capite, tradidit spiritum^ » Ce que devaient marquer dans la suite les croisillons des transepts et la déviation de l'axe longitudinal. En attendant, la disposition ternaire des fenêtres de l'abside, l'inclinaison de celle du milieu, la disparité des deux autres servirent à figurer Jésus-Christ, accompagné de la Sainte-Vierge et de saint Jean.

La Chouette aux ailes éployées qui orne l'un des chapiteaux de la baie dominicale est encore une

• « Et; ayant inrliné la tête, il rendit l'esprit [Joann. XIX, 30). »

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image expressive de la tendresse vigilante du divin Crucifié.

Quand on nierait la signification mystique de ces ouvertures, leur rayonnement autour de l'autel produit toujours un admirable effet.

Ces quelques mots nous ont paru nécessaires pour rintelligence de l'architecture au moyen-âge.

Les deux contre-forts du chevet sont peu saillants, à trois ressauts avec larmier terminal. Un modeste cordon de pierre lient lieu d'entablement et contourne l'extérieur.

Observons aussi le décroissement dans l'élévation des trois parties principales de l'église : le chœur plus bas que la nef, et l'abside moins élevée que le chœur.

La chapelle de la Sainte-Vierge n'est que le prolongement du collatéral gauche jusqu'à la naissance de l'abside. Elle est également voûtée en berceau continu, à partir d'une arcade semi-circulaire (Voir pi. XXI) placée sur l'avant, et soutenue par deux pilastres à corniche , de même genre que les piliers de la nef.

11 est fâcheux que les restaurations successives des bas-côtés aient gâté leur féneslration primitive.

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en substituant à la baie-meurtrière une évasure sans goût et sans caractère.

Le xv^ siècle nous dira quelle part lui revient dans les modifications et agrandissements du collatéral droit.

Telle est, en résumé, la valeur architectonique de l'église de Chouilly. C'est le style roman de la première moitié du xf siècle, ou, si Ton veut, le romano - bysantin - primaire , avec ses proportions lourdes, avec son ornementation fantastique, sinon grossière.

Et puisqu'il est certain que sa fondation se rattache à celle du château -fort lui-même, nous sommes donc naturellement reportés vers les temps antérieurs à l'héroïque prise d'armes de la première Croisade (1096).

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