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Le tétanos dans les larges destructions is
CULARESS
Les, larges destructions dernio- Rare sont le plus souvent consécutives à à} action offensante d’ un agent thermique sur le revêtement cutané: brûlures ou gelures. Exceptionnellement, elles peuvent être dues à l'application d’une substance chimique CoTrosive. Quelle qu’en soit la cause, elles constituent un terrain de culture ‘éminemment Ares au développement du bacille de Nicolaïer. F F
L’inoculation .est extrêmement facile en raison de la large porte d’ entrée que présente le tégument. Les poussières du sol, les germes qui peuvent se. trouver à la surface du corps ou des vêtements, surtout st le blessé habite la campagne, se déposent sur la plaie qu'ils ‘ensemencent. |
Le nettoyage et la désinfection en sont rendus très difficiles, pour ne pas dire impossibles, par la présence dés escharres, des lambeaux d’épiderme encore adhérents et surtout par la ‘sensibilité extrême des lésions au moindre contact. R
Le développement du bacille semble au premier a-
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bord devoir s’effectuer de façon assez précaire dans de telles plaies, toutes en surface et largement exposés à l’air. Mais il faut compter avec les plaques de sphacèle, les croutelles, les lambeaux de chair mortifiée : les phénomènes gangréneux dont ces points sont le siège apportent une aide puissante à la pullulation du microbe, en créant un milieu approprié.
La sérosité contenue dans les phlyctènes : constitue aussi un véritable bouillon de culture, non. seulement pour le bacille de Nicolaïer, mais encore pour les miciobes associés, sérieux adjuvants de l'infection tétanique.
: La résorption des toxines, au niveau d’une aussi large solution de continuité du tégument se fait très rapidement et de façon presque aussi massive qu’au niveau d’une plaie placentaire.
Enfin, il est de notion courante que la gravité de toutes les lésions cutanées accidentelles est en rapport avec leur étendue en surface bien plus qu’avec leur profondeur. La résistance de l'organisme se trouve donc considérablement diminuée chez tous les blessés de cette sorte. Il s’y ajoute le plus souvent un état plus on moins accentué de dépression ‘nerveusé par suite des phénomènes douloureux dont la plaie est le siège. L’intoxication consécutive à la résorption des produits de toute nature résultant de la désintégration des escharres, des plaques de sphacièle, des fermentations microbiennes, vient s'ajouter aux
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facteurs précédents pour paralyser ou détourner la défense leucosytaire. | b à é
Nous rappellerons brièvement les cas de TÉTANOS CONSECUTIFS AUX GELURES ET FROIDU:
RES des extrémités, observés pendant la guerre. ls ne | présentent en effet que peu d'intérêt dans la pratique courante en raison de la rareté des lésions init'ales. Par contre leur \fréquence dans la zone des armess fut considérable. Les gelures des-pieds se révélèrent comme des lésions extrêmement tétanigènes et susceptibles d'imprimer à l'affection un. mode évolutit particulièrement. grave., Des statistiques de: guerre relatives au tétanos, il ressort en effet. que durant les deux hivers 1915-1916 et 1916-1917, 38 cas furent observés, qui, étaient consécutifs à des lésions de froidure des pieds. Au cours d’une période de huit mois, donc à peu près égale à la durée totale de ces deux hivers, on ne releva que 73 cas imputables à des plaies par projectiles de guerre et 15 secondaires à des lésions traumatiques banales. Si l’on songe que le nombre des soldats blessés a été infiniment supé rieur à celui des hommes atteints de gelure des extrémités, on conviendra que ces dernières lésions occupent de beaucoup le premier rang parmi les diverses ‘circonstances étiologiques proprices à l’inoculation et à la prolifération du bacille de Nicolaïer.
Tous les cas observés se sont montrés d’une gra:
vite. EXCESSIVE Sur 6 malades n ‘ayant pas reçu d’injection prévehtive, on compte 6 décès. Sur 32 mala des ayant reçu de üne à trois injections préventives, 29 sont morts, 3 guérisons seulement ont pu être obtenues. ‘Il convient’ de signalér que sur les 38 cas observés, on comptait 26 Arabes ou Sénégalais, /races particulièrement sensibles à l’action du froid dont elles supportent malaisément les effets.
