EXEMILLS DE PENDAISON PRÉCÉDÉE DE STRANGULATION
Je vais citer quelques exemples de ces violences meurtrières, à la suite desquelles le corps a été pendu pour faire croire à un suicide, cas toujours difficiles, et où l’expert ne saurait apporter trop d’attention et trop de réserves.
VI. Tentative de meurtre. Strangulation suivie de pendaison, traces de violences. — La femme Pariet, dite femme Touzé, vivait avec un individu nommé Sarre, qui la maltraitait de la façon la plus grave. Le 15 juillet 1860, on la trouva pendue dans sa chambre : elle put être rappelée à la vie et déclara qu’après avoir cherché à l’étrangler, cet homme l’avait pendue pour faire croire qu’elle avait ellemême voulu mettre fin à ses jours. Elle fut transportée à l’hôpital Necker, où je la visitai.
La femme Pariet était étendue sur le dos dans un grand accablement; répondant lentement, et non sans quelque trouble, aux questions qu’on lui adresse. Sa voix est brisée et sa respiration courte et embarrassée. Elle se plaint de douleurs dans le cou et dans la mâchoire et d’un brisement général. La première chose qui frappe lorsqu’on examine la femme Pariet, c'est l’empreinte qu’elle porte au cou. Celle-ci forme une ligne circulaire légèrement sinueuse, mais nullement oblique en arrière et en haut, et qui entoure le cou sans interruption et comme un collier, au-dessous du cartilage thyroïde. L’empreinte est étroite et partout égale; elle n’a pas plus de 5 à A millimètres de large, elle esf assez profonde pour que la peau coupée de quelques points soit excoriée dans toute son étendue et recouverte d’une croûte épaisse et récemment desséchée. Au-dessous de cette empreinte linéaire, on remarque deux ou trois petites excoriations superficielles.
Cette trace de violences n’est pas la seule que présente la femme Pariet. Un examen attentif de toutes les parties du corps, nous permet de reconnaître qu’il existe de nombreuses contusions, dont le siège est véritablement caractéristique. Au front, une large ecchymose se retrouve au milieu de la bosse frontale du côté gauche. En arrière du moignon de l’épaule des deux côtés et dans une situation tout à fait parallèle ; aux deux coudes en avant et en arrière ; aux deux poignets
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DE LA PENDAISON
circulaires, aux (leux pieds autour de l’articulation de la jambe et audessous des chevilles, on voit l’empreinte ecchymotique laissée par une forte pression exercée simultanément sur ces différentes parties qui sont précisément celles par lesquelles le corps, pressé et maintenu en même temps que toute résistance pouvait être paralysée.
Il existe, en outre, aux deux genoux, une ecchymose avec gonflement et excoriation résultant de la chute et de la traction du corps sur le sol.
L’état de maladie dans lequel se trouve la femme Pariet et qui remonterait, suivant ses déclarations, à plus de quinze jours, consiste en une affection grave de la poitrine; et, lorsque nous la faisons asseoir sur son lit pour l’examiner, nous pouvons juger du degré de faiblesse auquel elle est arrivée. L’auscultation nous montre en outre que les deux poumons sont tuberculeux et que la respiration s'exécute très-imparfaitement.
