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ALLIAGES D'OR ET DE CUIVRE

Etude théorique. — Ces alliages ont été moins étudiés que les alliages argent-or, bien qu'ils présentent un grand intérêt. Cependant Behrens en a donné quelques caractères micrographiques.

C'est seulement avec les alliages or-cuivre à haute teneur d'or, 500/0 et au dessus, qu'on a obtenu des surfaces bien cristallisées. Sur des sections attaquées apparaissent des filaments brillants couleur d'or, sur fond sombre profondément attaqué, conséquence d'un abaissement du point de fusion. L'attaque doit se faire à l'acide azotique. Avec 2 0/0 Au, on obtient déjà un treillis très clair ; avec 10 0/0 Au, un treillis plus tin interrompu par des lamelles. On peut également rendre ces dessins apparents à l'aide des couleurs de revenu, avec 10 0/0 Au; on les reconnaît sans difficulté avec 5 0/0 Au après allongement au triple des longueur et largeur par laminage ou battage dans le mortier d'acier. S'il est nécessaire, on pousse la coloration au fond jusqu'au vert, alors les filaments sont rouges pendant que les points et les traits en question restent jaunes. Il n'y a pas de doute que l'on ait affaire ici à une deuxième phase de liquation d'un alliage à plus haute teneur d'or dans ces joints.

Matthiessen a déterminé la courbe de conductibilité de ces

alliages; il a trouvé que F allure était la même que pour les alliages d'or et d'argent, mais que l'augmentation de résistance était encore plus forte que dans ce dernier cas.

Étude industrielle. — Les alliages d or sont obtenus par fusion des métaux constituants. Cette opération a lieu dans un creuset en plombagine, que Ton a soin de garnir intérieurement de poussier de charbon, du moins quand il est neuf. Ceci a pour but d'empêcher des parties du métal de rester adhérentes aux parois.

Les moules dans lesquels on coule les alliages d'or sont en fer ou en sable ; le plus souvent les joailliers coulent les petites pièces dans des moules pratiqués dans des os de seiche.

Le laminage et l'étirage ne présentent aucune particularité autre que celles qui sont relatives au travail des matières d'un prix élevé.

Les alliages d'or et de cuivre sont très employés. Le cuivre apporte à l'or une certaine dureté, bien que ne diminuant pas sa malléabilité, du moins quand il ne dépasse pas 10 0/0.

A. Alliages pour joaillerie. — Les alliages reconnus en France pour la joaillerie sont:

!• Au *'. 750

Cu 250

2° Au 840

Cu... 160

3* Au 920

Cu . . : 80

Il n'y a pas en France d'alliages or-cuivre légaux renfermant moins de 747 pour 1000 d'or, puisque la tolérance est de 3 millièmes sur les alliages précédents.

Pour l'exportation, la France reconnaît depuis 1884 un titre plus bas, celui de :

Au 583

Cu 417

Les deux alliages assez employés en Angleterre sont les suivants :

1° Au 916,6 pour 1000

Cu 83,3 —

pour les alliances, les bagues, etc.;

2° Au 82 à 83

Cu 18à 17

dit or brun utilisé en joaillerie.

L'Allemagne reconnaît les titres :

1° Au 750

Cu 250

2° Au .".... 583,3

Cu 416,6

3° Au 333,3

Cu 666,6

4° Au 250

L'Autriche admet :

1° Au '. 767

Cu 233

2° Au 545

Cu 455

3° Au 326

Cu 674

B. Alliages pour monnaies. — Les principaux alliages pour monnaies sont résumés dans le tableau suivant:

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