‹ Étude médico-légale sur l'avortementChapitre 27 sur 44 · IX. — i&vortcinents tentés ou provoqués par des procédés · texte numérisé non relu

IX. — i&vortcinents tentés ou provoqués par des procédés

divers.

Obs. LXXIT. — Tentative prétendue d''avorteme7it par V introduction de la main. (Rapports inédits.)

La fille Bornigal, âgée de vingt-deux ans et demi, fait la déclaration suivante :

« J'étais enceinte des œuvres de Mercereau, mon maître, âgé de vingt et un ans. Sur son conseil, j'ai bu des infusions de rue, qui n'ont eu aucun effet. Le 51 mai 1863, j'étais enceinte d'environ sept mois ; sur l'invitation de Mercereau, je me rendis dans un champ de blé, il m'y suivit, me fit coucher entre deux sillons, après m'avoir écarté les cuisses, il quittg. son gilet, troussa sa manche, et me plongea toute la main dans les parties. 11 me fit très grand mal, et me dit qu'il avait tué l'enfant. Je restai environ un quart d'heure dans le champ sans pouvoir remuer, le sang venait en abondance. Enfin, je regagnai la maison. Jusqu'ici j'ai gardé le silence parce que Mercereau promettait de m'épouser. «

L'accusé nie très énergiquement ; il attribue au dépit qu'éprouve cette fille de n'être pas épousée par lui, une accusation contre laquelle il s'élève.

La tentative de la main aurait eu lieu le 31 mai 1863 ; le 27 juillet, le docteur Drouet visitait, pour la première fois, la fille Bornigal. Son examen ne constatait rien que de naturel chez cette fille. Le 17 août 1863, M. le docteur Pitian-Dufeillay visitait cette fille plus de deux mois et demi après.

Page 1