Histoire du Droit civil, n° 817, 2° édit
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ritier. C'est le prolongement, l'émanation de la communauté familiale ».
On sait en effet que les barbares n'ont connu qu’assez tard la propriété individuelle et qu'ils avaient passé auparavant par deux phases sociologiques : la communauté de la tribu, puis celle de la :famille. De cette dernière surtout il nous reste des traces indiscutables dans la législation. C'est ainsi que chez les Burgondes, tout fils a droit, du vivant même du père, à une part dés biens régis par celui-ci qui ne peut rien aliéner sans avoir procédé au partage et attribué les lots. Il est bien entendu d’ailleurs que le père y prend sa part et conserve à titre personnel un des lots dont il pourra par la suite librement disposer (1). M. Viollet fait remarquer quil ne s'agit pas là d’ailleurs d’une particularité du droit burgonde, car on retrouve ces partages dans l'île de Gothland, où ils furent interdits au moyen âge, preuve qu'ils y étaient pratiqués jusqu'alors, et de nos jours encore dans le Monténégro.
La démission des biens pourrait être un résultat de ce
même esprit législatif (2), trouvant un terrain favorable