‹ Étude historique sur ChouillyChapitre 29 sur 44 · CHAPITRE XXI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXI

iM. Mott, maire de Chouilly. — Refonte de la petite cloche. — Passage de Charles X, en 1828, — de Louis-Philippe, en 1831. — Choléra de 1832. — M. Legris succède à M. Pamelle. — La duchesse d'Orléans complimentée. — M. Legris fait place à M. Delanerie. — Ce dernier a M. Oudiettc.— Révolution de 1848. — Choléra de 1849.— M. Oudiette se retire. — Installation d'un successeur. — Libéralités de Mm» Moët- Roraont. — Choléra de 1854. — Derniers faits.

Pour tirer la France de l'abîme où elle sombrait, ce n'était pas trop du concours de toutes les volontés et de l'apaisement des passions politiques.

Le coryphée de l'industrie vinicole en Champagne, le digne maire d'Epernay, le favori du grand Empereur déchu, M. Jean-Remy Moët, crut encore servir utilement son pays en se raillant à la dynastie des Bourbons. Le 19 septembre 1817, il acceptait les fonctions de maire de Chouilly, et prononçait le serment exigé.

Si les alïaires communales sont en désarroi, les bâtiments mal entretenus, la caisse obérée , quelques

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années d'une sage et intelligente administration suflironl au nouveau maire pour remettre toutes choses sur le meilleur pied.

Déjà ses premiers actes portent ce cachet de bienfaisance, devenue traditionnelle parmi ses descendants.

Le jour de la Fête-Dieu 1818, un reposoir dont les décors composaient toute la fortune de la veuve Hurpez, prit feu en pleine rue, et fut totalement consumé. Par sa lettre du 3 juin, M. Moët se hâte d'intéresser le bureau des incendiés en faveur d'une femme <( que son indigence et sa piété rendent également recommandable » . Sa propre générosité lit le reste.

Une réminiscence des Cosaques se présente l'année suivante, 1819.

Le sieur Bonnesky, d'Epernay, employé comme trucheman ou interprète public à Chouilly, réclame le salaire de ses journées, du 5 juillet au 5 novembre 1815. Mais, attendu qu'il a été « nourri et défrayé de toute manière » durant ces quatre mois, l'honnête pétitionnaire veut bien se contenter d'une modique o allocation de 30 francs ! »

Il en coûte plus cher de rompre ses cloches. La

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commune de Chouilly ne l'ignore pas ; et vraiment, c'est justice de constater que sous ce rapport elle a toujours joué de malheur.

'< Le 10 mai 1822, sur le vœu des habitants de soumettre la seconde cloche cassée à une refonte, le conseil estime qu'il y a lieu d'accéder à ce désir, afin de faire accorder cette cloche avec la première. »

L'inscription qu'elle porte redit les circonstances de cette opération :

« Bénite par M. Pamelle dess' et nommée M.\.rie- Emélie, par M. Jean-Remy IMoët, maire de la commune, chevalier de l'ordre royal de la Légiond' Honneur, négoc' propriétaire, et par M™* Marie- Emélie Rossignon, son épouse, demeurant à Epernay. Alexis Vallois, adjoint. Fondue à Châlons, en août 1822, par Gochois le jeune, pour la commune de Chouilly. »

Elle pèse 450 kilogrammes et nécessita une dépense de 680 francs. La cérémonie de la bénédiction, accomplie au mois d'octobre, offrit au riche parrain l'occasion de nouvelles largesses.

Grâce à la précocité phénoménale de 1822, toutes les céréales étaient rentrées avant le premier juillet, si\ semaines plus loi (lu'eii temps ordinaire. Les

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vendanges, commencées le 27 août, donnèrent un vin excellent, mais peu abondant.

C'est en cette même année 1822, que la paroisse de Chouilly fut rattachée à la circonscription du nouveau diocèse de Chàlons, auquel allait être donné pour évêque le vaillant capitaine des dragons d'Eylau, M^' Monyer de Prilly.

En 1826, l'honorable M. Moët démissionna, au grand regret de ses administrés.

« Le 1" septembre 1828, vers trois heures et demie de l'après-midi, la commune de Chouilly a été honorée par le passage de Sa Majesté Charles X.

» Toutes les populations environnantes étaient accourues pour contempler les traits chéris du roi, qui paraissait jouir d'une bonne santé, et qui a pu être vu de chacun , particulièrement à l'arc de triomphe* élevé près la porte de Jean-Baptiste Hostomme, à l'entrée du village, du côté d'Epernay.

» Il est à regretter (|ue personne ne se soit approché de sa voilure pour lui faire un compliment; car le roi, d'un air enchanté, et saluant le peuple, s'est presque arrêté devant l'arc.