De l’examen auquel nous nous sommes livré, nous concluons que :
1° La femme Pariet porte sur le corps de nombreuses traces de violences, qui ne peuvent, en aucune façon, être considérées ni comme volontaires, ni comme accidentelles ;
2° L’empreinte qu’elle porte au cou est le résultat d’une tentative de strangulation, opérée à l’aide d'un lien très-fortement serré autour du cou ;
5° Le siège de cette empreinte au-dessous du point où se marque le sillon que l’on trouve chez les pendus; sa direction transversale, sinueuse et nullement oblique, sa profondeur telle, que la peau est coupée et excoriée, démontrent de la manière la plus évidente, que le lien a été appliqué et serré par une main étrangère et dans le but de produire la strangulation. Les douleurs qu’accuse la femme Pariet dans le cou et dans la mâchoire, sont encore un indice de la tentative de strangulation et non de la pendaison;
4° De nombreuses contusions existent en outre au front, en arrière des deux épaules, aux coudes, aux poignets, aux genoux et aux pieds. Elles ont toutes une forme et une disposition caractéristiques, qui indiquent leur origine et doivent les faire attribuer à une forte pression exercée sur les parties, pour maintenir le corps et paralyser toute résistance;
5° Si quelques-unes de ces contusions peuvent être (l'apportées a une chute comme celles des genoux et du front, il est impossible d'assigner la même cause à des contusions qui existent précisément a l'opposé à la partie postérieure du corps qui n’a pu être atteint à la fois en avant et en arrière, autrement que par des coups portés ou des violences exercés de la façon qui vient d’être indiquée ;
6* La femme Pariet est en outre dans un état de maladie très-grave,
DISTINCTION DU SUICIDE ET DE L’HOMICIDE
mais qui remonte à plusieurs jours et qui est indépendant de la stran- . gulation et des violences dont nous avons constaté les traces.
Cette femme succomba, et l'autopsie cadavérique à laquelle nous procédâmes le 27 juillet 1860, nous donna les résultats suivants : Autopsie. — 1° La femme Pariet a succombé à une inflammation pulmonaire, compliquée de congestions sanguines et séreuses, dans les
1 poumons et dans le cerveau ;
2° Cette maladie, qui peut dater de plusieurs semaines, a été modifiée dans sa marche et aggravée par l’altération profonde et ancienne
Ide la constitution dès longtemps appauvrie;
5° 11 existe en outre sur le corps, les traces non encore effacées des contusions précédemment notées à la tête, aux épaules, aux coudes, aux poignets, aux genoux et aux pieds; et des marques devenues visibles de coups disséminés au-devant des deux jambes;
■4° Ces diverses et si nombreuses contusions, attestent des violences | L graves, multipliées et d’une nature spéciale ;
5° La strangulation, qui a laissé une empreinte si caractéristique et i - si distincte de la pendaison, sur le cou de la femme Pariet, a pu ag- L graver sa maladie et en hâter la terminaison funeste.
VII. Assassinat par strangulation succédant à un viol consommé.
| Pendaison du cadavre simulant le suicide. — Je dois à M. le docteur P. Lorain la communication du fait suivant, qui offre un exemple des h plus frappants des difficultés que peut présenter l’élude des cas de i - strangulation homicide, et dont il a su démêler avec beaucoup de sa- ■ L gacité les circonstances si obscures.
Il s’agit d’une fille de 15 ans dont le cadavre fut trouvé pendu le p 50 août 1858. L’autopsie démontre de la manière la plus évidente que I la pendaison n’avait eu lieu qu’après la mort, et dans le but de dissimuler un double crime de viol consommé et d’assassinat commis par ' Strangulation. Je laisserai de côté tout ce qui a rapport aux premières viilences, pour retracer seulement les signes caractéristiques de la strangulation, en insistant sur les caractères essentiels à l'aide desi quels l’habile expert a pu distinguer l’homicide du suicide et reconnaître que la pendaison du cadavre n’avait été qu’un moyen de cacher le crime et d'égarer la justice.
La tête porte des traces de violences nombreuses. Sous le cuir chevelu, autour de l’œil gauche, au front et à la joue, on trouve de larges ecchymoses provenant de coups de poing ou de pied. Du sang s’écoule par l'oreille gauche. Le cerveau présente un léger piqueté et les veines sont gorgées de sang noir, épais et poisseux. La langue mordue et sanglante fait saillie entre les dents.
