‹ Etude historique sur Douillet-le-JolyChapitre 72 sur 188 · S DO · texte numérisé non relu

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Jarry, André Agin, Charles Saillant, Charles Lebouc, Jacques Lcfevre, Jean Coehel, André et Louis Bougler etc. M« Guillaume Laurens a en outre aupiès de lui un jeune clerc, parent de son prédécesseuretenmème temps son compatriote, Jean Cohon, auquel l'irrégularité de sa naissance a créé une situation des plus difficiles. Bien qu'appartenant à une famille dont plusieurs membres occupent déjà un rang élevé dans le clergé du diocèse, et tonsuré depuis 1015, Jean Cohon, « qui ex presbytero et conjugata genitur », n'a pu encore parvenir à la prêtrise ; il vit retiré à Douillet, près du curé, que des relations d'amitié très anciennes unissent à la famille Cohon. En IG^ô seulement on obtient en sa faveur, du pape Urbain VIII, une bulle de dispenses, en vertu de laquelle il est admis au diaconat et pourvu de plusieurs bénétices : la cure de Bretoncelles au diocèse de Chartres, la chapelle Sainte-Catherine-du-Ghesne dans l'église de Saint-Quentin au diocèse d'Angers, la chapelle de N.-D. -de-Pitié ou de la Chalonnière, en l'église de Sougéle-Ganelon, dont il prend possession le 4 décembre 1627 (i). M" Guillaume Laurens, qui semble lui porter un vif intérêt, achèvera bientôt de lui procurer une situation. D'un autre côté, la chapelle Saint-Julien-de-la-Courbe, desservie à l'autel Saint-Julien en l'église de Douillet, est possédée par M" François Chesnay, prêtre du diocèse de Séez, demeurant à Bérus, auquel l'a résignée le 4 juillet 1624 M« Germain Lemaitrc, avec l'autorisation du présentateur, Jacques Elisant ; mais le chapelain de la Courbe ne réside pas à Douillet ; il ne vient pas même pi'endre possession en personne , et envoie sa procuration au vicaire André Bigot (2).

Comme on le voit, les dernières années du ministère de M° Guillaume Laurens

« ladite église Saint-Pierre de Douillet, commanzant l'an 1600 et finissant l'an ; fait jiar « moi Gabriel Lavollê, prêtre, demeurant à Douillet.

« Quand vous atirez faictde moij « Je vous prie, refermez moij.

« D'autre part et en sens inverse ; « Le libvre où sont escript tous c.eulx rjui ont esté mariés et « ceux qui sont morts dans laparo'isse de Douillet depuis l'an iOOO, fait par iiioy, Gabriel Lavollé, (I prêtre audit Douillet :

« Enseigne-inoij, mon Dieu, « Que ton vouloir je face, «. Tant qu'en céleste lieu « Je puisse voir ta face.

Les registres de l'Etat-Civil de Douillet, bien que tenus régulièrement depuis 150 i-, contiennent peu de notes historiques; un extrait très abrégé a été publié dans le supplément du tome I de V Inventaire-sommaire des archives de la Sarlhe, p. 200. (!) Insinuations, XXV, f" 82.

(2) Insinuat'ions, XXIV f° 323.

148 Douillet-le-Joly avant 1189

furent plus heureuses que les premières. A part quelques réapparitions passagères de la contagion et des gens d'armes (1), ces deux fléaux du temps, elles ne furent troublées par aucun événement fâcheux. La prise de la Rochelle venait prouver d'ailleurs en -1628 que la France avait désormais au gouvernement énergique, peu disposé à tolérer les factions politiques ; et les paroisses voisines de Douillet comprenaient si bien la portée de ce succès qu'elles s'empressaient d'aller en procession à Fresnay, pour rendre grâce à Dieu. Aussi, lorsqu'au mois' de décembre suivant M^Guillaunie Laurens résigna sa cure à son protégé et ami Jean Cohon, pour devenir lui-même doyen de Craon (2), l'ère des guerres religieuses était fermée dans nos contrées de l'Ouest, et on pouvait dire désormais que la paroisse de Douillet avait traversé sans secousses trop profondes cette période difficile.

(1) « Charles Veillon et son fils furent enterrés le lundy 6' jour de décembre 1627 ; les gens « d'armes estaient à Douillet et furent trois jours : le capitaine se nommait Gaudigné ». — Reg. de l' Etat-civil.

(2) Insinuations XXV, f» 289.

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