‹ Etude médico-légale sur la simulation de la folie: considérations cliniques et pratiques à lChapitre 47 sur 68 · FOLIES · texte numérisé non relu

FOLIES

Aujourd'hui que la paralysie générale est mieux connue, on ne l'admet guère comme complication du désordre mental. Toutefois on ne saurait nier qu'elle puisse être la conséquence d'une perturbation profonde dans les fonctions cérébrales. Elle peut avoir lieu à la suite de certaines manies aiguës, de la stupidité, delà folie nervosique ou hypochondriaque, de la folie épileptique ; à la suite de cette dernière surtout, les faits sont loin d'être rares.

« Les secousses du mal caduc produisent un double

(1) Études médico-psychologiques sur la folk, p. 248.

effet ; eu même temps que par l'ébraulemeut elles atonifieut la fibre cérébrale , par le trouble de la circulatiou elles favorisent la distension vasculaire , contribuant ainsi par les influences parallèles à entraver le fonctionnement nerveux. Aussi Tobtusion à ses degrés divers en est -elle une conséquence ordinaire. Les mouvements n'en reçoivent pas une moindre atteinte. Plus du tiers de ces malades présentent ainsi un affaiblissement uniformément ou inégalement étendu à l'ensemble des forces musculaires. »

« Soumise à la marche épileptique , la paralysie en suit les variations quelquefois fort nombreuses , croissant si les paroxysmes se multiplient , diminuant s'ils s'éloignent , pouvant môme à la rigueur s'effacer entièrement avec leur suspension définitive. Ce qui prédomine chez l'épileptique paralysé général , c'est Timpuissance d'action, l'embarras intellectuel plus que l'incohérence ou la divagation des pensées (1). »

Dans son Traité sur T Hystérie^ Landouzy cite quelques exemples curieux consécutifs à cette affection.

La description des différentes paralysies générales consécutifs aux diverses formes de l'aliénation mentale, vu le petit nombre des faits observés, laisse encore à désirer.

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