Au-devant du cou, la peau est marquée de deux demi-colliers, l’un
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inférieur formé d’impressions digitales très-rapprochées, presque non interrompues et qui ont martelé, meurtri, aplati et comme tanné la peau. Le derme en ces points est desséché, puis durci, et, vu par transparence, laisse passer la lumière comme une mince lame de cornc- Cette lésion est placée au-dessus de la salière susternale et s’étend presque sur les parties latérales du cou avec une telle régularité dans la courbe et une telle netteté d’empreintes qu’on reconnaît à leur nombre plus considérable à gauche qu’elles ont été faites par la main droite. Au-dessus de ce premier sillon, sous le menton, on voit une sorte de traînée un peu moins étendue, plus régulière , une meurtrissure de la même nature que les précédentes, mais continue, résultant de la pression de l’index et du pouce de la main gauche fortement étendue sur la partie antérieure du cou. Enfin un peu au-dessous et tout à fait près de la mâchoire, une trace superficielle, d’un rouge livide, sans altération du derme est manifestement produite par le lien roulé autour du cou après la mort. En arrière, il n’y a nulle trace de compression ou de ligature, ni bourrelet, ni sillon livide, rien qui indique l’action circulaire d’un lien. Le larynx et les bronches contiennent de l’écume. Les poumons qui ne sont ni plus denses ni plus volumineux qu’à l’état normal, n’offrent rien qui ressemble à de l’engorgement ou à de l'infiltration. Des matières alimentaires ont reflué de l'estomac dans l'œsophage et jusque dans les voies aériennes.
VIII. Assassinai. — Strangulation.— Pendaison du cadavre imitant le suicide. — Le 11 juin 1845, vers sept heures du soir, AI. le maire de la commune de Lusignan-Giand fut informé que Marie Castagne, veuve Farganel, avait été trouvée pendue dans la chambre quelle habitait chez Barthélemy Buscatel, au hameau de Mauriac. Ce fonctionnaire se transporta aussitôt sur les lieux pour constater ce fatal événement. Mais ayant remarqué certains indices qui lui firent penser que la mort de M. C... pouvait être le résultat d’un crime, il se hâta d en donner avis à M. le procureur du roi. Sur cet avis, M. le juge d instruction se rendit à Mauriac, accompagné de M. le procureur du roi et de M. Pons, docteur-médecin.
Les magistrats instructeurs constatèrent d'abord l’état des lieux. B résulte de ce rapport que la maison de B. B... se compose de deux chambres au rez-de-chaussée; la première, dans laquelle donne la porte principale d’entrée, était habitée par B... et sa famille; la seconde chambre était occupée par M. G.., Ces deux pièces communiniquent entre elles par une porte qui ne se ferme qu’avec un loquet. Celle qu’habitait M. G... a en oulre une porte extérieure qui s ouvre sur une prairie. Au-dessus de cette chambre est un grenier qui n est pas planchéié; quelques-unes des planches non fixées aux poutres
DISTINCTION DU SUICIDE ET DE L’HOMICIDE
avaient seulement été placées au-dessus du lit dans lequel couchait M. C... Le cadavre était suspendu à l’un des chevrons, vers le milieu de la chambre, au moyen d’une corde qui formait un nœud coulant autour du cou. L’autre extrémité de la corde, après avoir été roulée six Ibis autour par un nœud double, vulgairement appelé demi-clé, et le bout qui restait libre avait été rejeté au dessus du chevron, sur quelques fagots de sarment qui étaient déposés en cet endroit.
La pointe des pieds du cadavre était élevé au-dessus du sol d’environ 20 centimètres; à 25 centimètres de leur extrémité, en avant du cadavre, on voyait une chaise renversé à terre, le dossier touchant le sol.
Derrière le cadavre était une échelle appuyée contre la poutre, sur laquelle repose l’extrémité du chevron auquel la corde était attachée.
La tête du cadavre était nue, les cheveux épars ; son visage était souillé par le sang qui s’était échappé de ses narines et de ses oreilles. Quelques gouttes de ce sang avaient coulé sur le haut de la poitrine, qui était à découvert. La coiffe de M. G... était à ses pieds, un peu à gauche. La partie correspondante à l’oreille gauche était taché d'un peu de sang.
