‹ Étude historique sur ChouillyChapitre 26 sur 44 · LA MORT · texte numérisé non relu

LA MORT

Il est curieux de savoir la réplique.

« Le conseil général de Chouilly, considérant que la commune est sous le coup d'une accusation calomnieuse, attendu que la municipalité a fait annoncer à son de caisse que la fête de l'Etre-Suprême serait célébrée avec respect; que la garde nationale, armée de piques , suivrait le cortège ; que les vieillards, portant des branches de chêne, seraient accompagnés des municipaux, du comité de surveillance et de quantité de jeunes enfants, les uns por-

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tant des épis de; blé, d'autres des couronnes et des corbeilles de ileurs, d'autres cliantant des hymnes patriotiques ; qu'il serait planté un nouvel arbre de chêne vert, près duquel l'instituteur ferait réciter les Droits de riiomme par ses élèves ; que, de là, le cortège se rendrait au temple de l'Etre-Suprême pour y lire les décrets de la Convention nationale ; nulle autre fête n'ayant été célébrée, y compris la Fête-Dieu (vieux style); l'agent national entendu, arrête que le citoyen Mathey, d'Epernay, sera tenu de rétracter sa fausse dénonciation, et de faire imprimer, en beaux caractères, dans la huitaine de la réception dudit arrêté, des exemplaires en nombre suflisani pour être atïichés dans toutes les communes du district. »

L'incident n'eut pas de suite ; mais il donnait la mesure de cette liberté républicaine dont on assourdissait en vain les oreilles.

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