‹ Étude Médico-Légale des AccouchementsChapitre 15 sur 34 · SUR TT · texte numérisé non relu

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de lit, le cordon rompu, l'enfant criait faiblement et tout suivit dès lors pour lui et pour la mère le cours le plus normal. Le nouveau-né élait petit et avant terme. La mère bien développée, vigoureuse, avait un thorax et des hanches larges. Elle n'avait jamais été malade et ne présentait aucun signe d'épilepsie, d’hystérie, de vès-anie, d'intoxication quelconque.

Dans l’observalion de Brochin, parue dans la Gazette, des hôpitaux, en 1854, une secondipare enceinte et à terme se lève pour faire du thé ayant des coliques qu’elle croit occasionnées par des vents. Au moment de se recoucher elle sent un corps volumineux entre ses cuisses et la garde à qui elle fait part de cette impression n’est pas peu surprise de trouver la tête d’un enfant pendant hors de la vulve et qui achève de se dégager pendant que la mère remonte dans son lit, quelques instants après un deuxième enfant venait au monde sans plus de difficultés,

Deux cas rapportés, l’un par Budin, l’autre par Leblond, dans les Annalesde Médecine légale présentent beaucoup moins d'intérêt car la fille avait manifestement intérêt à dissimuler sa grossesse et son accouchement. ,

En, 1891 Laugier rapporta un cas d'accouchement inconscient à la Société de Médecine légale. Il concernait une multipare qui accoucha sur un vase de nuit à la maison de Nanterre, croyant satisfaire un besoin impérieux de défication. Dans la discussion qui suivit, Descourt s’exprima de la façon suivante et nous ne sommes pas loin de partager son avis: «Je ne crois pas qu’on puisse appeler un tel accouchement incons-

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cient, car je ne me figure pas qu'une femme puisse ne pas se rendre compte du passage de la tête fœtale à travers l’orifice vulvaire. S'il y a inconscience au début, elle disparaît en tous cas bien vite ».

Observation II (Inédite).

(Cominuniquée par M. le docteur Mazel).

Grossesse connue. Accouchement par surprise dans les cabi. nets. Mort de l'enfant. Suspicion d’infanticide. Non-lieu.

RÉSUMÉ pu Rapport. — Le 11 avril 1920 le docteur Mazel est commis par le Procureur de la République à Lyon à l'effet de :

« Après transport sur les lieux à C..…., procéder :

« 1° A l'examen de la demoiselle M. C. domestique chez F. qui est aecouchée hier vers 15 heures;

«20 À l’autopsie du cadavre d'enfant du sexe masculin retiré des cabinets d’aisance de la maison F.

« Faire loutes constatations utiles et nous indiquer s’il y a eu réellement crime. »

EXAMEN DE LA DEMOISELLE M. — La demoiselle M. fait au docteur Mazel les déclarations suivantes : Agée de 21 ans ; enfant naturelle, légitimée à l’âge de 12 ans, elle est placée depuis le 1er août de l’année précédente chez les époux F. Elle a tou- Jours été bien portante. Antérieurement à sa grossesse récente, elle n’a jamais eu d'accouchement ni de fausse couche. Pour sa grossesse récente qu’elle n'avait cachée ni à ses patrons, ni aux personnes de son entourage, elle avait consulté à trois reprises le Docteur L., de la Demi-Lune. L'accouchement était prévu pour la période du 15 au 30 avril, les couches devaient avoir lieu à la Charité. A l'appui de ses dires la demoiselle M. présente un certificat du docteur L. authentifié par le timbre de la Mairie de C. Le départ pour la Charité devait avoir lieu le 12 ou le 13 avril.

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