■ Il iivail coûte' 17(1 francs. — .l/r//. commun

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» Sa Majesté a traversé au petit pas le village, au milieu d'une affluence d'habitants de tous les pays d'alentour, particulièrement d'Ay. Le maire de cette ville, M. Froc de La Boulaye, conseiller d'Etat, et ses adjoints, le corps municipal et les pompiers, étaient arrivés, musique en tête, dès onze heures du matin. Des symphonies ont été exécutées par cette musique, avant et après le passage du roi, ce qui faisait une véritable fête pour la commune. Chaque habitant reçut ensuite un demi pain et une bouteille de vin. Un bal gratis termina la journée.

» Le 17 septembre, vers neuf heures du matin, S. A. R. M^"" le Dauphin, duc d'Angoulême, qui accompagnait précédemment le roi, repassa seul dans une voilure à six chevaux. Mais en conformité des instructions adressées aux maires, Son Altesse traversa nos rues sans aucun appareil ', »

Les barricades de juillet 1830 mirent en fuite cette longue génération de rois.

Le dernier hiver avait sévi avec une rigueur qui rappelait celui de 1789. Il commença le 15 novembre. On appréhendait de sortir, même en plein

1 Extrait des Notes manuscrites que nous devons à l'obligeance de M. Chiquet, maire actuel.

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jour, de peur d'être saisi par le froid, accidents qui devinrent assez fréquents.

Le 7 juin 1831, le roi Louis-Philippe, accompagné de ses deux fds, les ducs d'Orléans et de Nemours, passa vers six heures du soir à Chouilly. 11 se rendait à Chàlons.

Plus favorisé que son cousin et prédécesseur Charles X, ce prince eut les honneurs d'un compliment de la part du maire de Chouilly, M. Etienne Legras. Les pompiers étaient sous les armes.

Quand le fils d'Egalité n'aurait pas eu souvenance alors de son séjour à Chouilly, il ne pouvait du moins, de la place où il stationnait, manquer d'apercevoir le vieux toit de son père. Fortune, voilà de tes coups !

Le choléra de 1832, qui désolait la France etspécialement Epernay et ses environs, fit peu de victimes à Chouilly. Du 4 juin au 26 juillet, cinq personnes seulement succombèrent.

On serait tenté de croire que l'année 1834 eiit voulu répéter à Chouilly l'une des plaies pharaoniques de la Bible.

« Les champs et les prairies furent complètement ravagés par d'innombrables légions de sauterelles

i>7-2 KTUDE IIISTORIQI F.

et de punaises. Sur le dos de ces punaises, — ajoute le consciencieux chroniqueur, — on a remarqué {mirahilevmi !) des taches qui représentaient à l'œil le nombre 1881 '. « Avis aux intéressantes géocorises dont les élytres brilleraient d'enjolivures quelque peu symétriques !

Réduit à l'inaction par l'âge et les inlirmités, l'abbé Pamelle rendit son âme à Dieu, le 3 décembre 1835, et fut inhumé devant le portail de l'église qu'il avait desservie pendant dix-neuf ans. Mais en 1843, à l'occasion de l'établissement d'un second contre-fort de sûreté, sa dépouille fut transférée au milieu du cimetière, et repose sous le trop modeste monument que la reconnaissance de ses paroissiens lui érigea.

• Dès le l*"'" août 1834, l'abbé Pierre-Louis Legris, natif de Germinon, lui avait été donné pour vicaire administrateur.

Nommé curé de Chouilly à la mort du titulaire, l'abbé Legris demeura encore deux ans, puis redevint, en juillet 1837, vicaire d'Epernay, sons le pastoral du très-digne M. Michel.

' Notes manuscrites.

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Le 28 mai précédent, il avait pu saluer, avec loule la paroisse, le passage de S. A. Hélène de Mecklerabourg-Schwerin, de luthérienne mémoire, qui devait épouser, le 1" juin, au palais de Fontainebleau, le prince Ferdinand, duc d'Orléans, fils aîné du roi Louis-Philippe et héritier présomptif de la couronne de France.

Le maire, Etienne Legras, fut admis à la complimenter, près la porte de Châlons.

De cruels mécomptes attendaient cette princesse.

Nommé à la desserte de Chouilly, le futur doyen de Sompuis, M. l'abbé Loche, refusa. Ce poste fut alors dévolu à M. Denis Delanerie, qui, cinq années après, passait à Corroy, et était remplacé, au mois d'août 1842, par M. Pierre-Henri Oudiette, fils d'un ancien officier de l'Empire, en retraite à Ville-sur- Tourbe.

Deux grands événements remplirent le ministère du nouveau curé de Chouilly : la débâcle politique de 1848 et le choléra de 1849.

