‹ Étude mathématique de l'évolution d'une population mendélienne soumise à une loi d'union sélectiveChapitre 22 sur 66 · ETC · texte numérisé non relu

ETC

Il est remarquable que l'expression des coefficients de Fisher concernant les phases

rs de deux facteurs soit la même que celle qu'a adoptée M. Fisher et qu'a établie k M MALÉcoT dans le cas d’homogamie qu'ils ont envisagé (*). Par contre, les expressions des | coefficients concernant les phases hétérozygotes des facteurs sont totalement différentes.

a) ct G: Marécor: Thèse, Paris 1939, p. 6 et 78. x c pe e : ; ST LAN 4

La méthode que nous avons utilisée pour établir les probabilités d'association des gènes et

des phases deux à deux, permet de calculer les probabilités d'association trois à trois. On a en effet d’après (12) :

yhii 2 Oui MeV Of: :

(D) x = 2 [QD à + (21D 521

la somme Y étant étendue aux trois facteurs (H), (H°) et (H”).

D'où: Y sue Rd 12 2) (22. C1) | (22) CD, (22.

CD) = 2 IGD + 2 5 2 }i + > 2 4 : . 4 8 a ct dleore (7) et (10) : Ds nt CH) = 9 (HE pa) ("2 png” pop en TIGE = pp} (Pi Qi) = pp p° (EE +E +8 +04... FER et : | 2 j | | =ELCILE A (28) XLIL — ca Er 4 - (x) | :

G etc... TN | ere même en écrivant :

Vin = 2 Min (x) et en nous bornant au cas de trois facteurs : Vu = Mu (Ex) + Min (Hx) + Mi (H°x) d'où : | & ie LR (FD Mir = 5 (1) ar À > CID ponl2 0 ON QU) za = QU) eux + (2) xro1/2 + (12) x2122 + (122) xop4

(211) xo11 — (211) xo11 + (221) x001/2 + (212) x219/2 + (222) Re ce qui donne, en tenant compte de (22), (6) et (7) : QT) Vin = > [PPP” G+é LÉ) + POP” G+i +e)i + PPO"G+r pi ù

+ PQQ", GET Prdi + QPP"G + +) EE QOP'G +7 +) + QPQ" (5 +8 47)5 +000" GLS; +5) il + 0 (p)

ter

% soit : | » CH) Var = x} Pi + Où) [°° (PE + Qÿ) + p° (PE 4-Q"5")] + p'9° (Pé + Qj À + 0 (e)

ss

4 et:

Nat Me ME EE) + he gl +06

# Si l'on tient compte alors de la relation (20) réalisée lorsque la population est en équilibre, on trouve finalement :

@) F Vu V+2EE +EE"+E EC") HL0E + +0)+0()

- En remplaçant x111 et Vu par leurs expressions (28) et (29), on trouve :

en + ae | nn 26e +6 +) +00)

i ie d'après (6) et (23) :

CD TEEN ECS

. et l'on établirait de même les autres fréquences d'association des gènes trois à trois :

vs

GID= pr H=2u (SE SE" + EE) +0(“)

Gi) | G31)= 909 24 (7 + FETES NN] +0) + (313) = qpp° [Il — 24 (ZE +" + CSN +0 () É etc. L

D’ après (7), (23) et (30) on obtient :

G (ID = pip pre li EE LEE ET) 100)

et l’on Stbhirait de Ève les autres fréquences d'association entre phases as des

facteurs trois à trois :

Es GI) = gp" Su (E2 RE PÉPLETE STE (A) (333) = gg"? [1 —B8u( SES SUESISTN + 0) | GI) = afp %g"2 [1 — 84 (ZE + PSE SN +06)

etc.

0 Les fréquences don entre une phase hétérozygote et deux phases homozygotes sont obtenues à à DA . (24) et (32) par la relation :

1e CUIR PT EU

SARA (112) = p'p” is ISF E pl 84 CET LA +TEN a NBA GE LES" RESON

ce qui donne toutes réductions faites :

69 | GI =2ppp"a" BA ZE — 4 EC + EVE + PU TOE) P

et l'on obtiendrait de même les expressions analogues :

G1D = 2 gpp"e" [Bu PE —4u(S LEE" + FI +0) | (121) =2pthans [lb a ui (ELEC NESS FN GE 0 (a) (213) = 2 pp (Bu 7" au +7)E + A) +009.

