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compagnent d’anémie. C’est là, croyons-nous, l’acquisition la plus importante concernant l’utilisation thérapeutique des huîtres. Les travaux de Pease, auxquels nous avons déjà fait allusion, démontrent d’une façon très nette, l’action thérapeutique de l’huître dans l’anémie. L’expérimentation fut poursuivie avec des huîtres vertes américaines et des huîtres blanches. L'action de l’huître fut comparée à celle du foie. On administra à des animaux atteints d’une anémie expérimentale et divisés en quatre lots : du lait seul au premier lot témoin, du foie de veau au second lot, de l’huître blanche au troisième et verte au quatrième lot. Les résultats furent surprenants. Les animaux témoins moururent tous et présentèrent à l’autopsie des lésions typiques d’anémie pernicieuse. Ce sont les animaux nourris par les huîtres vertes qui présentèrent des signes de régénération sanguine les premiers, ensuite ceux qui eurent du foie de veau et en dernier le lot nourri avec des huîtres blanches. D’après ces faits, l'huître verte américaine, posséderait une action régénératrice sanguine plus intense que le foie de veau qui est cependant l’agent le plus actif que l’on connaisse actuellement. Nous examinerons par la suite les hypothèses qui furent émises à ce sujet.
Un autre point, touchant les indications thérapeutiques de l’huître est sa teneur en iode. Nous nous contenterons des indications qui découlent de
la présence d’iode. Les deux principales sont le
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lymphatisme ou les tuberculoses ganglionnaires atténuées et les troubles thyroïdiens. Les huîtres «suriodées » selon le procédé, décrit par Loubatié, semblent remplir toutes les conditions requises
pour remplir ces indications.
20 MopE D'ACTION THÉRAPEUTIQUE DES HUITRES,.
Quelles peuvent être les substances thérapeutiquement actives dans l’huître ? Ayant étudié sa composition chimique, nous pourrons rapidement passer en revue les corps susceptibles d’avoir une action médicamenteuse.
Le premier de ces corps est l’iode. On sait que cet élément fait partie du milieu marin et que les algues et le plancton en contiennent des quantités considérables. Si l’on considère dès lors que l’huître se nourrit avant tout d'algues, il n’y a rien d’étonnant à ce qu’elle puisse renfermer ce métalloïde. Et plus encore que sa quantité, il est important de considérer la forme chimique sous laquelle cet élément se trouve dans le corps de l’huître. Il s’agit en effet d’iode organique, éminemment assimilable et dont l’activité thérapeutique sera ainsi supérieure à celle des sels minéraux comme l’iodure de potasssum ou de sodium. Seulement, comme les dosages effectués par Salle et Loubatié l’ont montré, l’huître contient des quantités trop infimes d’iode pour que ce médicament soit actif. Bourcet avait montré
qu’un kilo d’huîtres sèches contient 1 mgr. 37
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