‹ Étude médico-légale du tétanosChapitre 15 sur 30 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Le tétanos traumatique

Le tétanos traumatique constitue la variété la plus courante de l'affection. ‘ Bien que tout tétanos soit par essence d’origine traumatique, en raison de l’effraction cutanée indispensable à l’inoculation, nous’ grouperons plus spécialement sous ce nom tous les cas de tétanos consécutifs aux lésions traumatiques d’origine et de caractère divers, quelquefois assez graves, mais le plus souvent insignifiantes par elles-mêmes (coupures, piqûres, éraflures, etc.…). La question présente d’autant plus d'intérêt que de telles lésions se produisent couramment au cours du travail professionnel. À part les tétanos consécutifs à des lésions de brûlure, tous- - les cas de tétanos par accident de travail rentrent dans cette catégorie.

L'évolution de l’affection est favorisée par différents facteurs : les uns sont relatifs à la lésion elle-même ; les autres se rapportent au blessé.

| Les lésions les plus variées, parfois même les plus inattendues peuvent ouvrir la voie à l'infection tétanique, C'est ainsi que l’on a vu des tétanos consécutifs : à une piqûre d’abeille, à la morsure d’un serpent. à

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l’extirpation d'un cor au pied, à l’avulsion d’une dent, à un catétherisme uréthral. En résumé la moindre lésion cutanée, une simple piqûre presque ane que peut devenir tétanigène S fe se dépose à son niveau des spores tétaniques.

Les blessures minimes sont même plus dangereuses qu’une lésion de moyenne importance, car on néglige très souvent de prendre À leur, égard la moindre pré- : caution antiseptique

Nombre de gens en effet, après une légère coupure. ou une piqûre superficielle, se contentent d’éssuyer avec leur mouchoir, parfois même avec leurs vêtements la goutte de sang qui perle au niveau de la lésion et né se préoccupent point de la protéger contre des atteintes | ultérieures. Que la poussière qui souille les vêtements renferme des germes tétaniques, qu’ un objet souillée de boue ou de terre vienne au contact de la lésion, et voilà. la plaie ensemencée, à moins que l'inoculation n'ait été simultanée avec la blessure, er raison de la septicité de l’objet (vieux clou rouillé, débris de pot de fleurs, etc...). De plus en pareil cas, le blessé oublie ou refuse la pratique de l” inecHon préventive.

S’ii s’agit au contraire d’une lésion plus importante, elle sera soigneusement désinfectée, puis protégée par un pansement aseptique. En fait on voit très rarement le tétanos venir compliquer une blessure ae quelque importance, à moins que la désinfection en ait été rapide et superficielle et que l’on ait négligé de rechercher et d'extraire les particules de terre ou les petits graviers susceptibles de s’y trouver inclus. é

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