CtC:

LÉ te d'association entre une phase homorygot et deux phases hétérorygotes sont alors obtenues à partir de (25) et (33) par la relation : 0

2 = (120) — (12) = Le ‘ d’où : TRUE

(122) = 2 pèy'a [I — 414 AT a HE +7 (E +67 M2 [8e 7" sie FES “HER

ce qui donne toutes Fe duétions faites, en tenant compte de !

lat = 2pia; pe tee ES ne nr. ve. +7 64 (122) = 4 p°p'q'p a” 124 LE (E mA in he a +FYE" ip 1) : a

et l'on obtiendrait de même les expressions analogues : | "NES 2 D ;

(CENT PTE CCC Ce +7ye +7) +

(212) — 4 pqp°p"q" | 1 —2n LEEIZLE" +77) +E+NE" 2) | Ere mo.

G29=4mme "bergerie ne + el

etc.

Lente Enfin la probabilité d'association des trois phases hétérozygotes est obtenue à partir de (26) et (34) par la relation :

(222) = (220) — (220) — (223) | d'où :

(229 = 4 pgb'à l=2,EIPNELIS)

IEP EL P LEA UELDNE LE) | slip erriéinie+he+snl

ce qui donne toutes réductions faites :

(222) — 8 ppp q 4 (TIMES ESNENEPNHEUESIE+ FN)

Les formules (32), (33), (34), (35) permettent d'écrire immédiatement les coefficients fix de Fisher pour les probabilités d'association des phases des facteurs trois à trois :

fun —“Eutee IFR '+C"E)

fus = —B8u(EE +ES"+<S"C)

fuo= —d4u PEET HE +<E)(E" +]

frs = Au DES LE LS)E" +]

Him 2h DEEE EEE PIECE PIE" +9] fa9o = —2u PSE +HS HE" <HSND+HE +<SNE" +SF7”)]

cdeiie MR AE e Los NES. à RQ dir ef Ven er, »

fans = — 24 (EH) ETES) HET EME" +7") + era) me

è CHAPITRE V

CORRELATIONS RELATIVES AU CARACTÈRE PRIMAIRE DANS UNE POPULATION EN EQUILIBRE

… Notations. — Nous conserverons dans ce chapitre où nous supposons encore la population en équilibre, les notations du chapitre précédent. Mais nous supposerons de plus que la

contribution H du facteur (H) au caractère primaire se décompose en deux parties :

: __ — L'une, que nous appellerons ( contribution génétique » G, est la somme de deux aléatoires

du deuxième ordre A et #1 correspondant respectivement aux contributions additives des deux gènes caractérisant le facteur (H) :

__ — L'autre, est un résidu d qui traduit l’effet de dominance.

Nous poserons donc :

| CT Lo HeC id 7 curipa

d'OÙ 2°: 4 | | ; |

Ke ARS S US GE Sd

" et finalement : ATESE

- 2 x=2+D en posant : |

z=>ÈG et Das"

- Nous conviendrons de désigner les quantités relatives à G par les mêmes lettres que les. quantités analogues relatives à H, mais affectées de l'indice o. Si l’on représente alors par t et s

les valeurs que peuvent prendre les aléatoires 7 et .W”1, l'aléatoire du troisième ordre G peut

- prendre les trois valeurs :

auxquelles correspondent pour l'aléatoire du troisième ordre d les trois valeurs que nous

désignerons par :

M = i — Lo; n—=J]—)Jo; r—=k—kho

À < e . | ï 0 : . . a . Détermination du rôle de la dominance. - Ajustements par moindres carrés.

. Premier mode d'ajustement. — Considérons séparément chaque facteur et déterminons pour nc la contribution génétique G de telle sorte que M (d°) soit minimum : on obtient en

- annulant les dérivées partielles par rapport à s-et { de l’ An

| M@)=PG—i) +20G—j) +R —kY

ca

les deux conditions :

UE = 0 QG—s—) +R(k—25s)=0

soit, avec l’approximation adoptée :

bras pio + gjo

(D pi + qk = pjo + qko

conditions évidemment identiques à celles que l’on a dans le cas du random mating (:), puisqu ce sont des conséquences de la loi de Hardy.

