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éultés ainsi que la façon dont: M. Philippe parvint à jes. surmonter: 40 #00 ao DU AE "Le succès de la culture, très difficile à. obtenir, Surtout après une survie prolongée et après. l’envahissement des tissus par de nombreux germes, est du à ce .que le fragment entier a été. plongé dans le bouillon, transformé ‘ainsi en milieu de Tarozzi: à l’utilisation du bouillon vitaminé au sang ; au vide profond, qui à débarassé le milieu de toute trace d'oxygène, ainsi qu’à la protection contre l’air extérieur par l’huile de vaséline; » + Gt
« Rapidement flambé à trois reprises dans la flamme d’un bec Bunsen, pour détruire les germes de surface, le fragment a été introduit, dre un, tube contenant du bouillon bactériologique (pH : 7,8), sous huile de vaseline. Le bouillon a de plus.été soumis, pendant un quart d'heure à l’action d’un vide d'un demi-millimètre de. mercure, de façon à en extraire rigoureusement les gaz dissous. pEx | ET Après 24 heures de séjour à l'étuve.à 37°, le bouillon était fortement troublé. L'examen microscopique a montré une flore abondante dt, variée de microbes anaérobies. Après coloration par le Gram, il a été possible de-distinguer de rares éléments paraissant présenter ïes caracttres du bacille de Nicolaïer. Pour distinguer ces éléments des pseudo-tétaniques, (bacillus sphéricus) dépourvus d’action pathogène, il a été nécessaire d'isoler le germe.
Une prise d'essai du bouillon de culture a été soumise
pendant une minute à l’action de la chaleur à 80°, qui tue
tous les microbes, mais respecte les spores du bacille tétanique, puis réensemencée dans le même bouillon ,traité dans lès mêmes conditions qu’au début. à
Au bout de quarante huit heures, le bouillon, maintenu à 37° est resté limpide et la culture a paru échouer.
Nous avons alors utilisé un bouillon vitaminé au sang, obtenu dans les conditions suivantes : au bouillon bactériologique, nous ajoutons un filtrat À la bougie. Chamberland de sang laqué de lapin dans la proportion d’un dixième. Dans ce bouillon nous avons ensemencé la culture initiale portée à la température de 80°, puis nous avons fait un vide rigoureux.
Au bout de 24 heures, le milieu s’est troublé. Un réen- semencement sur bouillon bactériologique ordinaire anaé: robie a donné une culture pure de bacille de Nicolaïer.
Après coloration par le Gram, on reconnait le bacille à sa forme en tête d’épingle. Les spores ont été colorés} avec succès par la méthode de Moeller. Enfin l’inoculation
au cobaye a déterminé la mort en 18-20 heures.
En dernier lieu l’inoculation aux animaux viendre clore la série des épreuves et corroborer les résultats déjà acquis. On utilisera soit le cobaye, soit la souris. Celle-ci sera choisie de préférence, en raison de la sensibilité particulière dont elle fait preuve vis à vis de la toxine tétanique. Il sera bon d’inoculer plusieurs sujets, les uns étant injectés avec du pus prélevé au niveau de la plaie, les autres avec le filtrat des cultures. L'apparition des symptômes tétaniques se fera dans un délai variant entre trente six heures et quelques jours selon le degré de virulence du bacille ou la quantité de toxine renfermée dans le filtrat des cultures.