DU MARIAGE PUTATIF
Avant d'éludier les sources de cette théorie, il est nécessaire de jeter un coup d’œil rapide sur sa nécessité pratique.
Lorsque la théorie de l’Église sur le lien matrimonial eut triomphé, elle transforma complètement les cas de nullité, qui devinrent extrêmement nombreux ; cela augmenta d'autant le nombre des mariages annulés.
A côté des empêchements prohibitifs qui n'avaient qu'uve valeur préventive ne permettant pas d'annuler les unions contractées et qui n’ont pas eu d'influence directe sur la théorie du mariage putatif, on distingua les empêchements appelés dirimants qui entraîneraient la nullité des mariages contractés à leur mépris.
Parmi ceux-ci nous citerons l’empêchement de lien qui mettait obstacle à tout nouveau mariage tant que la première union n'avait pas été dissoute; l’'empêchement de parenté et d'alliance qui devint très imporlant par suite de l'extension donnée à la théorie de l'inceste (1) les empèchements résultaut de la complicité d’adultère, de la clandestinité, de la prêtrise, de Pimpuissance, de l'incapa-
cité, de l'impuberté, du défaut de consentement, etc...