L’'innoculation se faisait. très. vraisemblablement par la boue ou la terre qui souillait les chaussures.
Dans tous ces cas, sauf un, il y avait formations de phlyctènes et surtout production d'accidents ‘de sphacèle avec infiltrations œdémateuses étendues, milieu très favorable au développement du bacille, à la: secrétion et à la diffusion de la toxine, et peut être même à sa virulence.
“Bazy, au cours de ses recherches bactériologiques a rencontré le siège du foyer tétanique au niveau de la geluüre d’un pied dont'les escharres commençaient à s’éliminer: FR |
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LES LESIONS DE BRULURE se montrent tout aussi fävorables à:l’éclosion d'accidents tétaniques, souvent très graves, et sont d'autant plus intéressantes à connaître qu’elles relèvent. fréquemment d’accidents survenus au cours d’un travail professionnel. En effet des lésions aussi étendues . que- celles que nous avons en vue ne sont guère possibles que chez
des ouvriers travaillant dans les usines, les forges, les fonderies ou chez des ouvriers électriciens. Elles sont justiciables au plus haut point de la sérothérapie préventive, particulièrement si elles siègent sur les membres, plus exposés que le tronc à la contamina tion par des spores tétaniques.
MM. Rocher et Lasserre ont publié en 1919 à la Société anatomo-Clinique de Bordeaux deux cas de tétanos mortels consécutifs à des brûlures étendues par courants électriques. 11 s'agissait d'enfants qu avaient été électrocutés en grimpant sur des pylones électriques soutenant une ligne à haute tension.
Dans le premier cas on notait des brûlures profon des et étendues des deux mains et des deux pieds par un courant de 20.000 volts. Il s’ensuivit une gangrène massive des deux mains. Le tétanos se déclara le 18° jour, consécutivement à l’amputation des deux aväntbras au tiers moyen, bien que l’on ait pratiqué 4 injections de 10 cc. de sérum antitétanique, dont la dernière quarante huit heures avant l'intervention.
Le deuxième cas se rapporte à une gangrène massive du membre supérieur gauche par décharge électrique. On pratiqua la désarticulation de l'épaule. Peu après se déclarait un tétanos suraigu qui emportait le petit malade en vingt quatre heures.
Dans ces deux observations, il faut noter l’action favorisante de la toxémie massive due à la désintégrâtion des tissus mortifiés, en dépit de l’intervention précoce et d’une large exérèse, 11 convient de Signaler en outre que le tétanos s’est déclaré sans que
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les enfants eussent leurs plaiés souillées par la terre. En raison de leur existence À la campagne, ils étaient très vraisemblablement porteurs de germes tétant- : ques. |
On peut concevoir, en dehors des accidents du travail, dive erses circonstances intéressantes où les lésions dé brûlure ayant servi de point de départ au tétanos, sont susceptibles de retenir l’attention du médecin. légiste et de provoquér ire expertise : SDAR exemple lorsqu'elles sont le fait d’un-atténtat criminel, d’une tentative de suicide ou d’un acte démentiel.
Un cas qui So ‘apparente assez à cette catégorie de faits fut soumis il y a quelques années à l'expertise de M. Dervieux. I1 s'agissait d’un tétanos dont le point de départ é‘ait constitué par des LESIONS CAUST IQUES consécutives à des applications d’acide sulfurique dilué. |
Une femme souffrant d’un volumineux sarcome de l’épaule et ayant. refusé l'intervention chirurgicale se confie à un rebouteux qui la soigne en appliquant sur la tumeur des compresses imbibées d’une solution “ont il garde la formule secrète, Après quelques séances de traitement la peau noircit, se nécrose, se fen. dille et la tumeur diminue de volume. Subitement, éclate un tétanos que rien ne faisait prévoir et qui emporte la malade en. quelques jours. Une enquête judiciaire est. ouverte. L’expertise démontre la pré-