‹ Étude Médicale sur les HuîtresChapitre 17 sur 23 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

L'huitre en thérapeutique.

Après avoir montré la valeur de l’huître dans l’alimentation normale, nous tâcherons de résumer les points essentiels concernant ses application thérapeutiques. Nous avons déjà vu que l’huître a été employée dans la cure de diverses maladies, depuis les époques les plus anciennes. Actuellement ces indications semblent restreintes et 1l est difficile de se rendre compte des résultats qu’elle permet d’atteindre, faute d’une expérimentation méthodique poursuivie sur une assez vaste échelle.

On peut parler d'applications thérapeutiques de lPhuître dans deux sens: tout d’abord, l’huître peut être prise comme l’un des éléments importants d’un régime alimentaire ; puis comme médicament proprement dit. Nous allons envisager successivement ces deux cas après avoir montré qu’elles peuvent être les indications de cette thérapeutique et de quelle façon elle agit.

Léa 3 10 INDICATIONS THÉRAPEUTIQUES DE L'HUITRE.

Des nombreuses applications anciennes, il en persiste relativement peu. Une des plus anciennes indications de l’huître est la phtisie. Nous avons vu l'éloge qu’en firent les anciens auteurs comme véritable remède de la phtisie pulmonaire, de la scrofule, de la faiblesse des os, bref, comme nous dirions aujourd'hui, de la tuberculose sous toutes ses formes. Nous n'insisterons que sur les travaux actuels qui ont été consacrés à cette question.Fonsagrives, puis d’autres auteurs bordelais, comme F. Lalesque, J. Carles et Llaguet, puis Barrère montrent que l’huître doit occuper une place importante dans l’alimentation du tuberculeux. Il ne s’agit évidemment pas d’un médicament qui guérit la tuberculose! Mais simplement d’un aliment sain, facile à digérer, contenant tous les éléments qui permettent une suralimentation rationnelle. Il faut admettre d’autre part que l’huître, d’après ce que nous avons vu dans le chapitre précédent est riche en diverses substances dont l’action tonique générale est indéniable. Nous donnons aux tuberculeux des vitamines À et D ; Nous leur adnuinistrons de la viande crue et de la viande viscérale riche en acides aminés. Or, l’huître contenant tous ces principes peut agir dans le même sens.

À titre de médication ou de régime reconstituant, l’huître peut aussi être préconisée dans les asihémies, dans les convalescences, surtout si ces états s’ac-

J. Cabrit 3

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