RO DE
sence de bacilles tétaniques au niveau des lésions cutanées, et le rebouteux interrogé déclare que la solution utilisée n’était autre chose que de l'acide sulfurique dilué. NT
Les experts s’étonnent alors de ce que le bacille de Nicolaier n'ait pas été détruit par l’acide sulfurique. Des expériences faites à l’Institut Pasteur démontrent que loin d’être nocif pour le microbe, l’acide sulfurique en exälte au contraire la virulence et avait donc agi comme facteur nettement favorisant en ce qui concernait l’évolution du tétanos. Des recherches ultérieures démontrèrent que tous les autres acides favorisaient aussi l’infection tétanique en rai-. son de leur pouvoir chimiotaxique négatif qui paralyse la phagocytose.
Il est très probable, comme l'indique M. Dervieux que la plupart des cas de tétanos signalés après des injections intra-musculaires de sels de quinine relèvent d’une cause analogue. La majorité des solutions : utilisées sont en effet à base de sulfate de quinine, qui n’est jamais rigoureusement neutre et contient toujours des traces d’acide sulfurique libre. Injectées chez des sujets porteurs de spores tétaniques - qui seraient normalement détruites par les phagocytes, ces solutions acides paralysent la défense leucocytaire et permettent ainsi aux spores de germer et de se déve-
lopper.
PCA TRE