‹ Étude médico-légale sur la Strangulation ManuelleChapitre 27 sur 40 · ALORS · texte numérisé non relu

ALORS

Dans tous les cas, il est démontré que le criminel était d'une certaine force.

Pour être complet, citons encore les fractures de l’apophyse styloïde, que l'on a un peu trop souvent négligé, ce qui,d’après M. le professeur Lacassagne, est un grave oubli, car ces Apophyses longues et grêles, surtout chez les femmes, peuvent être brisées par: une violence exagérée.

Deux mots pour finir sur les lésions du rachis: elles appartiennent bien plus à l'histoire qu’à celle de la strangulation. Il est des cas,cependant, où l’on a noté une dislocation de la tête et des vertèbres cervicales. Sur lés enfants, entre autres. Nous avons déjà dit quelques mots sur le genre de mort qu’elle détermine. Orfila a montré que la torsion du cou s’exerçait surtout sur les vertèbres inférieures de cette région ; parfois l’apophyse odontoïde a pu être rompue. Tardieu regarde ces faits comme plus plausibles dans les cas d'infanticide: encore nécessiteraient-elles une violence énorme et des mains très robustes.

Nous avons terminé ainsi, nos eonsidérations particulières sur l'examen du cou, et donné les indications nouvelles à cet égard. Nous allons maintenant examiner briévement Jes principaux signes tirés de l'examen du tronc et des membres, avant d'entreprendre l'étude rapide des lésions organiques constatées à l’autopsie sur les organes internes.

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