‹ Étude médico-légale du tétanosChapitre 12 sur 30 · A: RO · texte numérisé non relu

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même temps qu'une atteinte des centres bulbaires dont l’intoxication est autrement grave que celle des centres médullaires, ceux-ci étant les premiers touchés dans les cas de tétanos traumatique ordinaire.

La plupart des observations de guerre relatent en effet des cas ayant évolué en trois, quatre-et même ‘six jours lorsqu'il s’est agit d'accidents aigus, et de plaies intéressant d’autres régions que la face. Les cas ne sont pas rares. non plus où l’on a observé, longtemps après la blessure, des tétanos partiels, à forme le plus souvent monoplégique, en rapport avec linciusion d’un projectile dans le membre où se manifestaient les symptômes tétaniques. Rarement, on assistait À la généralisation de l'affection; le plus souvent, l'extraction du projectile, dont la culture et l’inoculation démontraient la nature tétanigène, coupait court aux accidents et amenait la guérison. Sans doute, ces blessés avaient subi une et quelquefois deux injections préventives. Mais l’immunité conférée par le sérum avait depuis longtemps disparu quand -éclataient les premiers symptômes du mal, c'est-à-dire, 60, 80 jours et même plus, après la blessure. Il ne faut voir dans ces faits qu’une nouvelle preuve de la réceptivité médiocre présentée par les blessures d'armes à feu à l'égard du bacille tétanique, qui n’y trouve ordinairement pas des conditions favorables à son développement.

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