La disette de 1846 fut comme le préambule fatal de l'émeute qui devait briser une royauté sortie d'une autre émeute. Les vivres devinrent d'une cherté excessive. Le double-décalitre de froment

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valait dix francs, el les autres denrées à proportion. On faillit même en être tout-à-fait dépourvu. L'irritation naturelle des masses fut si habilement exploitée par la propagande révolutionnaire, qu'à un moment donné, l'explosion se fit, soudaine et irrésistible. En quelques heures, dynastie, trône, institutions, tout fut emporté, et la République de nouveau proclamée.

On sait quel contre-coup produisit cette catastrophe : l'anéantissement du commerce et des affaires n'eut de comparable que l'effervescence des esprits, flattés, abusés. Votes d'urgence, proclamations pompeuses, gardes nationales à grand renfort de musiques et de tambours, plantation d'arbres de la liberté, clubs populaires, comités électoraux, rien ne manqua, pas même les extravagances.

Chouilly eut sa bonne part d'illusions communes el de tapageuses démonstrations*.

Il eut également sa panique, le 29 juin, lorsque le bruit se répandit que, refoulés de la capitale, les

1 On cite le fait d'un chaud patriote, qui intorronipaii hravement son sommeil, pour aller rafraîchir la souche agonisante de larbre de la liberté :

t S'il en fut ri et brocardé

Il n'est jà besoin de le dire.

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insurgés débordaient dnns les campagnes, les mettant à feu et à sang, et touchaient presque aux portes d'Epernay.

Tout se calma à la fin, et de tant d'émotions et d'ardeur patriotique dépensées en pure perte, Chouilly ne conserve aujourd'hui que la grosse caisse, les cymbales et le chapeau chinois, qui ornent s'ils n'embarrassent les greniers de la mairie.

Salutaire leçon pour l'avenir !

La terrible épidémie de 1849 se chargea d'en fournir une seconde.

Du 8 septembre au 31 octobre, deux cents personnes furent atteintes de la suette, cent-cinq du choléra, quarante-cinq de la cholérine. Soixantetreize ont succombé ; ce qui, joint aux vingt-cinq autres décès de l'année, forme l'effrayant total de quatre-vingt-dix-huit personnes disparues en moins de dix mois, sur une population de mille vingtneuf habitants.

Chouilly, au l'^'" novembre, n'en comptait plus que neuf cent-trente-et-un : il venait d'être littéralement décimé !

Et toutefois, les secours ni les dévouements n'avaient point été épargnés. Le docteur Lachaise,

envoyé par le gouvernement pour combattre le fléau, remporta après la lutte l'étoile de la Légiond'Honneur, pour prix de ses efforts sinon de ses succès, tant la nature du mal avait bravé les remèdes et frappé sans pitié !

Hâtons-nous dédire que la conduite du zélé pasteur du lieu, activement secondé par celui de Plivot, M. l'abbé Joppé, fut au-dessus de tout éloge, et que si les distinctions honorifiques ne vinrent pas depuis briller sur la poitrine de l'un et de l'autre, c'est qu'il est, pour le prêtre catholique, d'autres récompenses que celles d'un monde périssable.

Après de si douloureuses épreuves, la paroisse de Ghouilly sentait un vif besoin de recueillir des paroles de consolation de la bouche du premier pasteur du diocèse et de goûter le reconfort de sa paternelle bénédiction.

Cette faveur lui fut accordée le 2 juin 1851 .

Laissons le vénérable prélat nous raconter luimême ses impressions :

« Enfin, dit-il, cette série de visites et de courses pastorales se terminoit à Ghouilly, où étoient venues se joindre les paroisses de Plivot et deOiry. Là il faudroil un volume pour dire tout ce que j'y ai

trouvé d'affection, d'honnêteté et de véritable piété. L'église, qui est grande ( ? ) , étoil toute pleine d'hommes qui s'y tenoient à rangs très-serrés, le maire en son banc avec toutes les autorités ; sur les flancs el sans que personne en fût gêné, se tenoient la garde nationale et la musique, toujours empressée de paroître la première quand il s'agit de louer Dieu et d'honorer la religion. L'ordre le plus parfait régnoit partout ; on assistoit à l'office avec un grand respect et un profond recueillement ; le bon curé étoit dans le ravissement avec tous les paroissiens. Je ne parle pas de la belle tenue de l'église, des vitraux peints que l'on y voit, etc., etc.. Puisse la paroisse de Chouilly persévérer toujours dansées saintes dispositions, c'est le plus riche trésor que les pères et les mères puissent léguer à leurs enfants'. »

Un an après cette mémorable journée, M. l'abbé Oudiette entrait, rue de Sèvres, à Paris, dans la Congrégation des Prêtres de la Mission, fondée par saint Vincent de Paul. Il avait trente-cinq ans et en avait passé dix à Chouilly.

