ALORS
Dans tous les cas, il est démontré que le criminel était d'une certaine force.
Pour être complet, citons encore les fractures de l’apophyse styloïde, que l'on a un peu trop souvent négligé, ce qui,d’après M. le professeur Lacassagne, est un grave oubli, car ces Apophyses longues et grêles, surtout chez les femmes, peuvent être brisées par: une violence exagérée.
Deux mots pour finir sur les lésions du rachis: elles appartiennent bien plus à l'histoire qu’à celle de la strangulation. Il est des cas,cependant, où l’on a noté une dislocation de la tête et des vertèbres cervicales. Sur lés enfants, entre autres. Nous avons déjà dit quelques mots sur le genre de mort qu’elle détermine. Orfila a montré que la torsion du cou s’exerçait surtout sur les vertèbres inférieures de cette région ; parfois l’apophyse odontoïde a pu être rompue. Tardieu regarde ces faits comme plus plausibles dans les cas d'infanticide: encore nécessiteraient-elles une violence énorme et des mains très robustes.
Nous avons terminé ainsi, nos eonsidérations particulières sur l'examen du cou, et donné les indications nouvelles à cet égard. Nous allons maintenant examiner briévement Jes principaux signes tirés de l'examen du tronc et des membres, avant d'entreprendre l'étude rapide des lésions organiques constatées à l’autopsie sur les organes internes.