‹ Étude historique sur les professions accessibles aux femmes: Influence du sémitisme sur l'évolution de la position économique de la femme dans la sociétéChapitre 5 sur 58 · II · texte numérisé non relu

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(3) Scoutetten. Histoire des femmes médecins, p. 7.

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être ne serait-il pas téméraire de conclure de la participation directe des femmes aux procès dans lesquels elles étaient parties, à leur admission en général aux fonctions judiciaires. Mais ceci n'est qu'une hypothèse. Ce qui est plus certain, c'est que la femme, en Egypte, avait accès aux fonctions gouvernementales ; elle avait un droit reconnu au trône ( i ) ; la légitimité royale se transmettait par les femmes ; le dernier souverain des Egyptiens fut une femme, la fameuse Cléopâtre.

Si on s'en tient à ces données, l'examen du type des sociétés fondées sur le principe du maternicat conduit à ceci : La femme, sous ce régime, n'est pas considérée comme inférieure, ni l'homme com.me seul capable de droits. On n'y déduit pas artificiellement l'aptitude à être sujet de droit, de la seule force physique ; la femme, en tant qu'être humain, s'impose comme personne juridique ; elle a à la vie sociale, les mêmes droits que l'homme ; elle partage toutes les occupations économiques ; elle participe à toutes les fonctions ; en langage plus moderne, toutes les professions lui sont accessibles ; sous ce régime, qui en admettant les solutions proposées, n'exclut pas le développement légitime et normal de l'association, le fait social s'harmonise

(I) Quand la femme est reine, elle porte une barbe pour mieux montrer son ég-alité avec l'homme. G. Paturet. La condition juridique de la femme dans l'anc. Eg-ypte, p. 8, note i.

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