1 Compte-rendu de la visite de cette amiée 1851, p. 10 — N» 140 de la collection des Documents épiscopaux.

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Son successeur, nommé le 22 juin 1852, prit possession le même jour et fui inslallé solennellement, le dimanche 18 juillet, par M. l'abbé Appert, archiprêtre, curé d'Epernay, au milieu du concours et des vœux de toute la paroisse assemblée.

De longue date, une fortune exceptionnelle au service d'un grand cœur, faisait de M"^ Moët-Romont, d'Epernay, la bienfaitrice née des habitants de Chouilly. En 1853, sa générosité s'éleva pour eux jusqu'à la magnificence ; le 6 novembre, une école de jeunes fdles, construite et meublée à ses frais, était par elle offerte à la commune, au nom de M. Victor Moët-Romont et au sien.

C'était un cadeau de 25,000 francs !

Elle fit plus. Pénétrée de l'insuffisance des allocations budgétaires, en faveur des trois religieuses institutrices, elle s'imposa la charge d'y suppléer, par une série de dons pécuniaires qu'une mort prématurée put seule interrompre. Jusque-là, durant ses longues villégiatures au château de Saran, toujours ingénieuse à se créer ce qu'elle appelait ses devoirs de paroissienne, elle ne consentait pas à trouver de plus douces jouissances iiue dans leur ponctuel accomplissement.

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Pour la troisième fois depuis 1832, le choléra reparut à Chouilly dans la première quinzaine de juillet 1854.

A peine l'annonce en fut- elle faite au saint évêque de Chàlons, qu'il écrivait à M. le curé, le 23 juillet :

« Si le choléra nous doit mener au ciel, et nous apprendre ce que beaucoup de gens ne savent pas, à bien sanctifier le dimanche, il faut lui tirer des coups de chapeau, et nous réjouir en quelque sorte de sa venue, toujours soumis à la volonté de Dieu, qui fera ce qui lui plaira. Hélas! ce sont nos crimes qui attirent sur nous les châtiments, la guerre, la peste, la famine. J'espère que vos chers paroissiens tireront bon parti de tout ce qui nous arrive. Je prie pour eux et pour vous, mon cher, qui aurez peutêtre beaucoup à faire dans ces circonstances difficiles. J'invite les paroissiens de Chouilly, que j'aime beaucoup, à ne pas se décourager et à recourir à Dieu. ... «

Paroles dont il est permis d'être lier au pays qui en a été l'objet, et qui renferment, dans leur simplicité, la plus haute philosophie de l'histoire des calamités humaines.

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Sans avoir été aussi violente que celle de 1849, répidémie de 1854 le fut assez pour enlever en deux mois * vingt-sept personnes. Avec les douze décès de l'année courante, c'était une nouvelle perte de trente-neuf habitants, compensée par le chiffre de vingt-quatre naissances.

Ghouilly pourrait -il oublier la bénédiction, en juillet 1855, de la croix du Tombeau, et l'agréable surprise d'une collation servie sur la pelouse du parc, aux six cents personnes qui formaient l'assistance ?

Il y eut bien çà et là quelques plantes éreintées, quelques massifs défigurés, quelques habits, surtout, des porteurs de rafraîchissements en lambeaux; mais n'importe, la journée avait été délicieuse et l'amphytrione contente.

Le lundi 15 juin 1857, après la visite de la paroisse et la condrmation donnée aux enfants, le coadjuteur de M^' de Prilly, M»'" Bara, se rendit au château de Saran, où l'attendait une hospitalité princière.

A quelque temps de là (3 juin 1860), quand Sa Grandeur, en possession du siège de Châlons. rcvil

' Du U juillet au 20 septembre.

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l'église de Chouiliy, la place de M"'" Moël était vacante. Elle-même, hélas! quarante - huit heures après la cérémonie des noces de sa tille unique, était descendue dans la tombe (16 septembre 1858)!

Les larmes de toute une paroisse accourue au service funèbre célébré le 20 septembre, dans l'église de Chouiliy, en présence de l'honorable famille en deuil, dirent assez quel tribut de gratitude les habitants entendaient payer à la mémoire de très-bienfaisante et très-regrettée dame Elisa-Rose-Marguerite-Sidonie Cagniard, épouse de M. Victor Moët- Romont.

En complétant par l'érection d'une tribune à l'église (1861), l'œuvre si chrétienne de son excellente mère. M"'' Auban-Moët-Romont, saura témoigner, qu'héritière de son nom et de ses biens, elle veut l'être encore de son inépuisable charité.

Les travaux de restauration et d'embellissement exécutés à l'église en ces dernières années ; l'ornementation des autels par voie de souscription volontaire (1857); l'acquisition d'un jeu d'orgues (1861) et d'une horloge publique (1864), les projets de reconstruction du logement de l'instituteur, et de fondation d'une salle d'asile \m[v les jeunes en-

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