Sur le mouchoir qui couvrait la coiffe, à un point correspondant audessus de l’oreille gauche, il existait une tache de sang assez large, dont une partie était coagulée et encore humide. On ne voyait sur le sol aucune tache de sang.
La corde avec laquelle le cadavre était suspendu présentait aussi deux taches 'de sang. L’une, appliquée comme par frottement, existait à 55 centimètres environ au-dessus de la lête du cadavre et hors de la portée des mains de M. G... L’autre se trouvait à l’extrémité libre de la corde, qui avait été rejetée sur les fagots de sarment; au nœud qui termine celte extrémité adhérait un cheveu blanc semblable à ceux du cadavre.
On voyait aussi au-dessus de la première tache de sang deux ou trois cheveux blancs adhérents à la corde.
Le cadavre était entièrement vêtu. La manche droite de son justeau-corps présentait une tache de poussière qui se prolongeait sur le bord cubital de la main du même côté. Des traces encore plus apparentes de poussière humide et fortement adhérente, existaient à la face dorsale de la seconde phalange des quatre doigts de la main gauche. Sur le devant de la jupe, il y avait une large tache de poussière ou de terre boueuse descendant de droite à gauche, un grain d’avoine, une balle d’avoine et un petit brin de paille étaient adhérents vers le milieu de cette tache de boue encore humide sur cette partie. Vers le bas de la upe toujours à gauche, on voyait deux longs plis très-bien indiqués par deux lignes très-prononcées de poussière.
Tardieu. — Pendaison.
DE LA PENDAISON
En arrière du cadavre, sur la droite, à 41) centimètres environ, il existait sur le sol de la chambre une petile cavité dans laquelle on a trouvé quelques grains d’avoine, des balles d’avoine et des brins de paille semblables à ceux qui étaient adhérents à la jupe de M. G... Dans celte partie le sol était humide et paraissait avoir été mouillé sur une longueur de 50 centimètres et sur 10 centimètres de largeur.
Le genou droit du cadavre présentait aussi une tache de boue desséchée ; on ne voyait, au reste, aucune trace extérieure de blessures ni de contusions.
La réunion des diverses circonstances qui viennent d’être rappelées dut éloigner toute supposition d’un suicide. 11 paraissait, en effet, sinon impossible, du moins très-difficile que du lieu où se trouvait l’échelle. M. C..., âgée de quatre-vingts ans, et de petite taille, eût pu disposer la corde comme elle l’était autour du chevron. D’ailleurs cette corde était arrêtée par une sorte de nœud que les femmes savent rarement faire, et les six tours qu’on avait fait sur le chevron, avant de le nouer, paraissent indiquer qu’on avait voulu, par ce moyen, vaincre la résistance qu’offrait le poids du corps, afin de pouvoir ensuite arrêter la corde sans difficulté. Les taches de sang qu’on a remarquées sur la corde prouvent, en effet, qu’elle a été liée par une main étrangère. Ces taches n’ont pas pu être imprimées par les mains de la victime, puisqu’elles étaient hors de la portée, de ses bras; d’ailleurs, les mains de M. C... ne présentaient aucune trace de sang; les cheveux adhérents à la corde, le sang qui souillait la coiffe de la victime jetée à terre, indiquaient la présence d’une main homicide; enfin, les taches de poussière et de boue qui existaient sur les vêtements, sur la main et sur le côté gauche du visage de M. C... démontraient que celte femme avait été terrassée avant d’être pendue.
Tous ces indices prouvaient déjà que la mort de M. C... devait être attribuée à un crime. Mais l’autopsie du cadavre n'a pas laissé à cet égard le moindre doute.
Il résulte, en effet, du rapport de M. Pons, docteur en médecine, chargé de faire cette opération, que la base de la langue était ecchymosée, et que cette ecchymose s’étendait même sur les côtés jusqu’aux piliers du voile du palais, près des amygdales, surtout à gauche; la membrane muqueuse du pharynx était injectée de sang. Le tissu cellulaire et. la membrane muqueuse entre l’os hyoïde et le larynx étaient également injectés à la partie postérieure; l’épiglotte offrait à sa base quelques légères ecchymoses, et la membrane muqueuse qui la revêt était rouge.
