‹ Étude médico-légale sur la Strangulation ManuelleChapitre 34 sur 40 · OBSERVATION X · texte numérisé non relu

OBSERVATION X

IIOFFMANN. — Anthropologie criminelle, 1886 Assassinat par.égorgement, ayant abusé pour une strangulation.

Joséphine W...,ägée de 40 ans, fut trouvée dans sa chambre, le 27 mars 1885, morte, évidemment assassinée. Outre quelques blessures aux deux régions temporales et sur la face, la peau et les parties molles de la région cervicale antérieure présentent une déchirure transversale’nette, commençant à gauche, à deux travers de doigts au-dessus de l’angle de la mâchoire inférieure et se dirigeant entre la langue et l'os hyoïde à droite. La cavité pharyngienne ouverte laisse voir la surface autérieure des vertèbres ; tout auteur du larynx et du sterno cleido-mastoïdien droit, un grand nombre d'égratignures cutannées aux bords rougis, disposées irrégulièrement, longues de 1 à 2 cent., les unes rectilignes, les autres un peu incurvées. A la direction de la plaie, on ne constale aucune lésion des gros vaisseaux du cou; la muqueuse laryngée est ecchymosée mais le corps du larynx est intact, sauf les deux cornes thyroïdiennes supérieures, brisées à leur partie moyenne et inclinées en dedans.

Mes conclusions furent que cette femme avait été assommée, étranglée, puis égorgée. En outre, les lésions de la partie antérieure du cou et les fractures thyroïdiennes ne fpourraient, d'après moi, provenir que d'une pression énergique exercée pendant la vie sur c?tte région, très probablement à Ja suite d'une strangulation exercée avant la plaie du cou.

Mais l'assassin, arrêlé peu après, fit des aveux complets, déclarant avoir assommé, puis égorgé sa victime, mais niant obstinément l'avoir étranglée. J'en conclus alors que les lésions précilées avaient dû se produire seulement durant la section du couet s’expliquaient par la compression irrégulière et le mouvement de scie de la lame mal effilée; celle-ci, en effet, était molle, flexible et avait nécessité un tiraillement considé-

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