LA RENAISSANCE ET LE JUDAÏSME
Le romanisme et le judaïsme, bien que partis de principes différents, arrivent aux mêmes conclusions et se prêtent un mutuel appui, pour triompher des idées opposées, que tendaient à affermir les influences premières du christianisme et du germanisme : « la femme n'est pas appelée à la vie extérieure et sociale, elle n'est pas apte à exercer des fonctions publiques. Suivant les principes qui servent de point de départ à Tune et cà l'autre des deux doctrines, la femme, sous ces nouvelles influences, va être repoussée de toutes les fonctions qu'elle pouvait précédemment remplir: le romanisme traditionnel, fort de ses textes, l'écartc des fonctions dites viriles ; le droit canonique, s'appuyant sur la Bible et les Saints-Pères, argumente de son infériorité morale pour lui retirer les fonctions sacerdotales et se rattachant à la religion, que lui avait concédées le christianisme ; la fusion de l'un et de l'autre avec les principes helléniques remis en honneur à la renaissance des lettres, achève la dépossession
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de la femme de tous emplois sociaux et presque de tous droits.