Et, en tenant compte de la relation 2 jo — io + ko, le den (1) admet la 2% solution

Lip ne g’k — p'i PNR REP NS RE

(2) io 3 À

Deuxième mode d'ajustement. — Considérons l’ensemble des facteurs déterminant le caractère primaire et déterminons la contribution génétique de chacun des facteurs de telle sort que la quantité M (D?) soit minimum. Or on a :

M(D)= (11. )(Gi+i +... —24—2"—...) AO EE LR DR te ROULE CPR RS

+2 )GET +. 2 Es —,.} + (221...) (GG +i +. —t—-s—r—5s — ...} +21...) R+ÿ +. —2s—r —s —1..} A DC

et, en annulant les dérivées partielles de M (D°) par raDpOTt àt,às,à t, à s’.. on obtient pou chaque facteur deux équations ; par exemple :

1 0M(D' Tr É ôt #2: .) (xz11 — 2111) + (211 .) (xo11 — 2211)

+ 2 (121 e ) (x 191 SET Z121) + (221 . ) (x221 FE 2221)

ce qui s'écrit :

(1) Cf. G. Marécor, Thèse, Paris 1939, p. 45, (2)

ALP: Vs

ou enfin :

KI SPP

rw) | (100) Grroo — za) = 0 |

Les équations qui définissent l'ajustement sont donc :

| PI + QJ = Plo + Qjo QJ + RK = QJo + RKo

(3) | PE + QT = Pl + Q'Jo' | QT +RK' = Oo + R'Ko etc...

En additionnant membre à membre ces équations deux à deux, on trouve les relations :

| PI + 2 QJ + RK — Plo + 2 QJo + RKo— 0 (4) PL +20 +RK = PL +20 +RK° — 0

etc.

- ou encore en tenant compte de la loi de Hardy :

p°lo + 2 pqJo = g°Ko = 0 | (4) plo + 2pq Jo + q°Ko—0 |

etc. |

Or, en remplaçant Lo, Jo, Ko... par leurs expressions (cf. p. 45) :

D be PE f)n 20 (Ed pe RUE DE]

ete

où les coefficients f sont les coefficients de Fisher d'association des phases des facteurs deux > à deux, et où la somme X est étendue à tous les facteurs sauf (H), et en remarquant que :

PP° (1 + f11) + 2 QP’ (1 + f21) + RP' (1 + fz1) = P° = p°

élE.

- les équations (4’) donnent la relation :

6) | He PE Gb) = 0 |

ou encore en tenant compte de jo — (io + ko)/2 :

6”) : | 5 Gi + gko) = o|

Equivalence des deux ajustements. — Remarquons que le ti @ du système (1) vérifie les relations (5) et (5’) conséquences du système (3). Mantrons que cette solution vérifie avec

l'approximation adoptée les équations (3).

En comparant les expressions de I, J, K et de Lo, Jo, Ko, on a :

P(I—1Io) = Pm+>[(Dm + 2 n + 13) r| 2Q(J— Jo) = 2Qn+2 [2m +(22n (Dr

etc...

La première équation G) s'écrit alors :

(6) | Pm + Qn +3 (CES +02 ET J=0

__ en posant comme d'habitude :

(D = UD + GDP2 Ent :

ou, en bien les expressions ([V- 25) établies au chapitre précédent et en “tenant compte

de : pE + 7 = O, ; (LI) = pp°? (1 — 4 A0) (13) = pq? (1—A4ue 7).

(2) = 2ppa [Il UE AE AE l équation (6) s'écrit :

pm + pqn d pE ! prnshpanse CL — .

bem + pa (ET +7 ee rt.

Or, d'après (5) et (EV-1 0) on a :

5 (p°m 2 2 pqn + q%r) = pm + 2 pan + q°r + © (p°m F 2 p'qn + gr) = a

et finalement, en tenant compte de p#" + q 7” — 0, la première équation G + devient

(6’) Latest nes (b"(m' =) +y ED à

La deuxième équation (3”) s'écrirait de même :

ED Lame pm 2am tar +475 ne mn) +4 fe ne l

BE TR TR RE Et TO PT ES 4

Mais les solutions (2) du système (1) satisfont aux relations suivantes que l’on déduit immédiatement de (1) :

pmrqn= 0%: | pr qr= 0: pm + 2 pan + gr = 0 Va : nn) Fa Ge 0) pe

à — Élles vérifient donc les équations (6°) et (6 ) ; ce sont par conséquent aussi des solutions du £. système (3°).

Nous voyons qu'avec l’approximation convenue, les deux modes d'ajustement ont la même … solution (2) : ils sont équivalents, et nous pourrons simultanément utiliser les conséquences que l’on peut déduire de l’un ou de l'autre.

3 Thterprétation des deux modes d'ajustement. — Les équations (1) qui définissent le premier ajustement signifient que lorsque l’un des gènes concernant le facteur (H) est déterminé

1e ou .7 1 fixé à la valeur t ou s), on à :

. Nous Fe. cette propriété la propriété (A).

De même les équations LE ) qui définissent le deuxième ajustement eniient que si un gène é- de l'un quelconque des facteurs est déterminé, on a à

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