Ces diverses ecchymoses n’ont pu être produites par l’action de la corde, car cette corde était placée au-dessous de l'os hyoïde, et n’ayant
DlbllMUION DU SUICIDE ET DE L’HOMICIDE.
pas brisé cet os, n’avait pas pu atteindre les piliers du voile du palais et la région des amygdales, ni même la base de la langue.
Il existait enfin, sur la lace postéro-supérieure des clavicules, deux ecchymoses, avec épanchement de sang dans le tissu cellulaire. Ces ecchymoses, de l’étendue de 5 centimètres environ, n’ayant laissé aucune trace extérieure, ne pouvaient avoir été produites que par la pression d’un corps mou, pulpeux et de forme crochue, tel que les doigts recourbés de deux mains appuyées sur les clavicules.
La nature de ces diverses lésions et les autres circonstances qui ont été précédemment rappelées, ont déterminé M. Dons à conclure que M.C... ne s’est point suicidée; que sa mort, causée par l’asphyxie, est le résultat d'un homicide; que la strangulation a été produite par faction d’une main, qui, ayant comprimé toutes les parties du fond du gosier, du pharynx, de l’ouverture du canal aérien, a empêché l’air de pénétrer dans les poumons, et amené, par ce moyen, l’anéantissement des forces, et que, bientôt après, la suspension a eu lieu; qu’à la rigueur, il est croyable qu’un seul homme a pu opérer cette strangulation et la suspension qui l’a suivie.
Ce qui se passe dans la strangulation homicide arrive également pour la suffocation, et l’on a vu des individus qui avaient péri étouffés être ensuite pendus, en vue de faire croire à un suicide. La découverte de la vérité, dans ces cas est loin d’être facile ; elle était à peu près impossible alors que la science n’était pas en possession des signes anatomiques propres à la mort par suffocation. On sait, en effet, que les traces extérieures dans ce genre de mort peuvent faire complélement défaut, et l’on n’avait pour se guider que les indices tirés du fait même de la pendaison et propres à démontrer si elle avait eu lieu pendant la vie ou après la mort, indices fort incertains, on a pu en juger. Plus d’un fait ancien de cette nature est resté douteux par suite de l’insuffisance ou de l’absence de ces signes extérieurs. Aujourd’hui l’erreur pourrait être souvent et à peu près toujours évitée par la recherche et la constatation des lésions caractéristiques et connues de tous de la mort par suffocation : je veux dire les ecchymoses ponctuées disséminées sous la plèvre et sous le péricarde.
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J’ai récemment cherché à préciser la valeur de ce signe ( I ), et je crois l’avoir fait d’une manière définitive; je n’y reviendrai pas. Je me contente de maintenir de nouveau, en ce qui touche la pendaison, que jamais je n’ai rencontré dans mes nombreuses observations, et qu’aucun auteur n’a mentionné sur les poumons des pendus des taches ecchymoliques ponctuées, régulièrement arrondies, plus ou moins nombreuses sous la plèvre ou sous la péricarde; car tous ces caractères réunis sont indispensables pour établir la spécificité delà lésion propre à la suffocation ; et il ne suffirait pas pour en contester la signification de lui opposer l’engouement plus un moins considérable ou même quelques suffusions sanguines superficielles que l’on pourrait rencontrer sur les poumons d’un pendu.
Enfin on n’oubliera pas que certains procédés de suffocation homicide, l’occlusion forcée des voies aériennes, la compression violente des parois de la poitrine et du ventre laissent habituellement des traces apparentes qui, toutes les fois qu’elles existeront, seront d’un grand secours pour établir que la pendaison n’a eu lieu qu’après la mort et a eu pour objet de simuler le suicide, après le meurtre commis et la victime étouffée.