‹ Étude médico-légale sur la Strangulation ManuelleChapitre 35 sur 40 · RES · texte numérisé non relu

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rable des parties. La fragilité des cornes, dès l'âge de 40 ans, peut vraisemblablement expliquer les fractures.

Dans le même ordre d'idées, nous pouvons être appelés à diagnostiquer une fracture du larynx par strangulation manuelle d’une lésion identique par écrasement ou tamponnement. Une chute sur un corps saillant et dur, un coup de poing, un coup de pied de cheval, un éboulement ont pu encore la produire. La preuve de la strangulation est alors acquise par les autres lésions qui accompagnent la fracture et indiquent son origine. La difficulté n'existe que s’il y a coïncidence des causes.

Suicide. — Avons-nous affaire à un suicide? Dans l'immense majorité des cas, la strangulation, même en général, est tellement le procédé le plus usuel de l'œuvre du crime, que la constatation seule de ce genre de mort constitue déjà une présomption. En principe, d’ailleurs, la grande majorité des auteurs nie absolument la possibilité du suicide par strangulation manuelle. « Si la compression est exercée par les mains, la force du suicidé se perd, dès que Ja gène de la respiration commence, aux premiers effets de l’asphyxie ou de l’anémie cérébrale, avant même que la perte de connaissance survienne; celleci,de plus,anéantirait toute pression volontaire. » Les observations authentiques manquent ou sont extrèmement rares. Cependant les tentatives ne le sont pas, surtout chez les aliénés. Citons encore les expériences personnelles de Tannhofer, qui se comprit:

mait les carotides, et d'un autre médecin qui agissait de même sur ses pneumo-gastriques. La mort a été menaçante dans les deux cas, mais elle n’a pas eu lieu. Aussi doit-on être très réservé sur ce sujet. Cependant nous dirons encore ici que la susceptibilité nerveuse des individus et une violence personnelle très intense peuvent, sans doute, à notre avis, amener la mort par ictus laryngé. Quoiqu'il en soit, les nombreuses tentatives peuvent être suivies de très graves accidents, hémiplégiques, ataxiques ou autres, qui ne sont pas sans intérêt. Nous n'insisterons pas sur les modifications subies par les lésions constatées, les observations n'étant pas là pour servir de base à nos indications Cependant beaucoup d'auteurs ayant prétendu que la face ne présentait pas les mêmes troubles que chez les assassinés, nous répondrons qu'un suicidé peut, dans le désespoir soudain, qui l’entraine à se donner promptement la mort etla violence de sa passion, l'exprimer par la contraction des traits de sa face; il peut aussi au moment de l’agonie et par le fait de la contraction énergique des muscles de son visage, être horriblement défiguré. Par contre, un individu assassiné peut avoir été saisi et tué subitement avant d'avoir eu le temps d'avoir peur, ou par commotion cérébrale.

Nous ne dirons rien sur la strangulation par les mains d'origine accidentelle; la définition même ne permet pas d'insister; pour les rares faits, qui pour-raient soulever des objections, nous les avons déjà signalés dans le cours de cette étude, en particulier

M OUPR ee pour ce qui a rapport aux rixes et aux fractures du larynx et de l'os hyoïde ; nous n’y reviendrons pas.

Simulation. — I] nous reste à dire deux mots de la strangulation simulée. « La strangulation manuelle est un procédé trop fréquent des criminels, pour qu'on n'ait pas cherché à dissimuler ainsi d’autres violences, ou à feindre une tentative dans un intérêt quelconque ». Quelques écorchures superficielles au devant du cou, l'exagération des souffrances prétendues éprouvées et la persistance d'accidents ordinairement passagers, tels sont les moyens auxquels ont, d'ordinaire, recours les simulateurs. Mais les caractères positifs manquent et un expert habile se mettra en garde contre la frauûe, avec assez de facilité. L'observation suivante que nous empruntons à M. Taradieu en fait foi.

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