‹ Étude ophthalmoscopique sur les altérations du nerf optiqueChapitre 25 sur 84 · Gazette médicale de Paris · texte numérisé non relu

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cas, leurs contours sont plus ou moins arrêtés; leur forme est oblongue ou radiaire, bien accusée, lorsqu'elles occupent la couche des fibres nerveuses, comme l'a démontré Schwaigger., ou quand le sang épanché s'infiltre dans le tissu cellulaire qui entoure les vaisseaux capillaires, comme nous l'avons observé nous-même dans des cas de rétinite albuminurique. Les épanchements de sang qui ont lieu du côté de la macula prennent très-souvent la forme d'un disque rond, deux ou trois fois plus grand que la papille, et dont les bords sont bien franchement limités. Là, tous les vaisseaux de la rétine sont en général masqués, cachés derrière cette tache sanguine ; probablement parce que le sang épanché près de la macula traverse la membrane limitante et fait une suffusion entre cette dernière et la membrane hyaloïdienne. Dans d'autres parties de la rétine, le sang, au lieu de se répandre en avant et du côté du corps vitré, se porte vers sa surface externe et du côté de la choroïde, comme l'a très-bien fait voir M. Graefe i, qui explique ce phénomène par la résistance plus grande des couches internes cellulovasculaires et de la membrane limitante.

Les apoplexies de la papille se portent très-facilement du côté de la hyaloïde, et la perforent même quelquefois en donnant lieu à des flocons du corps vitré, contrairement à ce qui arrive -fmki- 4ueUem<mt. A-ot»*' te. *rc/Tê- ^e 6u /r-e.~Tvrxe„ — ^

La grarideur des taches apoplectiques et leur nombre n'ont rien de constant : elles peuvent acquérir des dimensions assez considérables pour recouvrir une grande étendue de la rétine et du nerf optique ; dans d'autres cas, elles sont petites et disséminées, séparées tantôt par des parties saines, tantôt unies par une sorte d'infiltration séreuse ou d'ecchymose, comme le montre la figure n° 2 de la planche coloriée.

La couleur des épanchements n'est pas partout la même : on voit au centre ou vers un des bords une teinte plus pâle, rosée, tandis que dans un autre point les globules de sang, en s' accumulant, donnent à la plaque une teinte beaucoup plus foncée, quelquefois même noirâtre, principalement lorsque l'apoplexie date de longtemps. A côté des taches apoplectiques rouges, on rencontre sou-

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